YOKAI.JP

Ubume

ou-BOU-meh

Ubume

Ubume

Son âme vous écoute — adressez-lui la parole et elle vous répondra.

Description de base

Esprit d’une femme morte en couches ou des suites de l’accouchement. Elle apparaît vêtue d’un pagne taché de sang, tenant un nouveau-né, et se tient sur les chemins nocturnes. On raconte qu’elle confie l’enfant aux passants puis disparaît, ou les poursuit. Des récits apparentés figurent dès le Konjaku Monogatari, puis dans Hyaku Monogatari Hyōban, Ki’i Zatsudanshū et le Wakan Sansai Zue. Le culte s’est mêlé aux croyances de fertilité et d’accouchement facile, intégrées aux traditions de temples et sanctuaires.

Folklore et légendes

À Fukushima, appelée « Obo », elle fait porter l’enfant qui mord le porteur ; on s’en tire en jetant un morceau d’étoffe ou en tenant l’enfant face vers l’extérieur. Dans certaines zones de Kyūshū, dite « Ugume », elle se change en pierre ou en bâton à l’aube. Elle est parfois identifiée à la figure à caractère avien « Guhuo Niao », avec des tabous touchant le linge séché et des liens avec des feux follets. Des variantes racontent que celui qui garde l’enfant reçoit une force prodigieuse ou la bonne fortune.

Cartes de Yokai1

Ubume dans plusieurs styles artistiques

Galerie de cartes

Explication détaillée

Image d’une femme morte en couches dont l’attachement persiste et prend forme la nuit aux carrefours, chemins et bords de rivière. Dans les récits et illustrations de l’époque moderne, son bas du corps est taché de sang, elle porte un nourrisson et demande à quelqu’un de le garder. Certaines versions révèlent que l’on tenait une pierre ou un jizō, d’autres accordent une force prodigieuse ou la fortune en contrepartie, d’autres encore finissent en mésaventure où le bébé mord. Selon les régions, à Fukushima l’« Obo » se détourne si l’on jette des bouts d’étoffe, et à Kyūshū l’« Ugume » révèle sa nature à l’aube. Des lettrés d’Edo la comparèrent à un oiseau nocturne des chroniques chinoises, théorisant que l’esprit d’une morte en couches devient yōkai. Dans des récits d’origines de temples et sanctuaires, le porteur la sauve par le nembutsu ou des invocations, liant la croyance à la protection des enfants et aux accouchements. L’Ubuyé est à la fois objet de crainte et esprit symbolisant l’amour pour l’enfant.

Profil du personnage

Cette section est notre propre création pour le récit. Ce n'est ni un fait historique ni une étude savante.

Type de Yōkai
Yōkai traditionnels
Catégorie
霊・亡霊
Rareté
Épique
Caractère
rancunière, profondément maternelle, inquiète pour son enfant
Affinités
lie des liens avec ceux qui prient pour la conception et l’accouchement sans danger
Capacités
confier un enfant dans les chemins nocturnes, attirer l’attention par la voix, accorder la fortune ou une force herculéenne (selon la tradition), apporter malheur ou bénédiction en touchant un vêtement séché ou un repère
Faiblesses
lumière de l’aube, sutras bouddhiques, nembutsu et invocations, se laisse distraire par des morceaux d’étoffe (traditions locales), cause moins de tort si l’enfant est porté face vers l’extérieur (traditions locales)
Habitat
carrefours et cols, bords de rivière, alentours des cimetières, sentiers aux confins des villages

🔮Test de compatibilité yokai

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