Yuki-onna(ゆきおんな)

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Description de base

La yuki-onna est une apparition féminine qui surgit dans les nuits de neige, les chemins de montagne pris par le blizzard et les villages ensevelis sous le blanc. On connaît bien la jeune beauté vêtue de blanc qui glace les humains de son souffle, mais cette image ne suffit pas à la définir. . . ; ; . Sous un même nom voisinent ainsi un esprit secourable, une rencontre meurtrière, une formule pour endormir les enfants et une silhouette à peine aperçue.

L’histoire du nom commence dans le haïkaï, avant les recueils de récits étranges. . La comparaison d’une blancheur ou d’une forme neigeuse à une femme a d’abord nourri l’esprit du haïkaï, avant de désigner plus nettement une présence surnaturelle.

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et . Les images de yōkai ont rendu sa silhouette plus facile à partager, sans lui attribuer d’un seul coup tous les récits apparus plus tard.

. Mariage, secret, tendresse maternelle, promesse rompue et séparation ont donné à l’O-Yuki de Hearn une force singulière ; ils ne caractérisent pas toutes les yuki-onna recueillies au Japon.

La force du nom « yuki-onna » tient à ce qu’il ne se ferme pas sur un seul scénario. La neige efface les chemins, absorbe les sons et change les distances comme les contours. Selon les lieux et les époques, on y a vu une jeune femme, une mère, un visage immense ou une ombre mouvante. C’est l’ensemble de ces formes superposées qui compose la yuki-onna.

Folklore et légendes

Lorsqu’on suit les premières traces de la yuki-onna, on rencontre d’abord non un long récit de fantômes, mais le haïkaï, qui transforme un paysage de neige en quelques mots. .

. Il ne s’agit pas d’une rencontre avec un monstre, mais d’une métaphore appliquée à une personne. L’ancienneté d’un mot, la première trace d’une apparition et l’élaboration d’un récit n’obéissent donc pas au même calendrier.

. Le titre est attesté, mais le contenu de toutes les pages rendues publiques n’a pas encore été vérifié ; on ne peut donc pas décider qu’il relève de la même lignée que l’esprit blanc des récits ultérieurs. Le nom pouvait accueillir, à l’époque d’Edo, des comparaisons poétiques, des mariages entre espèces, des combats contre des êtres étranges, des esprits de la neige et d’autres présences féminines.

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. Le nom s’était donc diffusé avant que l’on discute la logique surnaturelle qui devait lui correspondre. Cela rappelle que les yōkai ne passent pas nécessairement d’une tradition orale ancienne au livre : ils ont aussi grandi dans les résonances entre réunions de haïkaï, récits étranges et imprimerie.

Au XVIIIe siècle, la yuki-onna rejoint la série des rouleaux et des livres d’images. . . Sans long commentaire explicatif, l’image partage moins un inventaire de pouvoirs que la vision même d’une femme debout dans la neige.

Les sources folkloriques modernes font de nouveau éclater cette silhouette unique en formes locales. . . . . . Ce ne sont pas des variantes régionales d’une même intrigue, mais des récits distincts nés de vies différentes dans les pays de neige.

La frontière avec les apparitions voisines varie elle aussi selon les lieux. . . Mais ces images ne se superposent que dans certaines régions : elles ne font pas de l’ubume l’origine de toutes les yuki-onna. Yuki-baba, yukinba, yuki-nyūdō et tsurara nyōbō partagent parfois des motifs — figures humaines dans la neige, mariage avec un être d’une autre nature — sans être pour autant de simples autres noms de la yuki-onna.

. Hearn connaissait donc déjà deux extrêmes comme des récits distincts : un visage géant sans malice et une beauté vampirique.

.

et ont traduit à l’écran la robe blanche, le souffle froid, la beauté silencieuse et le souvenir interdit. L’O-Yuki issue de Hearn est ainsi devenue une image forte à l’échelle internationale. Mais le nom né du haïkaï, les yōkai des images d’Edo, les récits divergents des régions enneigées, l’O-Yuki de Hearn et les beautés blanches du cinéma ne s’effacent pas les uns les autres : ils composent les couches historiques de la yuki-onna actuelle.

Cartes de Yokai2

Yuki-onna dans plusieurs styles artistiques

Galerie de cartes

Yokai liés

Des yokai profondément liés à celui-ci dans la légende.

Explication détaillée

La yuki-onna est-elle un seul yōkai ?

Quand on évoque la yuki-onna, beaucoup imaginent une jeune femme en blanc, aux longs cheveux noirs et au souffle glacé. Pourtant, si l’on distingue les documents selon les dates et les lieux, cette figure apparaît non comme une moyenne de toutes les traditions, mais comme une lignée particulièrement marquante, choisie par la littérature d’Edo, Lafcadio Hearn et le cinéma du XXe siècle.

. ; . . Il vaut donc mieux voir dans la yuki-onna un grand nom qui rassemble des présences féminines nées des paysages neigeux qu’un personnage unique : c’est ainsi que sa diversité demeure intacte.

La yuki-onna du haïkaï,
antérieure aux récits de fantômes

. La yuki-onna réapparaît ensuite dans plusieurs recueils de haïkaï ; Konzan-shū en fait un thème en 1651, et Masuyamai un haigon en 1667.

Un haigon est un mot plus familier des associations et de l’humour du haïkaï que de la langue classique du waka. Voir une « femme » dans une crête de neige, une congère ou une silhouette blanchie convoque à la fois la couleur, le vêtement, les pieds cachés et la solitude de l’hiver. La yuki-onna s’est donc formée non seulement dans les histoires effrayantes, mais aussi dans le pouvoir d’un mot à donner une figure humaine au paysage de neige.

En 1685,
une femme d’un jō se dresse en Echigo

. Un compagnon affirme qu’elle est un esprit de la neige métamorphosé. Grande taille, jeune femme, blancheur de tout le corps et esprit de la neige se rencontrent ici dans une même scène.

Sōgi fut un maître de renga itinérant du XVe siècle, mais l’ouvrage connu est un kana-zōshi publié en 1685, près de deux siècles après sa mort. Le livre emprunte le cadre d’un voyageur célèbre pour conduire ses lecteurs vers les histoires curieuses d’Echigo. Lu non comme le témoignage du Sōgi historique, mais comme un récit provincial étrange apprécié à l’époque d’Edo, il retrouve son temps propre et sa saveur.

Illustration de 1685 montrant une femme d’une taille inhabituelle près de bambous, tandis que les habitants d’une demeure lèvent les yeux vers elle.
La yuki-onna dans le cinquième livre de Sōgi shokoku monogatari
Illustration du cinquième livre de Sōgi shokoku monogatari, publié en 1685. Elle représente la femme blanche d’environ un jō rencontrée par les voyageurs en Echigo, en faisant ressortir sa taille par contraste avec la demeure et les bambous.
Sōgi shokoku monogatari, livre V (1685), d’après une image conservée par l’Institut national de littérature japonaise ; Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
作品は保護期間満了。掲載ファイルはCC BY-SA 4.0に基づき、出典とライセンスを明示して使用。
原ファイル全体を使用。

Quand un nom devient un yōkai singulier

. Le nom se diffuse d’abord ; on discute ensuite l’explication surnaturelle qui lui conviendrait. Cet ordre montre que les yōkai ne passent pas nécessairement d’une tradition orale ancienne au livre.

et ont fait de la yuki-onna une silhouette nommée parmi d’autres yōkai. En ouvrant un rouleau ou un livre illustré, le lecteur pouvait la reconnaître d’un regard. La femme debout dans la neige gagnait un contour commun, mais Sekien ne lui ajoutait pas de long commentaire : le silence de l’image offrait aussi aux récits ultérieurs un espace où se déposer.

Rouleau de yōkai anonyme représentant en couleurs une femme dans la neige, légendée « Yuki-onna ».
La yuki-onna dans Bakemono-zukushi
Yuki-onna dans Bakemono-zukushi, rouleau de yōkai de date inconnue. L’image a circulé au plus tard à la fin de l’époque d’Edo, sans que l’on puisse fixer une année de création précise.
Auteur inconnu, Bakemono-zukushi, « Yuki-onna » (sans date, au plus tard avant 1868), Brigham Young University ; Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
作品は保護期間満了。掲載ファイルはCC BY-SA 4.0に基づき、出典とライセンスを明示して使用。
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Ni les empreintes,
ni le visage,
ni le corps ne sont uniques

On dit souvent que la yuki-onna n’a pas de pieds ou ne laisse aucune trace. Pourtant, . ; .

La jeune femme en blanc est une image importante, non la clef qui fixe un corps unique. Les traces sur la neige, les contours effacés par le blizzard et le visage même suspendu dans la blancheur nocturne sont devenus, selon les lieux, autant de corps.

La femme qui tue,
l’esprit qui construit un pont

. Cette histoire ne pose aucune règle selon laquelle voir la yuki-onna mènerait nécessairement à la mort.

; . Ravins, chemins nocturnes, neige profonde et blizzards qui dérobent la vue font partie de la vie des pays de neige. La yuki-onna donne une forme humaine à ces dangers, mais aussi à la force que porte la neige et à l’aide inexplicable du travail de montagne.

Entre l’ubume,
la yuki-baba et la yuki-jorō

. Les récits où une femme demande qu’on porte son enfant et où celui-ci devient de plus en plus lourd rejoignent ainsi l’ubume, la femme morte en couches ou qui confie son enfant. Cela reste toutefois une rencontre d’images propre à certains lieux : il ne faut pas faire de l’ubume l’origine de toute yuki-onna.

Yuki-baba et yukinba sont associées à la vieille femme, à une jambe unique, au rapt des enfants ou à la visite de l’hiver. Yuki-jorō peut être un autre nom de yuki-onna, ou le nom autonome d’une apparition dans une région ou une œuvre. Tsurara nyōbō raconte un mariage avec une femme qui disparaît avec le redoux ou la fonte des neiges. Ces figures éclairent la yuki-onna par comparaison ; la parenté des noms ne les fond pas dans une même famille.

Les deux visages que Hearn avait déjà recueillis

. L’une fait surgir de la neige un immense visage blanc et ne fait que surprendre ; l’autre conduit les hommes à l’écart.

La seconde ressemble à la yuki-onna moderne qui séduit les hommes et leur dérobe leur force vitale. Mais Hearn la présente comme une tradition isolée, sans région ni informateur identifiés. L’intérêt de ce double tableau n’est pas de choisir la « vraie » forme : il révèle qu’à la fin du XIXe siècle les images de la yuki-onna étaient déjà divisées.

« Yuki-Onna » (1904) et le temps d’une famille

. Le récit commence dans une cabane de passeur battue par le blizzard. La yuki-onna tue Mosaku de son souffle blanc, ordonne au jeune Minokichi de ne parler à personne de cette nuit, puis disparaît.

L’hiver suivant, Minokichi rencontre une voyageuse nommée O-Yuki. Ils se marient et élèvent dix enfants, mais O-Yuki ne vieillit pas. Au cours d’une nuit de neige, le mari raconte ce souvenir ancien ; son épouse révèle alors le visage de la yuki-onna. Elle devrait tuer son mari pour avoir rompu sa promesse, mais elle lui laisse la vie pour leurs enfants endormis et disparaît sous forme de brume blanche par l’ouverture d’évacuation des fumées du toit.

. Cette durée donne à l’O-Yuki de Hearn une présence forte, distincte des récits locaux.

Frontispice de 1904 montrant la yuki-onna en robe blanche qui se penche vers un bûcheron allongé dans une cabane de passeur et exhale un souffle glacé.
Takeuchi Keishū, « Blowing Her Breath upon Him »
Frontispice de la première édition de Kwaidan (1904), par Takeuchi Keishū. La yuki-onna se penche vers un homme étendu et souffle son haleine blanche.
Takeuchi Keishū, « BLOWING HER BREATH UPON HIM », frontispice de Kwaidan, première édition (1904) ; Wikimedia Commons, Public Domain.
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Comment la belle en blanc est devenue l’image dominante

.

. . Ces deux films montrent déjà qu’une même trame héritée de Hearn peut donner des yuki-onna différentes par la couleur, le rythme et l’expression de la femme. L’image actuelle n’est donc pas un modèle figé, mais une histoire de noms et de récits relus par chaque médium.

Les visages que la neige façonne selon les lieux

La neige couvre le relief, efface les chemins, brouille les distances et absorbe les sons. Arbres, maisons et silhouettes humaines changent de taille selon le jour ou la nuit, la force du vent et l’épaisseur du manteau neigeux. Le haïkaï a lié ces métamorphoses au mot « femme » ; les récits de fantômes en ont fait la peur d’une rencontre, les images de yōkai une silhouette, les paroles locales les dangers et la vie de chaque lieu.

Ce qui enrichit la yuki-onna n’est pas une liste plus longue de pouvoirs communs. C’est de laisser à la femme d’un jō d’Echigo, à l’esprit qui bâtit un pont à Tateshina, aux empreintes sanglantes de Niigata, aux formules destinées à faire dormir les enfants à Gunma, au visage géant d’Izumo et à l’O-Yuki de Musashi leur temps et leur lieu. Lorsque ces formes diverses résonnent sous un même nom, la yuki-onna dépasse un personnage unique et devient la longue histoire de l’imagination japonaise devant la neige.

Profil du personnage

Cette section est notre propre création pour le récit. Ce n'est ni un fait historique ni une étude savante.

Type de Yōkai
Yōkai traditionnels
Caractère
Taciturne et liminaire, elle prend des visages différents selon les lieux et les histoires : femme nuisible, esprit inoffensif, formule destinée à faire dormir les enfants, épouse ou mère.
Affinités
Elle se montre apaisée envers celles et ceux qui n’enferment pas les récits divers des pays de neige dans une image unique et qui respectent le silence comme la mémoire des lieux. Lorsqu’elle prend la voix de l’O-Yuki de Hearn, les souvenirs de la famille et du secret se font plus pressants.
Capacités
Apparaît sous une forme féminine pendant les fortes chutes de neige, les nuits enneigées et sur les chemins de montagneDans le récit de Hearn, tue les humains en les glaçant de son souffle blancDans le récit d’Izumo, élève hors de la neige un immense visage blancDans le récit de Tateshina, fait franchir un ravin à un arbre abattu pour en faire un pontDans les récits de mariage, devient l’épouse d’un humain et vit longtemps auprès de lui
Faiblesses
Aucune faiblesse ni méthode pour vaincre la yuki-onna n’est attestée dans toutes les traditions. Le feu, la chaleur, le printemps, l’amour et la promesse ne sont pas des faiblesses communes. Chez Hearn, la rupture du secret provoque la séparation, non la défaite de la yuki-onna.
Habitat
Montagnes enneigées, chemins de montagne, villages sous la neige, cabanes de passeur et nuits d’hiver. Le décor varie selon les lieux de collecte et les œuvres.

Sources et références

18
  1. 高橋宏一「蓼科山紀行」 — 高橋宏一(『旅と伝説』4巻7号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1931年) [地域採話抄録]蓼科で、害をなさず、伐られた大木を夜のうちに谷へ渡して橋にする積雪の霊女を記録する。
  2. 根布藏吉「郷土の伝説(四)」 — 根布藏吉(『高志路』5巻5号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1939年) [地域民俗抄録]新潟県の雪女について、血が点々と付いた足跡と、出会った者が殺されるという異文を記録する。
  3. 藤澤衛彦「スキーと雪と雪の怪」雪女カード — 藤澤衛彦(『旅と伝説』1巻1号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1928年) [民俗整理抄録]秋田の雪女を、顔がのっぺりした女として整理する。個別の採録地点や話者は示されない。
  4. 根岸謙之助「妖恠聞書」 — 根岸謙之助(『上毛民俗』32号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1956年) [地域採話抄録]群馬県昭和村で、白い着物の雪女が泣く子や寝ない子をもらうという子守の言葉を記録する。
  5. 中央大学民俗研究会「鳥取県八頭郡若桜町調査報告書」 — 中央大学民俗研究会(『常民』5号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1966年) [地域調査抄録]鳥取県若桜町で、大雪のときに白い女が雪に乗って現れるという短い異文を記録する。
  6. 香川雅信「鬼魅の名は―近世前期における妖怪の名づけ―」 — 香川雅信(『日本民俗学』302号、日本民俗学会, 2020年) [学術論文]17世紀前半から1686年までの雪女という名称の用例を整理し、俳諧語から怪異名へ展開した過程を検討する論文。
  7. 『宗祇諸国物語』巻五 — 作者未詳(宗祇仮託)(京・坂上勝兵衛ほか刊/早稲田大学図書館, 貞享2年(1685年)) [仮名草子・古典文献]越後で一丈ほどの若い白い女に出会い、雪の精が姿を変えたものと説明する物語と挿絵を収める。
  8. 佐脇嵩之『百怪図巻』「ゆき女」 — 佐脇嵩之(福岡市博物館, 元文2年(1737年)) [古典図像・公式所蔵]雪女を名札のある一体として収める彩色妖怪絵巻。制作年、作者、形状は公式所蔵情報で確認できる。
  9. 鳥山石燕『画図百鬼夜行』前編・陽「雪女」 — 鳥山石燕(早稲田大学図書館, 安永5年(1776年)初刊) [古典図像・公式所蔵]雪の斜面に立つ女を雪女として描く。版面には名だけがあり、能力や弱点を説明する詞書はない。
  10. Lafcadio Hearn, ‘Yuki-Onna,’ Kwaidan — Lafcadio Hearn(Houghton Mifflin/Project Gutenberg電子本文, 1904年) [文学作品・電子本文]西多摩郡調布の農夫から聞いたとする雪女譚。茂作、巳之吉、お雪、十人の子、秘密の破約と別離を描く。
  11. 幸若舞曲「伏見常盤」寛永刊本系 — 作者未詳(国書データベース, 寛永期) [幸若舞曲・古典籍書誌]雪に埋もれた常盤御前を雪女になぞらえる早期用例候補。怪物との遭遇ではなく比喩として扱う。
  12. 『ゆきをんな物かたり』 — 作者未詳(東京大学霞亭文庫, 寛文5年(1665年)) [御伽草子・古典籍]雪女の名を冠する絵入り本。作品の存在と刊年は確認できるが、後世の白衣の雪精との同系性は確定しない。
  13. 『古今百物語評判』巻四「雪女の事并雪の説」 — 山岡元隣(香川雅信論文所引の学術翻刻, 貞享3年(1686年)) [怪談評判・学術翻刻]俳諧の発句に雪女という言葉が多く見えることを問いとして掲げ、名称流通と怪異説明の接点を示す。
  14. 藤澤衛彦「スキーと雪と雪の怪」雪女・産女カード — 藤澤衛彦(『旅と伝説』1巻1号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1928年) [民俗整理抄録]会津の雪女が産女の姿で表されるという整理を記録する。すべての雪女の起源を示す資料ではない。
  15. 藤澤衛彦「スキーと雪と雪の怪」雪女郎カード — 藤澤衛彦(『旅と伝説』1巻1号/国際日本文化研究センター怪異・妖怪伝承データベース, 1928年) [民俗整理抄録]いわきの雪女郎について、振り返った者を雪の谷へ投げ込むという禁忌を記録する。
  16. Lafcadio Hearn, Glimpses of Unfamiliar Japan, ‘Of Ghosts and Goblins’ — Lafcadio Hearn(Project Gutenberg電子本文, 1894年) [文学・聞書]出雲で聞いた無害な巨大な雪女と、地域不詳の吸血する美女という別の伝聞を並べて記す。
  17. The Criterion Collection, Kwaidan — 小林正樹監督(The Criterion Collection, 1964年制作/1965年国際公開) [映画公式配給情報]小泉八雲の四作品を映画化した『怪談』の作品情報。雪女篇の映像受容を確認する。
  18. 田中徳三監督『怪談雪女郎』 — 田中徳三監督(KADOKAWA公式作品情報, 1968年) [映画公式情報]吹雪、白い息、老人の死、若者への口止めを用いた八雲系雪女の映画作品情報。

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