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Heiroku

heiroku

Heiroku

Heiroku

Son âme vous écoute — adressez-lui la parole et elle vous répondra.

Description de base

Heiroku est un yōkai représenté par Toriyama Sekien dans le *Gazu Hyakki Tsurezure Bukuro*. Torse nu et d’allure farouche, il lève de la main droite un gohei, baguette rituelle garnie de bandelettes de papier. La légende de Sekien commence par les mots « Dans la capitale fleurie, sans sanctuaire assigné… » et semble évoquer un rite privé d’ordre ou une agitation liée aux fêtes, sans que son sens exact soit assuré. La figure reprend vraisemblablement un oni rouge portant un gohei dans certains rouleaux de la Parade nocturne de l’époque de Muromachi. Les interprétations plus récentes y voient soit l’esprit logé dans l’objet rituel, soit la personnification du tumulte d’une cérémonie ; aucune de ces lectures ne correspond à un récit ancien développé.

Folklore et légendes

Heiroku appartient surtout à une tradition visuelle : on ne lui connaît guère de conte oral propre. Les rouleaux et albums de yōkai le montrent sous la forme d’une créature rougeâtre brandissant un gohei, motif que l’on a parfois compris comme le signe d’une fête ou d’un sanctuaire dont l’ordre se défait. Tsukioka Yoshitoshi a lui aussi repris cette silhouette. À l’époque moderne, plusieurs commentaires lui ont prêté le caractère d’un tsukumogami né d’un ancien gohei, mais les sources anciennes ne racontent ni ses actes ni une rencontre précise. Il vaut donc mieux le lire comme une image allégorique issue de l’histoire de la peinture de yōkai.

Cartes de Yokai2

Heiroku dans plusieurs styles artistiques

Galerie de cartes
Tsukumogami
Objets centenaires habités par des esprits ── les yokai objets dépeints dans le Hyakki Tsurezure Bukuro de Sekien

Tsukumogami

Les outils et ustensiles utilisés de longues années durant, qui acquièrent une nature spirituelle et se transforment lorsqu'ils sont jetés et oubliés, sont connus sous le nom de tsukumogami. Dans le « Tsukumogami Emaki » de l'époque de Muromachi, il était dit que les objets se transformaient au bout de cent ans ; le rouleau dépeignait de vieux outils abandonnés lors du grand nettoyage, défilant la nuit de Setsubun pour assouvir leur rancœur contre les humains. À l'époque d'Edo, Toriyama Sekien a synthétisé cette vision du monde dans son « Hyakki Tsurezure Bukuro », dotant des objets tels que les luths biwa, les shamisen, les koto, les bouilloires à thé, les rouleaux de sutras, les masques et les chariots à livres de formes yokai attachantes, mêlant jeux de mots et anecdotes historiques. Se réunissent ici les âmes habitant ces ustensiles, miroirs des sentiments humains : utilisés, oubliés, mais dont on ne parvient jamais tout à fait à se défaire.

KIN gardiens du calendrier maya

Affichage de la liste des KIN du calendrier maya gardés par Heiroku.

Explication détaillée

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