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Le Petit Suiveur (Ato-oi Kozō)

Le Petit Suiveur (Ato-oi Kozō)

Peu commun

ah-toh-OH-i ko-ZO

Kô-otori Kozô (conforme aux traditions)

Esprits des MontagnesKanagawa

Esprit montagnard transmis dans l’est du massif de Tanzawa. Il apparaît sous la forme d’un enfant d’environ quatre à dix ans, parfois jusqu’à quinze, vêtu de nattes de paille, de kimono en kasuri ou de peaux. Il suit silencieusement les gens. Dès qu’on se retourne, il se cache derrière un arbre ou un rocher et disparaît, sans jamais nuire. Parfois, il prend la tête et guide comme un éclaireur. À la tombée du jour, on dit qu’il allume une petite flamme semblable à une lanterne, qui s’éteint d’elle-même près des villages.

Abumikuchi

Abumikuchi

Rare

a-bou-mi-kou-tchi

Conforme à l’illustration de Sekien

Tsukumogami et créatures d’objetsOrigine inconnue

Abumikuchi est un tsukumogami représenté comme un étrier de cheval auquel ont poussé des yeux et une bouche. On en trouve l’illustration et un court texte chez Toriyama Sekien dans le Hyakki Tsurezure Bukuro, où il est interprété comme un équipement militaire ou équestre jeté puis, avec le temps, animé par un esprit des choses. Le texte cite un passage de la pièce de nô Tomonaga, évoquant un décor de champ de bataille, sans toutefois relater de fait surnaturel précis. Le thème central est la manifestation du ressentiment et de l’attachement d’un outil traité avec négligence.

Le Bébé huileux

Le Bébé huileux

Rare

a-bu-ra A-ka-go

Conforme à l’Iconographie de Sekien

Yōkai domestiques et objets animésShiga

Yōkai illustré à l’époque d’Edo moyen par Toriyama Sekien dans le Konjaku Gazu Zoku Hyakki. Sous l’apparence d’un nourrisson, il lèche l’huile des lanternes. Son origine est rattachée à une croyance d’Ōtsu (province d’Ōmi) selon laquelle un marchand d’huile, ayant volé l’huile offerte à un jizō, devint après sa mort un feu errant (relaté dans Shokoku Riin Dan et Honchō Koji In’enshū). Sekien, s’appuyant sur ces récits de feux fantômes, aurait figuré l’obsession de l’huile sous la forme d’un bébé.

Aburasumashi

Aburasumashi

Rare

あぶらすまし

La voix du Kusazumigoe ── Aburasumashi

Apparitions des montagnes et des champsKumamoto

L'Aburasumashi est un yokai que l'on disait apparaître sur les cols de montagne de la région de Higo Amakusa. Bien qu'il soit souvent dépeint comme une petite créature portant un manteau de paille (mino), avec une tête ressemblant à une pomme de terre et de grands yeux, la légende originale le décrit sans forme définie, se manifestant uniquement par une voix ou une présence. Il est connu grâce à une histoire se déroulant au col de Kusazumigoe — entre Kawachi (Sumoto-machi) et Shimoura (Hondo) — consignée par le folkloriste Ryuichi Hamada dans son ouvrage *Amakusa-to Minzokushi* (Folklore de l'île d'Amakusa) en 1932. On dit que le terme « sumashi » dans son nom vient du dialecte d'Amakusa signifiant « presser » ou « extraire » de l'huile, ce qui suggère qu'il s'agit d'un yokai lié aux coutumes locales consistant à extraire de la précieuse huile des graines de camélia et de sasanqua.

Aburahi-daimyojin

Aburahi-daimyojin

Divin

あぶらひだいみょうじん

La divinité tutélaire de Koka descendant avec une lumière enflammée sur le mont Aburahi

Esprits divins / DivinitésShiga

Aburahi-daimyojin est la divinité vénérée au sanctuaire d'Aburahi, situé au pied du mont Aburahi, un sommet sacré du district de Koka dans la province d'Omi. Il est adoré en tant que dieu de l'huile et du feu. Selon la légende du sanctuaire, une divinité est descendue sur le sommet du mont Aburahi en émettant une lumière semblable à de l'huile enflammée, et le nom « Aburahi » (Soleil/Feu d'Huile) serait né de ce signe de bon augure. Au sommet se trouve le sanctuaire Take, où est vénérée la déesse de l'eau Mitsuhanome-no-kami, préservant ainsi une ancienne forme de culte de la montagne qui vénère le mont Aburahi lui-même comme un corps sacré (shintaisan). Des archives montrent que la divinité d'Aburahi a reçu le rang de cinquième rang inférieur, grade inférieur, lors de la première année de l'ère Gangyo (877) durant la période Heian, indiquant qu'il s'agit d'un ancien sanctuaire vénéré bien avant cette époque.

Aburabō (l’esprit de l’huile)

Aburabō (l’esprit de l’huile)

Peu commun

a-bou-ra-BOH

Aburabō (type traditionnel)

人妖・半人半妖Shiga

L’Aburabō est l’esprit devenu feu follet de ceux qui ont commis des fautes liées à l’huile consacrée des temples et sanctuaires. Répandu à Shiga et Kyoto, on dit qu’il naît d’un moine ayant volé l’huile de lampe du mont Hiei ou de l’ombre d’un porteur de jarre d’huile. Il apparaît surtout les nuits de la fin du printemps à l’été, près des portes de temple, aux pieds des montagnes ou le long des digues et des étangs, puis s’éloigne silencieusement. Son nom renvoie au péché et à l’obsession liés à l’huile.

Abe no Seimei

Abe no Seimei

Légendaire

a-BÉ no SEI-mé

Version Traditionnelle • Onmyōji Seimei

Fantômes et EspritsKyoto

Personnage attesté des sources du milieu de l’époque de Heian, onmyōji de la cour. Élève du clan Kamo, il maîtrisa astronomie, calendrier et divination, et officia aux rites de purification et aux pas rituels (henbai) à la cour. Les journaux de l’époque témoignent de la confiance que lui accordèrent les empereurs Kazan et Ichijō ainsi que Fujiwara no Michinaga. Il devint aussi docteur en astronomie et contribua à établir la lignée onmyōdō de la maison Abe (famille Tsuchimikado). Plus tard, les récits amplifièrent son image de thaumaturge, faisant de lui l’archétype du chasseur d’esprits et maître des shikigami.

La Vieille de l’amazake

La Vieille de l’amazake

Épique

a-ma-za-ké-ba-ba

Conforme aux traditions

人妖・半人半妖Nagano

Un yōkai prenant l’apparence d’une vieille femme qui, au cœur de la nuit, frappe aux portes en demandant « N’auriez-vous pas de l’amazake ? ». On la redoute car elle apporterait la maladie, quelle que soit la réponse. On dit qu’on peut l’éloigner en suspendant des feuilles de cèdre, des branches de nandina ou des piments à l’entrée. Des traditions d’Edo au Tōhoku la relient à la propagation d’épidémies, et certains l’assimilent au dieu de la variole. Elle est aussi associée aux cris des vendeurs ambulants lors des nuits hivernales.

Amaterasu-Omikami

Amaterasu-Omikami

Divin

あまてらすおおみかみ

Divinité Suprême du Takamagahara

Esprit Divin / DivinitéMie

Amaterasu-Omikami est la déesse du soleil apparaissant dans le *Kojiki* (712) et le *Nihon Shoki* (720). Elle est l'aînée des Trois Nobles Enfants, née de l'œil gauche de son père, Izanagi-no-Mikoto, lorsqu'il effectua un rituel de purification (misogi) à Ahakihara pour se laver des impuretés du monde des morts (Yomi). Dans le *Kojiki*, son nom s'écrit « Amaterasu-Omikami » ; dans le *Nihon Shoki*, elle est appelée « Déesse du Soleil », « Ohohirume-no-Muchi » et « Amaterasu-Omikami ». Le nom divin chanté par les prêtres shinto devant l'autel d'Ise Jingu est « Amaterashimasu-Sume-Okami ». Chargée par son père de gouverner le Takamagahara (la Haute Plaine Céleste), elle fut enragée par les actes violents de son jeune frère Susanoo-no-Mikoto et se cacha dans la Grotte Céleste (Amano-Iwato), plongeant le monde dans les ténèbres. Cet épisode de la « Retraite dans la Grotte Céleste » est l'un des plus grands récits de la mythologie japonaise. Après avoir été attirée hors de la grotte par la sagesse et les danses des huit millions de divinités, elle confia les Trois Trésors Sacrés (le miroir Yata, le joyau Yasakani et l'épée Kusanagi) à son petit-fils Ninigi-no-Mikoto, l'envoyant gouverner Ashihara-no-Nakatsukuni (le Monde Central des Plaines de Roseaux). Ainsi, elle devint la divinité ancestrale de l'Empereur Jimmu et de la lignée impériale successive. Principalement vénérée au sanctuaire intérieur d'Ise Jingu (Kotaijingu), elle est adorée comme la divinité suprême du Japon de l'Antiquité à nos jours.

Amano-zako

Amano-zako

Épique

a-ma-no-za-ko

Conforme au Zukai · Idole de divinité monstrueuse

Divinités et esprits divinsInconnue (mentionné surtout dans des sources de l’époque d’Edo)

Amano-zako est une divinité monstrueuse citée dans l’encyclopédie Edoïte Wakan Sansai Zue, d’après un « certain livre ». On dit qu’elle naquit lorsque Susanoo expulsa la férocité logée en lui, laquelle prit forme. D’apparence humanoïde à traits bestiaux, elle a un grand nez, de longues oreilles et des crocs. Elle est d’un tempérament violent : contrariée, elle se déchaîne et peut projeter au loin même des dieux puissants. Elle a une forte propension à dire et faire l’inverse, ce qui la rapproche de l’ama-no-jaku (démon contrariant).

Amanojaku

Amanojaku

Épique

a-ma-no-JA-ku

Mention des contes populaires

鬼・巨怪OkayamaShizuoka

L’Amanojaku est un petit démon connu pour contredire l’esprit humain, inverser paroles et actes, et se moquer des gens. Dans l’iconographie bouddhique, il apparaît comme un mauvais esprit piétiné par les Quatre Rois Célestes ou par Shukongōshin, symbole des passions et des illusions du cœur. Dans les récits mythiques, son nom est lié à des figures comme Ama-no-Sagume ou Ame-wakahiko, suggérant qu’une ancienne divinité ou un esprit chamanique s’est réduit et transformé en image de petit démon dans le folklore. Selon les régions, on le raconte comme imitateur de voix, écho des montagnes ou géant.

Amabié

Amabié

Légendaire

a-ma-bi-é

Conforme aux récits des kawaraban

Êtres Semi-HumainsKumamoto

Yōkai prophétique apparu, dit-on, à la mi-avril de la 3e année Kōka, au large de Higo. Il émettait une lueur chaque nuit depuis la mer, se présenta à un fonctionnaire en se nommant Amabié, annonçant six années d’abondantes récoltes mais aussi une épidémie. Il recommanda, face au fléau, de montrer son effigie aux gens, puis regagna la mer. On ne connaît qu’un seul enregistrement de type kawaraban, les détails restant obscurs.

Amamikiyo

Amamikiyo

Divin

Amamikiyo

Amamikiyo, divinité fondatrice des Ryūkyū

DivinitéOkinawa

Amamikiyo (également appelée Amamiku) est la divinité fondatrice qui, selon la légende, aurait créé la terre et les îles des Ryūkyū. On raconte qu'elle serait venue de l'au-delà par-delà les mers, Nirai Kanai, pour façonner les îles, y installer les hommes et ouvrir les *utaki*, des lieux de culte sacrés. Elle est parfois évoquée aux côtés d'une divinité masculine complémentaire, Shinerikiyo. Selon les textes, on rapporte soit que ces deux divinités ont engendré le pays et les hommes sur l'ordre du dieu du Soleil, soit qu'Amamikiyo a assumé seule l'œuvre de la création. Placée au sommet des croyances okinawaïennes, elle se situe à la racine de la généalogie divine de la religion des Ryūkyū, aux côtés de Kimmamon, divinité visiteuse de Nirai Kanai, et des déesses se manifestant dans les *utaki*.

Amikiri

Amikiri

Rare

a-mi-KI-ri

Conforme aux iconographies, interprétation traditionnelle

Noms génériques et figures collectivesOrigine inconnue

Yōkai figurant uniquement comme image dans le Gazu Hyakki Yagyō du peintre d’Edo Toriyama Sekien. Il est représenté avec des pinces rappelant le crabe ou le scorpion, mais l’ouvrage ne fournit aucune explication et sa nature demeure incertaine. Certains y voient un jeu d’association avec le « coupe-cheveux » des rouleaux antérieurs ou un calembour entre le mot « filet » et de petits crustacés. Plus tard, il est souvent décrit comme tranchant des moustiquaires ou des filets de pêche, mais les sources historiques étayant cela restent limitées.

Femme de pluie

Femme de pluie

Épique

a-mé-ON-na

Édition des traditions (esprit féminin qui appelle la pluie)

Phénomènes météorologiques et calamitésNagano

Esprit ou yōkai féminin lié à la pluie, capable de l’invoquer ou associé à son arrivée. Dans le Konjaku Hyakki Shūi de Toriyama Sekien figure le sujet « Ame-onna », inspiré de l’allégorie des nuages du matin et des pluies du soir (Gao Tang Fu) attribuée à Song Yu du pays de Chu, à dominante satirique plutôt que descriptive. Dans le folklore, on la craint parfois comme une entité apparaissant les jours de pluie pour enlever des enfants, tandis que d’autres traditions la vénèrent comme une puissance apportant la pluie lors des sécheresses.

Ame-no-uzume

Ame-no-uzume

Divin

ame-no-uzume

La Danseuse Rieuse qui Ouvre la Grotte

Divinité / Esprit divinMieMiyazaki

Ame-no-uzume (Ame-no-uzume-no-mikoto) est la déesse des arts du spectacle et des festivités qui a dansé devant l'Amano-Iwato (la grotte céleste), provoquant des rires qui ont attiré Amaterasu-Ōmikami à l'extérieur. Dans le « Kojiki », lorsqu'Amaterasu s'est cachée dans la grotte et a plongé le monde dans les ténèbres, Uzume a renversé un baquet, l'a frappé de ses pieds de manière retentissante et a dansé comme si elle était possédée, exposant ses seins. La myriade de divinités rassemblées a éclaté de rire, et ce tumulte a poussé Amaterasu à jeter un coup d'œil à l'extérieur, ramenant la lumière dans le monde. Son individualité écrasante réside dans la façon dont le rire et la danse ont résolu une crise cosmique. Le « Nihon Shoki » contient également divers récits du mythe de la grotte, la dépeignant sous le nom d'Ame-no-uzume-no-mikoto, une figure divine exécutant des danses avec habileté devant les dieux. Elle n'est pas seulement une danseuse joyeuse. C'est une spécialiste des rituels qui manipule l'attention des dieux, force les portes fermées à s'ouvrir et change complètement l'atmosphère d'un lieu. Considérée comme une combinaison des arts du spectacle, du kagura (musique et danse sacrées), de la possession chamanique et du pouvoir magique du rire, elle joue un rôle sans précédent dans la base de données des yōkai et des divinités. Lors de la Descente du Petit-fils Céleste (Tenson Kōrin), Ame-no-uzume affronte Sarutahiko-no-mikoto, qui bloque le passage, lui demande son nom et joue un rôle pour ouvrir la voie afin de guider le petit-fils céleste. Vénérée plus tard dans des sanctuaires comme le sanctuaire Sarume en lien avec Sarutahiko, ses croyances se recoupent avec l'amélioration des arts du spectacle, la recherche de partenaires et l'ouverture de voies. La danse qui ouvre la grotte et le dialogue qui ouvre le chemin sont cohérents dans leur pouvoir d'ouvrir ce qui est fermé. Parmi les divinités célestes, Uzume n'est pas un dieu qui donne des ordres avec autorité, mais quelqu'un qui fait bouger le monde en préparant le terrain. Si Amaterasu est la lumière elle-même, Uzume crée le mécanisme pour que cette lumière puisse briller. Si Sarutahiko est le dieu du chemin, Uzume est celle qui initie le dialogue pour ouvrir ce chemin. Opérant autour des personnages principaux, elle modifie de manière décisive le cours du mythe. Cette force flexible soutient sa présence irremplaçable au sein de la mythologie.

Ame-no-Oshihomimi

Ame-no-Oshihomimi

Divin

あめのおしほみみのみこと

Ame-no-Oshihomimi, le dieu prince héritier qui transmet la mission à son enfant sur le Pont Flottant du Ciel

神霊・神格Fukuoka

Ame-no-Oshihomimi est la divinité principale parmi les cinq dieux mâles nés du *ukehi* (serment) entre Amaterasu-Omikami et Susanoo-no-Mikoto, et le dieu prince héritier qui s'est arrêté à un pas de la Tenson Korin (la descente du petit-fils céleste). Dans le récit du *Kojiki* sur le *ukehi*, Susanoo prend les perles enroulées autour du chignon gauche d'Amaterasu, les lave dans le Vrai Puits Céleste, les croque et les recrache. De la brume de son souffle naît Masakatsu-Akatsu-Katsuhayahi-Ame-no-Oshihomimi-no-Mikoto. Concernant les cinq dieux mâles nés par la suite, Amaterasu déclare que puisque les *monozane* (objets sources) lui appartenaient, ils sont naturellement ses propres enfants. Le mot « katsu » (victoire), qui apparaît trois fois dans son nom, est interprété par le commentaire de l'Université Kokugakuin comme une question liée à la victoire ou à la défaite du *ukehi*. Dans la première partie de la Pacification d'Ashihara-no-Nakatsukuni, Amaterasu a l'intention de le faire descendre, déclarant que le « Pays des plaines de roseaux abondantes et des épis de riz frais de mille et cinq cents automnes » est le pays gouverné par mon enfant, Masakatsu-Akatsu-Katsuhayahi-Ame-no-Oshihomimi-no-Mikoto. Cependant, se tenant sur le Pont Flottant du Ciel, Ame-no-Oshihomimi voit que la terre est extrêmement tumultueuse et s'en retourne. Dans la première partie de la Tenson Korin, après la pacification, il reçoit de nouveau l'ordre d'Amaterasu et de Takagi-no-Kami, mais suggère d'envoyer plutôt son enfant, Ame-no-Nigishikuni-Nigishiamatsuhiko-Hikoho-no-Ninigi-no-Mikoto, qui vient de naître alors qu'il se préparait à descendre. Le sanctuaire Hikosan Jingu consacre Masakatsu-Akatsu-Katsuhayahi-Ame-no-Oshihomimi-no-Mikoto comme sa divinité principale, et la tradition veut que le mont Hiko ait été appelé la « Montagne de l'Enfant du Soleil » (Hikosan) en l'honneur de ce dieu. Malgré un nom signifiant la victoire, Ame-no-Oshihomimi est un dieu qui ne descend pas lui-même, mais qui juge précisément le bon moment pour transmettre la mission céleste à la génération suivante.

Ame-no-koyane

Ame-no-koyane

Divin

ame-no-koyane

Ame-no-koyane, Dieu Rituel Récitant des Prières à la Grotte

Divinité / Esprit DivinNaraMie

Ame-no-koyane est le dieu du rituel et des mots qui a récité des prières norito devant la Grotte Céleste (Ama-no-Iwayato) et qui est considéré comme l'ancêtre des Nakatomi muraji lors de la Descente du Petit-Fils Céleste. Dans la deuxième partie du mythe de la Grotte Céleste du Kojiki, après qu'Amaterasu-Omikami se soit cachée dans la Grotte Céleste, sous la stratégie d'Omoikane, Ame-no-koyane et Futodama-no-mikoto ont été convoqués. Ils ont extrait l'omoplate d'un cerf du mont Amanokagu, préparé la divination à l'aide de bois Hahaka, et ont suspendu des joyaux, un miroir et des tissus sur un arbre sakaki sacré. Ensuite, Futodama a tenu les offrandes gohei, et Ame-no-koyane a récité avec ferveur les Futonoritogoto (prières norito solennelles), ouvrant la scène de la grotte de roche avec des mots. Ici, Ame-no-koyane n'est ni un dieu combattant, ni un dieu danseur, ni un dieu qui force la porte avec sa force. Il est le dieu qui, dans un monde plongé dans les ténèbres, transforme les instruments rituels et l'espace préparés par les dieux en un ordre de voix appelé norito. Les annotations de l'Université Kokugakuin soulignent qu'Ame-no-koyane est l'ancêtre des Nakatomi muraji et autres, et descend en accompagnant Ninigi-no-mikoto comme l'un des Itsutomonoo (les cinq divinités accompagnatrices). Lors de la Descente du Petit-Fils Céleste, Ame-no-koyane descend en tant que Itsutomonoo aux côtés de Futodama, Ame-no-uzume, Ishikoridome et Tamanoya, se connectant à l'ordre terrestre en tant que dieu ancestral du clan en charge des rituels. Au sanctuaire Kasuga Taisha, l'histoire officielle rapporte qu'en la deuxième année de Jingo-Keiun (768), un sanctuaire principal fut construit au pied du mont Mikasa, abritant Takemikazuchi-no-mikoto, Futsunushi-no-mikoto, Ame-no-koyane-no-mikoto et Himegami. Ame-no-koyane-no-mikoto est vénéré jusqu'à ce jour comme l'une des divinités de Kasuga, le dieu tutélaire du clan Fujiwara. L'essence d'Ame-no-koyane réside dans son pouvoir d'articuler la volonté divine et d'établir un espace comme un rituel.

Amenosagume

Amenosagume

Divin

ah-MÉ no sa-GU-mé

Déesse accompagnant Ame-no-Wakahiko, Amenosagume

人妖・半人半妖Osaka

Une déesse écrite sous le nom de "Ame-no-Sagume" dans le *Kojiki* et le *Nihon Shoki*. Elle apparaît comme une entité accompagnant Ame-no-Wakahiko et est connue pour l'anecdote où elle a averti que le cri du faisan Nakime était de mauvais augure. Elle est interprétée comme ayant une nature liée à la divination chamanique de la bonne et mauvaise fortune, et d'un point de vue folklorique, certains la considèrent comme le prototype de l'Amanojaku. Qu'elle soit un Amatsukami (divinité céleste) ou un Kunitsukami (divinité terrestre) varie selon les documents historiques, ce qui rend son statut divin assez unique.

Ame-no-tajikarao

Ame-no-tajikarao

Divin

ame-no-tajikarao

Ame-no-tajikarao, le Dieu de la Force qui Ouvre la Grotte Céleste

Divinité / Esprit DivinNaganoMie

Ame-no-tajikarao est un dieu de la force qui apparaît dans « La Grotte Céleste » et « La Descente du Petit-Fils Céleste » dans le premier volume du Kojiki. La base de données des noms de divinités de l'Université Kokugakuin indique que sa lecture est « Ame-no-tajikarao-no-kami », et précise qu'il est écrit Tajikarao-no-kami ou Ame-no-tajikarao-no-kami dans le Nihon Shoki, et Ame-no-tajikarao-no-kami dans le Kogo Shui. Son nom est souvent interprété comme « le dieu masculin du royaume céleste à la force manuelle exceptionnelle », mais il n'est pas simplement un dieu de la force brute. Dans la scène où Amaterasu-Omikami se cache dans la Grotte Céleste (Ama-no-Iwayato), plongeant le monde dans les ténèbres, au moment où Ame-no-koyane-no-mikoto et Futodama-no-mikoto présentent un miroir et qu'Amaterasu s'approche de l'entrée, Ame-no-tajikarao, qui s'était caché sur le côté, prend sa main et la tire dehors. D'un seul geste, Takamagahara et Ashihara-no-nakatsukuni sont à nouveau illuminés. En d'autres termes, la force d'Ame-no-tajikarao n'est pas la violence, mais le pouvoir décisif d'ouvrir une frontière sacrée fermée au bon moment, restaurant la lumière et l'ordre. Le mythe de la Grotte Céleste entremêle la sagesse d'Omoikane, la danse d'Ame-no-uzume, les instruments rituels tels que les miroirs, les joyaux et les tissus, ainsi que la corde sacrée (shimenawa) de Futodama-no-mikoto. Ame-no-tajikarao sert de conclusion magistrale, assumant le rôle de déplacer la déesse du soleil enfermée vers le monde extérieur. Dans la section sur la Descente du Petit-Fils Céleste, il est ajouté comme divinité accompagnant les trois trésors sacrés, aux côtés de Tokoyo-no-omoikane-no-kami et Ame-no-ishikadowake-no-kami, et est consigné comme le dieu enchâssé à Sana-no-agata. Le sanctuaire Togakushi, dans la préfecture de Nagano, vénère Ame-no-tajikarao-no-mikoto en tant que divinité de son Okusha (sanctuaire intérieur), transmettant jusqu'à nos jours la légende de sa force divine qui a ouvert la Grotte Céleste et comment la porte de roche projetée est devenue le mont Togakushi. Plutôt qu'une anomalie, il existe en tant que figure divine qui brise l'état mythologique de fermeture.

天穂日命

天穂日命

Divin

あめのほひのみこと

出雲へ傾いた天つ穂霊・天穂日命

神霊・神格Shimane

Ame-no-hohi est l'une des cinq divinités masculines nées du ukehi (serment) entre Amaterasu Omikami et Susanoo-no-Mikoto. Enregistré dans le Kojiki sous le nom d'Ameno-hohi-no-Mikoto ou Ameno-hopi-no-Mikoto, il est décrit comme une divinité née du souffle de Susanoo-no-Mikoto, utilisant les perles magatama d'Amaterasu Omikami comme 'monozane' (objet source). Les annotations du « Kojiki Viewer » de l'Université Kokugakuin expliquent que « Ho » dans son nom fait référence aux épis de riz et « Hi » à l'esprit, faisant de lui l'esprit des épis de riz du royaume céleste. Sa divinité est ainsi d'abord liée à l'abondance agricole et à la lignée céleste. Si parmi les cinq dieux, Ame-no-oshiho-mimi porte la lumière directe menant au Tenson Korin (la descente du petit-fils céleste), Ame-no-hohi se tient à ses côtés, ouvrant un circuit horizontal vers les épis de riz, le royaume terrestre et Izumo. Le chevauchement de la lignée céleste et du monde terrestre de la riziculture est la caractéristique distinctive de cette divinité. Cependant, son histoire prend rapidement une tournure vers Izumo. Lors de la pacification d'Ashihara-no-Nakatsukuni (la Terre centrale des plaines de roseaux), les myriades de divinités et Omoikane désignent Ame-no-hohi comme premier messager, mais il s'attire les faveurs d'Okuninushi et ne fait pas de rapport pendant trois ans. D'un autre côté, ces mêmes annotations soulignent que dans le « Izumo-no-Kuni-no-Miyatsuko-no-Kamuyogoto » (Paroles de félicitation du gouverneur d'Izumo), Ame-no-hohi est décrit comme inspectant le royaume terrestre, tandis que son fils Ame-no-hinadori participe à la pacification. En d'autres termes, bien qu'il soit un enfant d'Amaterasu, Ame-no-hohi occupe une double position en tant que divinité ancestrale d'Izumo. Il est à la fois un messager raté et une divinité frontière intensément politique et rituelle, reliant les ordres des divinités célestes au monde des divinités terrestres. Il ne doit être considéré ni simplement comme un vassal loyal ni comme un traître, mais comme une divinité se tenant là où la mythologie centrale entre en collision avec l'interprétation des rituels d'Izumo.

Le Petit Moine de la Pluie

Le Petit Moine de la Pluie

Peu commun

ah-mé-fri ko-zô (ame-furi kozo)

Amashidō (le Page de la Pluie)

Yōkai domestiques et objets animésÉpoque d’Edo (Japon)

Yōkai en habit de jeune moine figurant dans le recueil illustré d’Edo « Konjaku Gazu Zoku Hyakki ». Il est représenté coiffé d’une ombrelle japonaise sans baleines médianes et tenant une lanterne. Les commentaires l’assimilent au page servant du dieu de la pluie, l’« Ushi » (maître de la pluie), avec un jeu de mots implicite. Il apparaît aussi dans les kibyōshi, souvent dans un rôle de petit serviteur. Peu de traditions locales attestées : sa figure est surtout d’origine littéraire et iconographique.

Femme descendue du ciel (Amoorōnagu)

Femme descendue du ciel (Amoorōnagu)

Peu commun

a-mo-ro-na-gou

Conforme aux traditions

Fantômes et espritsKagoshima

Une apparition de type tennyo transmise à Amami Ōshima. Aussi appelée femme céleste, elle mêle le motif de la visiteuse des légendes de la robe de plumes et celui d’un être qui descend du ciel en quête d’hommes. Elle se montre avec un furoshiki blanc dans le dos et amène une fine pluie même par beau temps. Elle séduit les hommes avec volupté et, s’ils cèdent, leur ôte la vie. On dit aussi qu’elle fait boire l’eau d’une louche pour emporter l’âme au ciel.

Ayakashi

Ayakashi

Épique

Ayakashi

Ayakashi, feux et mirages des mers de l’Ouest

Terme génériqueTerme collectif pour les phénomènes maritimes, dont le sens varie selon les régions du Japon

Ayakashi est un terme générique pour les phénomènes étranges et yōkai apparaissant en mer. Selon les régions, il désigne des feux follets, des « fantômes de bateaux » ou des mirages au large. À Nagasaki, il s’agit de feux mystérieux sur la mer ; à Yamaguchi et Saga, il peut désigner des esprits qui nuisent aux navires. À Tsushima, de vastes flammes apparaîtraient sur les plages, tandis qu’au large elles prennent l’apparence d’une montagne qui barre la route des bateaux. Des croyances liées au rémora s’y mêlent parfois, et l’ensemble sert d’explication traditionnelle aux naufrages et disparitions en mer.

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