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女妖怪|女性の妖怪・鬼女・女幽霊一覧

雪女・産女から鬼女、口裂け女まで

女妖怪|女性の妖怪・鬼女・女幽霊一覧

40 yokai

En bref

女妖怪とは、女性の姿をとる怪異、女性が変じた鬼や動物、母・妻・老女などの役割を帯びた妖怪、女性の幽霊を横断して探すための便宜的な呼び方です。民俗学上の単一分類ではありません。本ページでは神そのものを原則除き、伝承・怪談・妖怪画・都市伝説で「女性であること」が造形や物語の核になる存在を集めています。

女妖怪は一つの種族ではない

「女妖怪」は、雪女のように自然現象と結びつく存在、絡新婦や清姫のような変身譚、産女やお岩のような死者、口裂け女のような都市伝説を、女性の姿という共通点から見渡すための検索語です。『日本妖怪大事典』のような総合事典も妖怪を個別の原典と伝承から整理しており、「女妖怪」という単一の民俗分類を置いているわけではありません。

そこで本コレクションは、①女性の姿や名が怪異の核にある、②女性が鬼・蛇・狐などへ変じる、③母・妻・老女・遊女・女房などの役割が物語を動かす、④女幽霊や現代の都市伝説として定着した、という四つの観点で選びました。地域採録には同名異伝や姿の違いが多いため、国際日本文化研究センター「怪異・妖怪伝承データベース」も参照し、見た目だけで同一視しない方針を採っています。

まず知りたい代表的な女妖怪

入口として押さえたいのは、雪国の境界に立つ雪女、出産と死をめぐる産女、狐が宮廷女性に化けた玉藻前、蜘蛛が女性に化ける絡新婦です。同じ女性像でも、自然霊・死者・動物変化では成立の仕方が異なります。

産女は、亡くなった妊産婦の霊、子を抱かせる怪異、子を守る霊神など、時代と地域によって像が変化しました。月岡芳年が1865年に描いた『和漢百物語』の産女も、その視覚化の一例です。立命館大学アート・リサーチセンター「産女(姑獲鳥)」

身体の変化と、
鬼・蛇への変身

ろくろ首や二口女は、日常の身体に別の口や伸びる首が現れる怪異です。鬼女、清姫、橋姫、黒塚では、怒りや執着、宗教的な因果、土地の物語が女性を鬼や蛇へ変える筋をつくります。ただし、これらを単純に「嫉妬深い女性の怪物」とまとめると、作品ごとの成立事情や、後世の脚色を見失います。

山・海・雨に現れる女性像

山姥は人を脅かす老女である一方、山の力や養育者として語られることもあります。磯女と濡女は海辺や水際に現れ、雨女は天候と女性像を結びつけます。ここでは「女」という名だけでなく、どの場所で、どのような行為をするかを見比べてください。

妖怪画が定着させた女の姿

江戸期の妖怪画集は、口承や文章で語られた怪異に、読者が識別できる名前と姿を与えました。鳥山石燕『画図百鬼夜行』はその代表例です。高女、骨女、影女、倩兮女、飛縁魔、毛倡妓、青女房、お歯黒べったりなどを並べると、巨大な身体、骨、影、髪、化粧、宮廷装束といった視覚的な仕掛けが見えてきます。

女幽霊と女妖怪の境界

お岩、お菊、お露は、厳密には特定の怪談や演劇に結びつく女幽霊です。本コレクションに含めるのは、一般の検索や現代の妖怪図鑑で女妖怪と一緒に探されるためですが、雪女や絡新婦と同じ成立類型ではありません。カード先の各ページで、作品由来と地域伝承を区別して確認できます。

現代の女妖怪・都市伝説

口裂け女とテケテケは、学校、道路、駅、口コミやメディアを通じて拡散した近現代の都市伝説です。古典妖怪の末尾に混ぜるだけでなく、伝わる媒体と時代が違う存在として見ることで、日本の怪異が現在も生まれ続けていることが分かります。

この一覧の見方

並び順は知名度、検索需要、類型の代表性を考慮した編集順です。カード下の選定理由では、その妖怪が女性像とどう関わるかを一行で示しました。美しさ、強さ、怖さだけのランキングではなく、自然、身体、家族役割、土地、怪談、都市伝説という違いから読み比べるための一覧です。

Mis à jour: 15/07/2026
女妖怪女性妖怪鬼女女幽霊妖怪一覧日本の伝承

Yokai inclus

40 yokai sont inclus

Ces yokai ont aussi des cartes artistiques

43 cartes — ukiyo-e, Japon moderne…

Yuki-onna

Yuki-onna

Légendaire

Yuki-onna (la Femme des neiges)

Le Spectre blanc de la nuit des neiges

Phénomènes naturels et esprits de la natureIwate

La Yuki-onna est l'esprit d'une femme grande et pâle, vêtue de blanc, qui paraît avec la tempête au cœur des nuits de grande neige. Traînant l'ourlet blanc de sa robe sur la neige, elle souffle, dit-on, sur les voyageurs pour les glacer, ou leur dérobe leur force vitale. On la dit tantôt la neige elle-même faite esprit, tantôt le fantôme d'un être mort de froid dans la montagne ; on la connaît dans presque tout Honshū, et surtout au pays des grandes neiges. D'une région à l'autre ses noms changent — yuki-jorō, yuki-nyōbō, tsurara-onna, shigama-nyōbō — et on l'appelle Yukion à Toyama, Yukinba à Yoshida, dans l'Ehime. Née de la crainte et de la beauté du pays des neiges, elle est la plus célèbre des apparitions de la neige.

Ubume

Ubume

Épique

Ubume

Ubume (Forme Traditionnelle)

Fantômes & EspritsDiverses régions à travers le pays. Un exemple ancien célèbre se trouve dans le Konjaku Monogatari Shū médiéval.

L'Ubume (産女) est une apparition surnaturelle (yōkai) japonaise qui serait l'esprit d'une femme décédée pendant ou peu après l'accouchement, apparaissant sous les traits d'une femme tenant un nourrisson. Dans de nombreux récits, elle interpelle les passants la nuit aux abords des gués, des ponts et des carrefours en les implorant : « S'il vous plaît, portez cet enfant. » L'issue varie selon les régions et les sources : le bébé reçu peut soudainement devenir lourd, se transformer en feuilles d'arbres ou en pierre, ou bien la personne qui parvient à le tenir jusqu'au bout peut se voir accorder une force surhumaine ou la richesse. Par conséquent, l'Ubume n'est pas simplement un esprit maléfique attaquant les humains. Elle est une entité qui rassemble dans un même récit de rencontre le lien brisé par la mort entre une mère et son enfant, la peur des morts, ainsi que le courage et la compassion de celui qui accepte sa requête. Un exemple ancien et célèbre se trouve dans le *Konjaku Monogatari Shū* (Contes des temps jadis), rouleau 27, conte 43, « Comment Taira no Suetake, vassal de Minamoto no Yorimitsu, rencontra une Ubume », compilé vers la première moitié du XIIe siècle. Alors que Minamoto no Yorimitsu était gouverneur de la province de Mino, son vassal Taira no Suetake se rendit de nuit à un gué obscur pour une épreuve de courage, où une femme dans la rivière lui confia un bébé. De retour au manoir, lorsqu'il ouvrit sa manche, il n'y trouva que quelques feuilles d'arbres. La conclusion du récit juxtapose la théorie selon laquelle l'Ubume serait un renard métamorphe et celle voulant qu'elle soit l'esprit d'une femme morte en couches, sans trancher sur sa véritable nature. À ce stade, le pagne taché de sang et les plumes d'oiseau, qui deviendront célèbres aux époques ultérieures, ne sont pas encore décrits. D'autre part, une attention particulière doit être portée à la graphie qui écrit « Guhuo Niao » (姑獲鳥) mais qui se prononce « Ubume ». La « femme noctambule » décrite dans le rouleau 16 de l'ouvrage de la dynastie Tang *Youyang Zazu* (Plats assortis de Youyang) est un oiseau monstrueux chinois qui devient oiseau lorsqu'il revêt des plumes et femme lorsqu'il les retire, et qui a pour habitude de kidnapper les enfants des autres. En raison de son lien avec les bébés et les femmes mortes en couches, elle a été confondue avec l'Ubume japonaise, mais elles appartenaient à l'origine à des lignées distinctes. Selon les recherches de Manami Yasui, Hayashi Razan, qui a attribué le nom japonais au Guhuo Niao chinois, a précisé pour la première fois dans le *Shinkan Tashikihen* de 1631 que le « Guhuo Niao » est l'« oiseau Ubume » ou Nue. Alors que l'Ubume japonaise a pour noyau « l'esprit d'une mère confiant son propre bébé à autrui », le Guhuo Niao chinois a pour noyau « un oiseau monstrueux arrachant les enfants des autres ». Comprendre cette différence permet de voir comment le yōkai appelé Ubume a changé de forme en superposant contes médiévaux, rites funéraires pour les femmes mortes en couches, savoirs sur les oiseaux monstrueux de Chine et illustrations de yōkai de l'époque moderne.

Tamamo-no-Mae

Tamamo-no-Mae

Légendaire

Tamamo-no-Mae

Tamamo-no-Mae, le renard à neuf queues aimé de l’empereur Toba

Animaux métamorphesKyotoTochigi

Tamamo-no-Mae est une beauté sans égale qui, à la fin de l’époque de Heian, aurait servi l’empereur retiré Toba. On tient sa vraie forme pour celle d’un renard à neuf queues, mais en tant qu’humaine, Tamamo-no-Mae a surtout été célébrée comme une dame de cour d’une beauté rare et d’un profond savoir. La poésie et la musique allaient de soi, mais des écritures bouddhiques jusqu’aux récits anciens de l’Inde et de la Chine, elle répondait à toute question sans la moindre hésitation, au grand étonnement de la cour. Le nom de « Tamamo-no-Mae » porte lui aussi son histoire. Une nuit, au cœur d’un banquet de poésie et de musique au Seiryōden, un coup de vent éteignit les lampes ; dans l’obscurité, une lumière éblouissante jaillit de son corps et éclaira la salle comme en plein jour. De là vint son nom de « Tamamo-no-Mae », c’est-à-dire la dame aux algues lumineuses comme des joyaux . Auparavant, dit-on, on l’appelait Mikuzume. Elle finit par concentrer sur elle toute l’affection de l’empereur, mais lorsque celui-ci tomba malade sans cause connue, on commença à soupçonner sa vraie nature.

Jorōgumo (l’Araignée courtisane)

Jorōgumo (l’Araignée courtisane)

Légendaire

jo-RO-gou-mo

Version conforme aux traditions • Jorōgumo

動物変化ShizuokaNagano

La Jorōgumo est un yōkai où une gigantesque araignée prend l’apparence d’une belle femme pour attirer ses proies. Mentionnée dans des curiosités et rouleaux illustrés de l’époque d’Edo, elle est peinte par Toriyama Sekien sous la forme d’une femme escortée de petites araignées. Elle appâte les humains vers sa tanière, les enserre de fils pour les affaiblir, puis les dévore. Les récits se situent souvent aux lisières des eaux et des hameaux — chutes, gouffres, maisons abandonnées — et racontent qu’une fois démasquée, elle s’enfuit dans les combles ou les failles rocheuses.

Rokurokubi

Rokurokubi

Légendaire

ro-ku-ro-KOU-bi

Hitōban/Nukekubi (Interprétation de Lafcadio Hearn)

Humain-Yōkai / Mi-humain Mi-yōkaiDans tout le Japon -- Une apparition des villages humains sans lieu spécifique

Le Rokurokubi est l'un des yōkai représentatifs les plus célèbres du Japon, caractérisé par un cou qui s'allonge anormalement pendant le sommeil la nuit, ou une tête qui se détache complètement du torse pour voler dans les airs. Bien que l'image moderne établisse fermement le 'Rokurokubi = yōkai au cou qui s'allonge', d'un point de vue folklorique, la forme originale véritable est considérée comme étant le 'nukekubi' (tête détachable), où la tête se sépare du corps pour voler. Ce prototype trouve son origine lorsqu'un monstre étranger connu sous le nom de 'Hitōban' (Barbare à tête volante), documenté dans d'anciens récits étranges chinois tels que le 'Sōshinki' (À la recherche du surnaturel), a été introduit au Japon. L'intérêt principal dans la recherche sur les yōkai est de comprendre pourquoi il est passé de 'volant' à 's'allongeant'. Une théorie répandue suggère que lorsque les rouleaux peints de l'époque d'Edo ont représenté un 'fil spirituel fin' reliant la tête détachée au corps, le public l'a visuellement interprété comme étant 'le cou allongé lui-même', ce qui a été le catalyseur décisif de la naissance du 'Rokurokubi au cou qui s'allonge'. Dans de nombreuses légendes, le Rokurokubi ne naît pas monstre, mais est décrit comme une apparition tragique provoquée inconsciemment par des femmes humaines en raison d'une 'maladie de séparation de l'âme' ou de la profondeur de leur karma.

Femme à deux bouches

Femme à deux bouches

Épique

fou-ta-kou-tchi ONN-na

Futakuchi-onna (selon les récits de kaidan)

人妖・半人半妖ChibaTokyo

La Femme à deux bouches est un yōkai féminin doté d’une seconde bouche à l’arrière de la tête. Habituellement dissimulée sous la chevelure, cette bouche s’agite quand la faim survient : les cheveux ondulent comme des serpents et la bouche dorsale réclame de la nourriture de son propre chef. Elle apparaît dans des récits étranges tels que l’Ehon Hyaku Monogatari (publié en 1831), souvent comme avertissement contre l’excès d’avarice ou le fait de garder des secrets. Son apparence est celle d’une femme ordinaire, mais sa nuque porte des dents acérées et une langue.

Yamanba (la sorcière des montagnes)

Yamanba (la sorcière des montagnes)

Légendaire

ya-man-ba

Yamanba (image traditionnelle)

山野の怪Kanagawa

Esprit féminin âgé vivant au fond des montagnes. Figure redoutée et respectée, elle est aussi connue comme la mère adoptive de Kintarō.

Démonesse (Kijo)

Démonesse (Kijo)

Peu commun

KI-jô

Type standard légendaire • Kijo (démonesse ogresse)

鬼・巨怪Diverses régions du Japon (surtout Tōhoku, Shinano, Ōmi, autour d’Ise)

La « kijo » est un terme générique désignant une femme humaine devenue oni sous l’effet de la rancœur, du karma ou de la jalousie. Jeune, on l’appelle kijo ; vieillie, on parle d’oni-baba. Très présente dans les classiques, légendes et arts, elle est illustrée par Momiji de Togakushi/Kinasa, Suzuka Gozen du mont Suzuka, ou la vieille ogresse d’Adachigahara (Kurozuka). On dit qu’elle égare les gens, rôde la nuit pour attaquer les voyageurs, et vise parfois nourrissons ou femmes enceintes, dans un cadre marqué par l’idée de malédiction et de rétribution karmique.

Kiyohime

Kiyohime

Légendaire

きよひめ

Kiyohime, la femme-serpent qui brûla Dojoji

Humain-Yokai / Demi-humain Demi-yokaiWakayama

Kiyohime est la femme-serpent de la légende d'Anchin et Kiyohime, transmise au temple Dojoji dans la province de Kii. Tombée amoureuse du moine Anchin, en pèlerinage à Kumano, et pensant qu'il a rompu sa promesse, elle traverse le fleuve Hidaka pour le poursuivre. Transformée en serpent géant, elle brûle vif Anchin qui s'était caché dans la cloche du temple Dojoji. Le temple Dojoji rapporte que cette histoire s'est déroulée lors de la sixième année de l'ère Encho (928). Consignée au XIe siècle dans le *Hokke Genki*, elle s'est ensuite étendue aux pièces "Dojojimono" du théâtre Nô, du Ningyo Joruri (théâtre de marionnettes) et du Kabuki . Dans les contes plus anciens, le nom de la femme n'était pas figé ; c'est par les légendes des temples, les récits illustrés (etoki) et les arts de la scène ultérieurs qu'elle s'est établie sous le nom de "Kiyohime". En tant que yokai, Kiyohime n'est pas une divinité serpentine en soi, mais un être liminal dont l'amour humain s'est consumé par la jalousie et l'obsession pour devenir un corps de serpent. Tout comme Hannya et Hashihime, elle est une démonesse (kijo) représentative dont la rancune a obtenu un visage, un corps et le feu.

Hachihime (Princesse du Pont)

Hachihime (Princesse du Pont)

Épique

ha-shi-HI-mé

Hachihime d’Uji (iconographie traditionnelle)

人妖・半人半妖Kyoto

Hachihime est une divinité/ogresse associée à l’ancienne vénération des dieux des eaux et de la terre, liée à l’idée de protection des ponts, surtout les vieux grands ponts. Son sanctuaire est connu au pont d’Uji sur la rivière Uji, avec des traditions similaires au pont Nagara et au pont Karahashi de Seta. Des récits déconseillent de louer d’autres ponts en se tenant sur un pont, ou de fredonner des chants sur la jalousie. Son nom apparaît dans le Kokin Wakashū, et la postérité en fera une figure qui, par jalousie, peut devenir oni.

Femme-squelette

Femme-squelette

Rare

ho-né-ON-na

Femme-ossature (selon l’iconographie de Sekien)

人妖・半人半妖Époque d’Edo (origine éditoriale)

La Femme-squelette est une figure peinte par Toriyama Sekien dans le Konjaku Gazu Zoku Hyakki : une femme réduite à un squelette. Dans sa notice, Sekien renvoie aux contes otogizōshi où une morte, portant une lanterne ornée de pivoines, rejoint son amant en secret, et s’inspire de l’image du fantôme féminin du Botan Dōrō telle que fixée par Asai Ryōi dans le Kibyōshi Kadan o. Apparue sous les traits d’une beauté trompeuse, elle approche les hommes mais n’est en réalité qu’un amas d’os ; une iconographie de la frontière trouble entre éros et mort, devenue un symbole de terreur.

Femme des récifs (Iso-onna)

Femme des récifs (Iso-onna)

Épique

i-so-ON-na

Nure-onna évitant les nattes de paille (Toma-yoke)

L’Iso-onna est un yōkai féminin qui rôde le long des plages et des récifs de Kyūshū. Elle s’approche du rivage ou des bateaux à l’ancre et s’enroule à ses victimes avec sa longue chevelure pour leur sucer le sang. Son buste est celui d’une belle femme, mais la moitié inférieure est floue, serpentine, ou son dos ressemble à un rocher. Son nom varie selon les régions: Iso-onna, Nure-onna, Ama, Umi-hime, etc. Elle apparaît souvent par temps calme et est parfois liée aux âmes des noyés.

Femme mouillée

Femme mouillée

Épique

nou-ré-ON-na

Nure-onna (version conforme aux traditions)

Yōkai féminin apparaissant au bord de l’eau, nommée d’après sa chevelure et son corps toujours trempés. Dans des rouleaux illustrés de l’époque d’Edo, elle prend souvent l’apparence d’une femme associée à un corps serpentin et est réputée égarer les gens près de la mer ou des rivières. Apparentée à l’iso-onna, elle est parfois tenue pour l’incarnation d’un serpent de mer, mais les descriptions directes dans les sources classiques sont limitées. Son caractère varie selon les régions, allant du motif où elle fait porter un bébé à sa victime à celui d’un monstre aquatique muni d’une immense queue.

La Femme haute

La Femme haute

Épique

ta-ka-ON-na

Conforme à l’iconographie traditionnelle

住居・器物Inconnue

Yōkai féminin figuré par Toriyama Sekien dans le Gazu Hyakki Yagyō. Elle allonge son bas‑corps jusqu’au niveau d’un deuxième étage pour regarder par les fenêtres. L’estampe ne comporte aucun commentaire : son identité et sa nature restent inconnues. Des lectures postérieures la disent effrayer les maisons de plaisirs, mais les sources primaires sont surtout picturales, sans récit établi ni étymologie sûre. Elle symbolise un être anormal qui épie depuis les hauteurs.

Femme de pluie

Femme de pluie

Épique

a-mé-ON-na

Édition des traditions (esprit féminin qui appelle la pluie)

天候・災異Nagano

Esprit ou yōkai féminin lié à la pluie, capable de l’invoquer ou associé à son arrivée. Dans le Konjaku Hyakki Shūi de Toriyama Sekien figure le sujet « Ame-onna », inspiré de l’allégorie des nuages du matin et des pluies du soir (Gao Tang Fu) attribuée à Song Yu du pays de Chu, à dominante satirique plutôt que descriptive. Dans le folklore, on la craint parfois comme une entité apparaissant les jours de pluie pour enlever des enfants, tandis que d’autres traditions la vénèrent comme une puissance apportant la pluie lors des sécheresses.

Femme-Ombre

Femme-Ombre

Peu commun

ka-gué-ON-na

Onna de l’Ombre (représentation traditionnelle)

人妖・半人半妖Inconnue (sources picturales: Edo/Kyoto)

La Femme-Ombre est une apparition féminine illustrée par Toriyama Sekien dans le Konjaku Hyakki Shūi. Dans les maisons hantées, seule l’ombre d’une femme, éclairée par la lune, se dessine sur les shōji. Elle n’apparaît qu’en silhouette, et sa matérialité reste incertaine. Elle se manifeste la nuit, surtout lors de fortes clartés lunaires. Plutôt que d’attaquer les occupants, elle est surtout racontée comme un présage inquiétant. Son origine et sa nature sont discutées: esprit des morts, entité attachée à la demeure, ou fantôme de la lumière lunaire; rien n’est avéré.

Femme Kékéré (Qianxi nü)

Femme Kékéré (Qianxi nü)

Rare

ké-ké-rà ON-na

Conforme à l’iconographie de Sekien

霊・亡霊Origine inconnue

Yōkai féminin figuré par Toriyama Sekien dans le Konjaku Hyakki Shūi de l’époque Edo. Elle rit « ké-ké-rà » la bouche grande ouverte par‑dessus un mur, troublant les passants. Sekien renvoie à l’anecdote chinoise de Song Yu et assimile ce spectre à l’esprit d’une femme dont le rire séduisant égarait les cœurs. Aucun lieu d’apparition précis n’est donné ; la tradition l’a retenue comme une revenante dont l’hilarité résonne sinistrement.

Hi-enma

Hi-enma

Rare

hi-EN-ma

Récit édifiant, iconographie classique conforme

人妖・半人半妖Époque d’Edo (Japon)

Nom de yōkai attesté dans le recueil d’histoires étranges de l’époque d’Edo, Ehon Hyaku Monogatari. Issu d’un avertissement d’inspiration bouddhique, il sert de métaphore de la folie de se laisser séduire par le charme féminin. Belle comme un bodhisattva en apparence mais terrible comme un yaksha à l’intérieur, elle est censée perdre les hommes: l’esprit troublé, ils ruinent leur foyer et se détruisent. Le nom peut s’entendre comme «le démon de l’entrave karmique qui fond sur vous», et fut parfois rapproché de la superstition visant les femmes nées l’année du Feu-Cheval (Hinoe-uma).

針女

針女

Rare

はりおなご

宇和島夜道の鉤髪女・針女

人妖・半人半妖Ehime

La Hari-onna est un yokai féminin qui serait issu de la région d'Uwajima, dans le sud de la préfecture d'Ehime, dont les pointes de cheveux sont munies de crochets semblables à des hameçons barbelés. L'explication sur la Hari-onna le long de la rue Mizuki Shigeru Road au Musée Mizuki Shigeru note sa prononciation « hari-onago » et son lieu d'apparition comme la « région d'Uwajima, préfecture d'Ehime », la présentant comme une créature ayant l'apparence d'une belle femme qui accroche et entraîne les hommes avec les crochets au bout de ses cheveux ébouriffés. Puisqu'elle apparaît sur les routes nocturnes sous une forme presque indiscernable d'une humaine, et que l'anomalie se déploie dans une séquence précise — sourire, approche, puis secouement sauvage des cheveux —, son horreur réside moins dans une difformité monstrueuse que dans la transformation instantanée d'une rencontre ordinaire en piège mortel.

お歯黒べったり

お歯黒べったり

Rare

おはぐろべったり

黒歯の花嫁面・お歯黒べったり

人妖・半人半妖Tokyo

L'Ohaguro-bettari est un yokai qui apparaît sous les traits d'une jeune fille ou d'une mariée dissimulant son visage. À quiconque s'approche d'elle, elle dévoile une face d'une blancheur blafarde, dépourvue d'yeux et de nez, sur laquelle ne se détache qu'une grande bouche remplie de dents teintes en noir. Dans son nom, « ohaguro » fait référence à la coutume historique de se noircir les dents avec une solution à base de fer, tandis que « bettari » évoque l'insistance avec laquelle cette noirceur semble collée ou étalée sur sa bouche. Présenté dans le « Ehon Hyakumonogatari » (Livre illustré de cent histoires), ce monstre doit être lu comme un yokai visuel où la beauté d'une tenue nuptiale et l'absence terrifiante de visage s'inversent en une fraction de seconde. L'ohaguro en lui-même n'était pas un simple marqueur du surnaturel, mais une culture cosmétique historique intimement liée au mariage, au passage à l'âge adulte, au statut social et à la parure féminine. Des ouvrages tels que « L'Étude de l'Ohaguro » de Mitsumasa Hara, qui traite le noircissement des dents comme un objet d'étude du folklore et de la décoration corporelle, rappellent que pour comprendre ce yokai, il faut se souvenir que les dents noires n'étaient pas seulement macabres : elles étaient autrefois un symbole de beauté et de maturité sociale. L'horreur de l'Ohaguro-bettari réside dans l'exagération de ce symbole, au point qu'il efface toutes les autres parties du visage. Si le Noppera-bo met en avant la terreur de « l'absence de visage », l'Ohaguro-bettari impose celle de « n'avoir qu'une bouche ». On interpelle une femme cachant son visage, ou l'on s'approche en pensant voir une belle mariée. À l'instant où cette attente se dissipe, on découvre qu'il n'y a pas d'yeux pour rendre le regard, mais seulement une bouche noire qui sourit comme pour engloutir le témoin. Les symboles sociaux tels que la beauté, le mariage, la tenue de cérémonie et la pudeur basculent en un monstre sans visage aux dents noires. C'est précisément ce fossé vertigineux qui constitue le cœur de ce yokai. De plus, plutôt que d'enfermer ce yokai dans une explication simpliste telle que « la rancune d'une femme non mariée », il est bien plus pertinent d'observer comment les livres illustrés d'histoires de fantômes de la fin de l'époque d'Edo ont subverti l'étiquette du maquillage, des noces et du regard, telle que la partageaient les lecteurs de l'époque. Les dents noires faisaient originellement partie d'un rituel cosmétique censé mettre en valeur la blancheur du visage. En gommant les yeux et le nez de ce tableau pour ne laisser que la bouche aux dents noires, l'Ohaguro-bettari transforme directement un symbole de beauté en un symbole de terreur.

Kejorō

Kejorō

Épique

keh-joh-ROH

Édition imprimée · école de Sekien

住居・器物Époque d’Edo (Japon)

Yōkai fortement littéraire représenté par Toriyama Sekien dans le Konjaku Gazu Zoku Hyakki et dans des livres illustrés comiques de l’époque d’Edo. Comme son nom l’indique, c’est une courtisane au corps entièrement recouvert de longs cheveux. Son visage est caché par cette chevelure, voire absent selon certaines interprétations. Apparition satirique des quartiers de plaisirs, son nom joue sur les mots entre « maquillage » (keshō) et « fantôme » (obake). Elle relève surtout des sources imprimées, avec peu de traditions locales attestées.

Aonobō (la « dame bleue »)

Aonobō (la « dame bleue »)

Rare

a-o-nyo-bo (AO-nyo-bo)

Iconographie des rouleaux et Sekien

Êtres Semi-HumainsFolklore japonais

Yōkai féminin de style demoiselle de cour, visible dans les peintures Edo. Dans le Konjaku Gazu Zoku Hyakki de Toriyama Sekien, elle apparaît comme une jeune dame aristocratique au teint soigné et aux dents noircies (ohaguro), hantant un ancien palais délabré. Le nom « aonobō » désignait à l’origine une jeune servante de rang inférieur au palais impérial ou chez les nobles, et n’est pas un nom de monstre proprement dit. Des rouleaux de la parade nocturne des démons montrent des figures similaires en tenue de cour ; Sekien aurait titré cette image « Aonobō » d’après ces modèles. Son identité et son origine restent inconnues.

Kurozuka

Kurozuka

Légendaire

kurozuka

La Tragédie d'Adachigahara : La Sorcière de Kurozuka

鬼・巨怪Fukushima

Rendue célèbre à l'époque de Heian par un poème de Taira no Kanemori dans le recueil *Shūi Wakashū* (1006) — « Est-il vrai, ce que j'entends, qu'un démon se terre dans le Tumulus Noir (Kurozuka) de la lande d'Adachigahara dans le Michinoku ? » —, il s'agit de la légende de la sorcière démoniaque (Onibaba) d'Adachigahara, dans la province de Mutsu (aujourd'hui la ville de Nihonmatsu, préfecture de Fukushima). Elle incarne l'archétype parfait du yōkai de type « vieille femme des montagnes offrant l'hospitalité aux voyageurs pour mieux les attaquer au cœur de la nuit et dévorer leur foie ». Dramatisée au Moyen Âge (époque de Muromachi) dans la pièce de théâtre Nō *Kurozuka* (Adachihara) par Kanze Kojirō, puis sublimée à l'époque d'Edo en Jōruri et Kabuki sous le titre *Ōshū Adachigahara* (créée en 1762) par Chikamatsu Hanji, cette légende reste le chef-d'œuvre incontesté des contes de sorcières japonaises, toujours joué de nos jours. Le lieu principal de la légende est le temple Kanze-ji (fondé en 727, à Nihonmatsu), où le tumulus « Kurozuka » situé dans son enceinte est réputé être la tombe de la sorcière. La trame tragique de sa véritable identité, « Iwate » — une mère qui, en quête d'un foie pour guérir sa maîtresse, finit par assassiner sa propre fille —, fut ajoutée plus tard, approfondissant un simple conte de monstre pour en faire une véritable tragédie humaine.

葛の葉

葛の葉

Légendaire

くずのは

信太森に帰る狐母・葛の葉

動物変化Osaka

Kuzunoha est une renarde métamorphe vivant dans la forêt de Shinoda, qui devient une épouse humaine et est plus tard évoquée comme la mère de l'onmyoji Abe no Seimei. Le cœur de l'histoire, bien qu'il s'agisse d'un conte de métamorphose de renard, met au premier plan la gratitude, le lien conjugal et la séparation d'une mère et de son enfant, plutôt que la terreur d'un monstre se transformant pour tromper les humains. L'intrigue selon laquelle un renard sauvé dans la forêt de Shinoda se transforme en une femme nommée Kuzunoha, épouse Abe no Yasuna et donne naissance à Dojimaru, a été largement structurée sous le nom de « Renard Kuzunoha » dans le théâtre joruri et kabuki du début de l'époque moderne. Dans la bibliographie de la Bibliothèque nationale de la Diète, on peut confirmer la lignée des pièces Ashiya Doman Ouchi Kagami, y compris le titre Shinoda-zuma Urami Kuzunoha (L'épouse de Shinoda : La Chagrinée Kuzunoha). Kuzunoha est devenue bien plus qu'une simple renarde épouse ; elle est une entité qui éclaire les légendes de Seimei depuis l'histoire d'une mère. Une caractéristique de Kuzunoha est que son pouvoir spirituel de renard se manifeste à l'intérieur de la maison. Alors que le Renard à Neuf Queues ou Tamamo-no-Mae revêtent souvent un pouvoir démoniaque tourné vers l'extérieur qui ébranle l'autorité royale, le pouvoir de Kuzunoha réside dans des scènes de la vie quotidienne : les portes coulissantes (shoji), la salle d'accouchement, le nom de l'enfant et le poème waka laissé à son départ. Lorsque sa véritable identité est découverte, le renard n'a d'autre choix que d'abandonner son enfant et de retourner dans la forêt. Le poème laissé — « Si je te manque, viens me chercher dans la forêt de Shinoda à Izumi, la chagrinée Kuzunoha » — fait en sorte que Kuzunoha soit mémorisée non pas comme un monstre terrifiant, mais comme une mère ayant franchi les frontières. L'estampe Ashiya Doman Ouchi Kagami : Abe Yasuna, Kuzunoha et Yokanpei conservée dans les archives numériques de la ville d'Izumi transmet également la scène de la séparation avec son enfant, montrant que l'image de Kuzunoha s'est cultivée à la fois sur scène et dans l'iconographie. Par conséquent, parmi les yokai renards, Kuzunoha est une entité qui nous amène à nous interroger sur « ce qu'elle a essayé de protéger même en se métamorphosant » plutôt que sur sa « capacité à se métamorphoser ». La terre de la forêt de Shinoda, le nom d'Abe no Seimei, le conte populaire de la renarde épouse, et les répertoires de kabuki et de bunraku se superposent, et elle s'impose comme une figure légendaire qui, bien qu'étant un yokai, porte le chagrin de la maternité et d'un mariage entre espèces.

Princesse Osakabe

Princesse Osakabe

Épique

o-SA-ka-bé-hi-mé

Princesse Osakabe (version conforme aux récits traditionnels)

人妖・半人半妖Hyogo

Yōkai féminin et divinité châtelaine censée hanter le donjon du château de Himeji. Dans les recueils de contes du début d’Edo, c’est un esprit du château à l’apparence changeante et au genre incertain, avant que l’image de « princesse » ne s’impose. À la fois protectrice et punitive, elle apporte fortune ou malheur selon la conduite du seigneur. Son identité varie selon les versions : vieille renarde, kami du château, femme immolée comme pilier humain, ou esprit d’une ancienne princesse. Appelée aussi Kosakabe-hime ou Osakabe-hime.

Takiyasha-hime

Takiyasha-hime

Épique

takiyasha-hime

La princesse sorcière du palais en ruines de Sōma : Takiyasha-hime

Esprit / FantômeIbarakiChiba

Takiyasha-hime est considérée comme la fille de Taira no Masakado, et a été façonnée dans la littérature ultérieure comme une princesse rebelle maniant la sorcellerie dans les ruines du palais de Sōma (Sōma no Furudairi). Plutôt que d'être la véritable fille historique de Masakado, elle est une princesse sorcière née de la superposition des légendes de Masakado, des yomihon (livres de lecture), du kabuki et de l'ukiyo-e, prenant une forme précise dans des univers narratifs tels que le « Zenchi Yasukata Chūgiden » de Santō Kyōden. Elle est dépeinte comme une femme portant les rêves ruinés de la région de Bandō, complotant une résurgence depuis les ruines. Ce qui a définitivement propagé l'image de Takiyasha-hime est l'estampe « Sōma no Furudairi » d'Utagawa Kuniyoshi. La composition d'un squelette géant apparaissant derrière la princesse et Ōya Tarō Mitsukuni l'a liée à la sorcellerie, aux rancunes, aux ruines et à l'hallucination des os. Le culte de Masakado et les légendes d'esprits vengeurs, représentés par le Masakado-zuka (le tertre de Masakado), renforcent également ce contexte. Plutôt que d'être un yōkai en soi, Takiyasha-hime est un personnage qui rejoue la mémoire des vaincus à travers la sorcellerie — une héroïne de l'étrange née de l'imagination de la fin de l'époque d'Edo s'engouffrant dans les blancs des faits historiques. La force de cette princesse réside non pas dans les preuves historiques, mais dans la densité des éléments que l'imagination des générations suivantes a concentrés sur elle. Les symboles superposés de Masakado, de Sōma, des ruines, de la sorcellerie, du squelette géant et de la rébellion féminine ont transformé Takiyasha-hime d'une simple fille légendaire en la scène même où se joue la mémoire des provinces de l'Est vaincues.

Suzuka Gozen

Suzuka Gozen

Légendaire

すずかごぜん

Suzuka Gozen, la jeune fille céleste gardienne du col de Suzuka

Humain-Yōkai / Demi-Humain Demi-YōkaiMieKyoto

Suzuka Gozen est un esprit féminin des frontières résidant sur le mont Suzuka et le col de Suzuka, à la limite des provinces d'Ise et d'Ōmi. Elle est décrite tour à tour comme une déesse, une jeune fille céleste (tennyo), une femme bandit ou une ogresse (kijo). Également appelée Suzuka Hime, Suzuka Daimyōjin, Suzuka Gongen ou Suzuka Shinjō, elle fut plus tard assimilée à Tate-eboshi du mont Suzuka. Dans les récits de Tamura à partir de l'époque de Muromachi, elle s'unit à Tamuramaru (basé sur le personnage historique Sakanoue no Tamuramaro) et l'aide à vaincre des dieux-démons tels qu'Ōtakemaru. Cependant, elle n'est pas une simple princesse attendant d'être sauvée. Incarnant le dieu gardien du col, la mémoire des bandits menaçant les voyageurs et l'aura divine d'une déesse descendue des cieux, elle fournit à Tamuramaru les stratégies pour vaincre les démons de la montagne. Suzuka Gozen est la personnification même du col de Suzuka, se tenant à la croisée entre la capitale et les provinces de l'Est, les dieux et les démons, la protection et la rébellion.

Tengu femelle

Tengu femelle

Peu commun

o-nna TEN-gou

Édition consolidée des traditions • Onna-tengu

Esprits des MontagnesTokyoYamanashi

Le tengu femelle est une figure tenue pour la version féminine du tengu. On la dépeint avec de longs cheveux, sourcils noircis, fard rouge et poudre blanche, les dents teintes au fer (ohaguro), vêtue d’un hakama écarlate et d’un voile léger, parfois avec des ailes dans le dos. Les sources classiques mentionnent des nonnes déchues devenant « tengu-nonnes », tandis que l’existence de femmes dans le monde des tengu varie selon les textes. Certaines régions prêtent aussi une image féminine au tengu des rivières, sans détails établis.

Hannya

Hannya

Épique

HAN-nia

Noble Fantôme Vivant - Hannya Blanc (Dame Rokujō)

Oni / Monstre géantNaraKyoto

Hannya n'est pas le nom d'une espèce spécifique de yōkai, mais désigne l'apparence d'une femme transformée en démone (kijo) par une jalousie et un ressentiment extrêmes, ainsi que le « masque de Nô » utilisé pour la représenter dans les arts de la scène traditionnels japonais. Son apparence visuelle — deux cornes dorées dépassant du front, une bouche fendue jusqu'aux oreilles, des crocs dénudés et des cheveux ébouriffés — s'est imposée dans le monde entier comme l'image définitive de la « femme-démon » japonaise. La plus grande caractéristique de ce yōkai (et masque de Nô) réside dans l'« ultime dualité » cachée dans sa conception. En observant séparément les moitiés supérieure et inférieure du masque, sa formidable beauté sculpturale se révèle. La moitié inférieure (la bouche et la mâchoire) exprime la pure « colère et férocité », intimidant avec des crocs dénudés. Cependant, la moitié supérieure (en particulier les coins extérieurs des yeux et le front) est imprégnée d'un profond « chagrin et désespoir » d'avoir été trahie par un être cher et de tomber dans la forme d'un monstre hideux. Sur la scène du Nô, le masque est méticuleusement calculé pour que, lorsque l'acteur l'incline légèrement vers le haut (« terasu » - illuminer), il ressemble à un démon terrifiant et enragé, et lorsqu'il l'incline légèrement vers le bas (« kumorasu » - assombrir), il ressemble à une femme pitoyable fondant en larmes. Encore plus fascinante est la forte ironie inhérente au nom « Hannya (Prajñā) ». Dans le bouddhisme, « Hannya » est un mot sacré signifiant la « plus haute sagesse (l'illumination) » qui tranche les désirs mondains. Pourquoi une démone qui a succombé aux émotions les plus laïques de « jalousie » et de « luxure » et qui est tombée dans le mal serait-elle appelée du nom de la « sagesse », son exact opposé ? Plusieurs théories existent : il aurait été créé par le génial sculpteur de masques « Hannya-bō » de l'époque de Muromachi, ou bien la récitation du Sūtra du Cœur (Hannya Shingyō) était absolument nécessaire pour vaincre (exorciser) cette femme-démon. Quoi qu'il en soit, il n'y a aucun autre yōkai qui incarne la terreur psychologique de l'humain perdant la raison et se transformant en bête (démon) par une expression artistique aussi raffinée.

Datsue-ba

Datsue-ba

Légendaire

Datsueba

La Sorcière démoniaque du fleuve Sanzu

霊・亡霊偽経発祥の三途の川の老婆、日本成立だが在地発祥地なし

Datsue-ba est une vieille sorcière démoniaque issue du bouddhisme et des croyances populaires japonaises. Elle siège sur les berges du fleuve Sanzu, frontière du monde des morts, où elle a pour mission de dépouiller de leurs vêtements les défunts qui n'ont pas la monnaie de six *mon* (le péage de l'au-delà). Les vêtements arrachés sont ensuite suspendus par son acolyte, le vieillard Kenne-ō, aux branches d'un grand arbre appelé l'Eryōju (l'arbre récepteur de vêtements). L'inclinaison des branches sous le poids des habits mouillés détermine la gravité des péchés commis par le défunt de son vivant — constituant ainsi un dispositif de jugement de l'au-delà extrêmement visuel et quantitatif. Sa première apparition scripturaire remonte au *Sutra des Dix Rois et du Bodhisattva Jizō* (Sutra Jizō Jūō), un sutra apocryphe japonais compilé à la fin du XIIe siècle, lui-même adapté d'un texte chinois. À partir de l'époque de Kamakura, elle est devenue une figure incontournable des sermons et des récits illustrés (etoki). Durant la période d'Edo, elle s'est muée en une divinité protectrice populaire (Hayarigami) censée guérir la toux, affectueusement surnommée la « Vieille au coton » au temple Shōju-in de Shinjuku. À partir de 1849 et jusqu'à l'ère Meiji, elle fut massivement représentée sur des estampes *nishiki-e*, s'enracinant profondément dans la culture de masse nippone.

Yao-bikuni

Yao-bikuni

Rare

yao-bikuni

Camélias, Grotte de Nyūjō et la Fille Éternelle : Yao-Bikuni

霊・亡霊Fukui

Yao-bikuni (la Nonne de 800 ans) est une moniale bouddhiste légendaire japonaise qui aurait atteint l'immortalité et vécu jusqu'à l'âge de huit cents ans après avoir consommé de la chair de Ningyo (sirène). Sa légende, racontée dans près de 27 préfectures à travers tout le Japon (à l'exception de Hokkaidō et d'une partie de Kyūshū), constitue le récit le plus célèbre et le plus emblématique de la littérature orale sur les sirènes au Japon. L'histoire débute généralement lorsqu'un homme rapporte de l'« Autre Monde » (comme le Palais du Dragon) de la « chair de Ningyo » et que sa fille (ou sa femme) la mange sans en connaître la nature. Ayant acquis un corps qui ne vieillit plus, elle conserve pour l'éternité sa beauté de jeune fille, mais elle est contrainte d'assister inlassablement à la vieillesse et à la mort de ses maris, de ses enfants et de tous ses proches, sombrant ainsi dans une solitude et un chagrin sans fin. Réalisant l'impermanence de toutes choses, elle entre dans les ordres pour devenir une moniale (bikuni). Elle consacre alors son temps – qui semble infini – à un pèlerinage à travers les provinces, accomplissant des œuvres de charité telles que la plantation d'arbres (en particulier des camélias blancs) et la construction de ponts. On raconte que pour terminer son périple, elle s'est rendue dans la province de Wakasa (l'actuelle ville d'Obama dans la préfecture de Fukui), a pénétré dans une grotte du temple Kūin-ji, a cessé de s'alimenter et a atteint l'état de « Nyūjō » (une méditation éternelle) pour s'éteindre.

Oiwa

Oiwa

Légendaire

Oiwa

Oiwa de Yotsuya Kaidan

Esprit / FantômeTokyo

Oiwa est la protagoniste de l'histoire de fantômes la plus célèbre du Japon, connue comme l'esprit vengeur d'une femme trahie et empoisonnée par son mari, mourant le visage défiguré et revenant pour jeter une terrible malédiction. Cependant, cette image est presque entièrement une création théâtrale. Dans la pièce de kabuki « Tokaido Yotsuya Kaidan » (écrite par Tsuruya Nanboku IV et créée au Nakamura-za d'Edo en 1825), le rôle d'Oiwa était joué par Onoe Kikugoro III. Les scènes emblématiques — où elle meurt en se peignant les cheveux, la moitié du visage affreusement gonflée et en décomposition, s'échoue clouée à une porte en bois, puis émerge d'une lanterne enflammée pour tourmenter son mari — ont établi l'archétype du fantôme vengeur Oiwa. Fait important, la véritable femme derrière la légende était, dit-on, tout le contraire. Oiwa (Tamiya Iwa), l'épouse de la famille de samouraïs Tamiya vivant à Samoncho, Yotsuya, était réputée pour être une épouse dévouée et fidèle, partageant un mariage profondément aimant. Elle vénérait avec ferveur le sanctuaire Inari de la famille et réussit à restaurer la fortune déclinante de sa maison, faisant d'elle une figure de bon augure. Le sanctuaire Oiwa Inari (Tamiya Inari) qui lui est dédié était à l'origine visité comme un « dieu de la chance apportant la prospérité familiale ». Le nom d'Oiwa repose sur l'immense contraste entre l'épouse vertueuse historique et l'esprit vengeur façonné par Nanboku deux siècles plus tard.

Okiku

Okiku

Légendaire

okiku

Okiku de Sarayashiki

Esprit / Fantôme VengeurHyogoTokyo

Okiku est le fantôme vengeur d'une femme jetée dans un puits suite à des soupçons concernant la perte d'une assiette, trésor familial. Chaque nuit, depuis le fond du puits, elle compte les assiettes : « Une... Deux... ». Elle possède deux grandes lignées de légendes : la tradition du *Banshū Sarayashiki* qui se déroule à Harima (Himeji), et celle du *Banchō Sarayashiki* qui se déroule à Banchō, Edo. Aux côtés de Kasane et d'Oiwa, elle est considérée comme l'un des esprits vengeurs féminins les plus emblématiques des récits de fantômes de l'époque moderne. Dans la lignée Banshū, au milieu du complot d'Aoyama Tetsuzan pour usurper le clan Kodera (Hosokawa) à l'époque Muromachi, son vassal Machitsubo Danshirō cache l'une des dix assiettes chinoises du trésor familial, fait porter le chapeau à la servante Okiku, la torture à mort et la jette dans un puits. Dans la lignée Banchō, Okiku, une servante dans la résidence du hatamoto Aoyama Shuzen, brise une assiette (ou refuse les avances de son maître), est tuée à coups de sabre et jetée dans le puits. Dans les deux cas, le phénomène répétitif du comptage des assiettes manquantes est au cœur du récit, partageant l'archétype du cri perçant émis lorsqu'elle réalise qu'il manque la dernière assiette. Le puits d'Okiku existe toujours au pied du donjon principal du château de Himeji, et la légende est si profondément enracinée qu'elle a donné son nom à des lieux, des sanctuaires et même des insectes.

Otsuyu

Otsuyu

Légendaire

おつゆ

Otsuyu de la Lanterne Pivoine

Esprit / FantômeInspiré du conte chinois « L'histoire de la lanterne pivoine » tiré de Jiandeng Xinhua, puis adapté par Asai Ryoi et San'yutei Encho

Otsuyu est la célèbre héroïne fantôme du conte terrifiant *Botan Doro* (La Lanterne Pivoine). Fille d'un hatamoto (samouraï de haut rang) nommé Iijima Heizaemon, elle tombe éperdument amoureuse au premier regard d'un rōnin, Hagiwara Shinzaburō, qu'elle rencontre grâce au médecin Yamamoto Shijō. Ne pouvant le revoir, elle finit par mourir de chagrin d'amour. Incapable de renoncer à ses sentiments même après la mort, elle se rend chez Shinzaburō chaque nuit, accompagnée de sa servante Oyone qui porte une lanterne pivoine, ses geta (socques de bois) résonnant d'un « clac-clac » (« karan-koron ») caractéristique. Après avoir découvert qu'elle est en réalité un esprit, Shinzaburō protège sa maison en plaçant des talismans de Kaion Nyorai et une statue de Bouddha en or massif. Toutefois, le couple voisin, Tomozō et Omine, corrompu par les fantômes, retire les talismans. Shinzaburō finit par être tué et est retrouvé sous forme de squelette, le cou enlacé par un crâne. L'histoire favorisant une profonde empathie pour les morts plutôt que pour les vivants, Otsuyu reste gravée dans les mémoires non pas comme un simple « fantôme vengeur », mais comme un « fantôme mort par amour et qui continue d'aimer ». Aux côtés d'Oiwa dans *Yotsuya Kaidan* et d'Okiku dans *Sarayashiki*, elle est considérée comme l'une des figures fantomatiques féminines les plus emblématiques des contes de fantômes de l'ère pré-moderne japonaise.

Kuchisake-onna

Kuchisake-onna

Légendaire

くちさけおんな

La Femme au masque rouge / La Kuchisake-onna de 1979

Yōkai humain / Mi-humain mi-yōkaiLégende urbaine moderne originaire de Gifu en 1978, sans lieu sacré spécifique

Kuchisake-onna (La Femme à la bouche fendue) est une légende urbaine moderne représentative du Japon d'après-guerre, apparue dans la préfecture de Gifu entre 1978 et 1979 avant de se propager dans tout le pays. Le schéma typique est le suivant : une belle femme, dont le bas du visage est caché par un masque, arrête les enfants dans la rue la nuit et leur demande : « Suis-je belle ? » Selon la réponse, elle retire son masque pour révéler une bouche fendue jusqu'aux oreilles et demande à nouveau : « Même comme ça ? » — si on lui répond non, elle attaque avec des ciseaux ou un couteau de boucher. La première mention se trouverait dans la chronique « Notes de la rédaction » du Gifu Nichinichi Shimbun le 26 janvier 1979, et à partir de mars 1979, des magazines nationaux tels que le Shukan Asahi, le Shukan Shincho, le Shukan Josei et le Josei Jishin s'en sont emparés les uns après les autres. Le phénomène a atteint son apogée en juin de la même année lorsque le numéro du 29 juin du Shukan Asahi a publié un grand dossier d'Etsuro Hiraizumi intitulé « L'étrange rumeur de la \"Femme à la bouche fendue\" qui terrifie les écoliers et collégiens de tout le pays ». À Himeji, dans la préfecture de Hyogo, une imitatrice déguisée en Kuchisake-onna a été arrêtée pour violation de la loi sur le contrôle des armes ; à Koriyama (préfecture de Fukushima) et Hiratsuka (préfecture de Kanagawa), des voitures de police ont été dépêchées ; et à Kushiro (Hokkaido) et Niiza (Saitama), des retours groupés de l'école ont été organisés. La rumeur a provoqué de véritables réactions sociales. Il s'agit d'un cas rare incarnant la genèse des yōkai à l'ère des médias de masse, qui a conquis le pays en six mois grâce au lien entre les cours du soir et les magazines nationaux, et non d'une légende issue de croyances populaires ou de traditions locales de l'époque d'Edo. Depuis que Toru Joko l'a organisée académiquement dans « Histoires de fantômes à l'école » en 1990, elle n'a cessé d'être étudiée comme un cas représentatif de la recherche sur les yōkai modernes et les légendes urbaines.

Teke Teke

Teke Teke

Épique

てけてけ

Teke Teke, la femme coupée en deux qui rampe sur ses coudes

Esprit / FantômeLégende urbaine moderne des années 1990-2000, basée sur les accidents de train

Teke Teke est un fantôme féminin dépourvu de la moitié inférieure de son corps, apparaissant dans des légendes urbaines qui se sont répandues parmi les enfants du Japon dans les années 1980 et 1990. L'onomatopée "teke-teke-teke", qui imite le son qu'elle produit en rampant sur le sol avec ses bras, est devenue son nom. On raconte qu'elle apparaît près des passages à niveau, dans les gares ou aux abords des écoles, qu'elle poursuit ceux qu'elle rencontre et leur coupe le bas du corps à l'aide d'une faucille ou d'une scie pour qu'ils lui ressemblent. Il n'existe pas d'origine définitive pour cette légende ; plusieurs théories coexistent, situant son apparition à Hokkaido (Asahikawa, Muroran, Sapporo), Kakogawa dans la préfecture de Hyogo ou encore Okinawa. La légende a été clairement documentée pendant le boom des "histoires de fantômes à l'école" dans les années 1980, et des récits similaires ont été inclus dans "Histoires de fantômes de l'école" de Toru Tsunemitsu (Kodansha KK Bunko, 1990) ainsi que dans des numéros spéciaux de magazines pour enfants de l'époque. Adaptée au cinéma par le réalisateur Koji Shiraishi avec les films "Teke Teke" et "Teke Teke 2" (sortis le même jour en 2009), la légende s'est imposée comme une œuvre représentative de l'horreur japonaise moderne, liant les accidents ferroviaires d'après-guerre et la légende urbaine.

La Femme aux Sept Brasses

La Femme aux Sept Brasses

Peu commun

na-na-HI-ro NYO-bo

Édition Compilation des Traditions

人妖・半人半妖ShimaneTottori

La Femme aux Sept Brasses est un yōkai féminin gigantesque transmis dans l’est de la préfecture de Shimane, les îles Oki et la région de Hōki (préfecture de Tottori). « Brasse » traduit ici l’unité de longueur japonaise « hiro » : on dit que sa taille, ou son cou, atteint sept brasses. Elle apparaît sur les sentiers de montagne ou au bord de la mer pour troubler les voyageurs en leur souriant, en jetant des pierres ou en feignant de laver du linge. Son apparence et son comportement varient selon les lieux, allant d’une mendiante d’une grande beauté à une créature aux dents noircies et aux cheveux en désordre.

Amano-zako

Amano-zako

Épique

a-ma-no-za-ko

Conforme au Zukai · Idole de divinité monstrueuse

神霊・神格Inconnue (mentionné surtout dans des sources de l’époque d’Edo)

Amano-zako est une divinité monstrueuse citée dans l’encyclopédie Edoïte Wakan Sansai Zue, d’après un « certain livre ». On dit qu’elle naquit lorsque Susanoo expulsa la férocité logée en lui, laquelle prit forme. D’apparence humanoïde à traits bestiaux, elle a un grand nez, de longues oreilles et des crocs. Elle est d’un tempérament violent : contrariée, elle se déchaîne et peut projeter au loin même des dieux puissants. Elle a une forte propension à dire et faire l’inverse, ce qui la rapproche de l’ama-no-jaku (démon contrariant).

La Dame-démon du char à lettres

La Dame-démon du char à lettres

Rare

fu-GU-ru-ma yo-HI

Conforme à l’iconographie, édition de Sekien

付喪神・骸怪Époque d’Edo (Japon)

Yōkai illustré par Toriyama Sekien dans le Hyakki Tsurezure Bukuro. Inspiré du « char à lettres » (fuguruma) qui transporte des missives, il est compris comme la matérialisation des attachements et passions accumulés dans de vieilles lettres d’amour. Représentée sous la forme d’une femme tenant un rouleau, cette créature, conçue d’après l’épisode « Les lettres du char » du Tsurezuregusa (paragraphe 72), est un yōkai de création lettrée dont l’interprétation tsukumogami—liant la spiritualité des objets et des billets amoureux—s’est largement diffusée.

Suzu-hiko-hime

Suzu-hiko-hime

Rare

SOU-zou hi-ko HIME

Conforme aux planches de Sekien

住居・器物Origine inconnue

Suzu-hiko-hime est un yōkai illustré par Toriyama Sekien dans Hyakki Tsurezure-bukuro. De forme féminine, elle porte un suzu de kagura sur la tête et présente des traits rappelant une clochette. Sekien évoque Ame-no-Uzume du mythe de la Caverne céleste, suggérant un lien avec le kagura, sans toutefois préciser l’origine ni la nature de l’être. L’iconographie des monstres portant un suzu dans les rouleaux de Hyakki Yagyō du Moyen Âge, ainsi que l’idée du suzu « appelant les divinités », en constituent le substrat. Aucun récit d’apparition concret n’est transmis : c’est un yōkai conceptuel, né de l’image avant le conte.