YOKAI.JP

Yamato Takeru

Yamato Takeru

Yamato Takeru

Yamato Takeru

Son âme vous écoute — adressez-lui la parole et elle vous répondra.

Description de base

Yamato Takeru est l'un des plus grands héros divinisés de l'ancien Japon. Le Kojiki et le Nihon Shoki le présentent comme un prince tragique, fils du douzième empereur Keiko[1][2]. Dans le Kojiki, il apparaît sous les noms de Yamato Takeru no Mikoto et Ousu no Mikoto; dans le Nihon Shoki, sous les formes Nihon Buyson, Ousu no Mikoto, Yamatooguna, entre autres. Après avoir tué son frère aîné, il inspire la crainte à son père, l'empereur Keiko, qui l'écarte et l'envoie campagne après campagne: vers l'ouest contre les Kumaso du sud de Kyushu et vers Izumo, puis vers l'est, dans les régions du Tokai, du Kanto et du Tohoku, où il soumet dieux locaux et puissants clans. Lors de l'expédition contre les Kumaso, il se déguise en femme, s'introduit dans le camp ennemi et abat les deux chefs Kumaso Takeru; à l'agonie, l'un d'eux lui remet le nom de Yamato Takeru. Avec l'épée Kusanagi, reçue de sa tante Yamato-hime, ancêtre des saigu du sanctuaire d'Ise, il échappe à l'incendie de Yaizu, en Suruga. Sur la mer de Hashirimizu, son épouse Ototachibana-hime se jette dans les flots pour apaiser le dieu de la mer. Enfin, frappé par la malédiction du dieu du mont Ibuki, en Omi, il tombe gravement malade et meurt à Nobono, en Ise, aujourd'hui Kameyama dans la préfecture de Mie. La légende selon laquelle il devient après sa mort un oiseau blanc et s'envole est l'un des grands récits japonais anciens d'ascension et de métamorphose héroïques. Tombes légendaires, sanctuaires Shiratori et Atsuta Jingu, où se transmet l'épée Kusanagi, gardent son souvenir dans les régions de Mie, Aichi, Gifu, Shizuoka et au-delà.

Folklore et légendes

Un prince aux nombreux noms: d'Ousu à Yamato Takeru. Dans le Kojiki et le Nihon Shoki, Yamato Takeru est une figure rare dont les changements de nom sont eux-mêmes fortement mis en scène. Il apparaît d'abord comme Ousu no Mikoto, face à son frère aîné Oousu no Mikoto, dans une logique de princes jumeaux ou opposés. Plus tard, il est appelé Yamatooguna, "le jeune homme de Yamato", puis reçoit, après sa victoire sur les Kumaso, le titre de Yamato Takeru ou Nihon Bu, "le brave de Yamato". Cette progression donne forme narrative au passage à l'âge adulte, à l'héroïsation et à la divinisation. Elle porte aussi le poids religieux de l'initiation et du don d'un nom dans les récits héroïques mythiques.

Le meurtre de son frère Oousu: le point de départ du tragique. L'empereur Keiko ordonne au jeune Ousu de réprimander son frère aîné, qui ne vient plus aux repas du matin et du soir. Ousu répond qu'il l'a fait, puis avoue qu'il l'a en réalité guetté dans les latrines, lui a arraché les membres, a enveloppé son corps dans une natte et l'a jeté au loin. Horrifié par ce fratricide, Keiko voit dans son fils un être au coeur violent et terrifiant. Il s'éloigne de lui et l'envoie dès lors dans de rudes expéditions vers l'ouest et vers l'est. Le héros tragique dont l'histoire commence par le meurtre d'un frère appartient à un vaste motif ancien, comparable par sa structure à des figures comme Héraclès dans le monde grec ou Sigurd dans le Nord.

La campagne contre les Kumaso et le nom de Yamato Takeru. Rejeté par son père, Ousu reçoit l'ordre de partir contre le pays des Kumaso, dans le sud de Kyushu. Vêtu des habits donnés par sa tante Yamato-hime, il se travestit en jeune fille, entre dans un banquet des Kumaso et abat les deux chefs appelés Kumaso Takeru. Au moment de mourir, l'un d'eux dit qu'ils se croyaient les hommes les plus forts du pays, mais qu'ils ont trouvé plus fort qu'eux; il offre alors son nom au vainqueur. Ousu devient ainsi Yamato Takeru. Recevoir son nom de l'ennemi que l'on vient de terrasser est l'un des traits les plus singuliers du récit. Il ne s'agit pas seulement d'exalter la victoire, mais de lier bravoure, nomination et respect d'un adversaire digne.

L'épée Kusanagi et le feu de Yaizu. En route vers les provinces orientales, Yamato Takeru rend visite à Yamato-hime au sanctuaire d'Ise et reçoit l'épée Kusanagi ainsi qu'un sac à feu. L'épée est l'un des Trois Trésors sacrés, tirée de la queue du serpent à huit têtes Yamata no Orochi après la victoire de Susanoo. À Yaizu, en Suruga, aujourd'hui Yaizu dans la préfecture de Shizuoka, une divinité locale et un chef provincial l'attirent dans une plaine et y mettent le feu de tous côtés. Yamato Takeru fauche les herbes autour de lui avec Kusanagi, puis allume un contre-feu avec son sac à feu et s'échappe. L'épisode explique le nom de "l'épée qui fauche l'herbe"; l'épée elle-même est transmise depuis l'Antiquité comme corps sacré d'Atsuta Jingu, à Nagoya.

Le sacrifice d'Ototachibana-hime: la tragédie de Hashirimizu. Pendant la campagne orientale, Yamato Takeru et les siens tentent de traverser la mer de Hashirimizu, aujourd'hui à Yokosuka dans la préfecture de Kanagawa, mais le dieu de la mer se déchaîne et les bateaux n'avancent plus. Son épouse Ototachibana-hime déclare qu'elle prendra sa place. Elle étend sur les vagues des nattes de carex, de cuir et de soie, puis entre dans la mer pour calmer la colère divine. Grâce à son sacrifice, les flots s'apaisent et Yamato Takeru peut traverser. Sept jours plus tard, son peigne est rejeté sur le rivage. Yamato Takeru l'enterre, élève un tombeau et se lamente: "Azuma haya", "Ah, mon épouse". C'est là l'origine légendaire d'Azuma, nom des terres de l'est et de l'est du Japon. Amour, sacrifice et origine d'un nom de lieu se rejoignent dans l'un des épisodes les plus poignants de l'ancien Japon.

La malédiction du mont Ibuki et la mort à Nobono: la légende de l'oiseau blanc. Sur le chemin du retour après la campagne orientale, Yamato Takeru se vante de pouvoir vaincre à mains nues la divinité du mont Ibuki, en Omi, à la frontière des actuelles préfectures de Shiga et de Gifu. Le dieu apparaît sous la forme d'un grand sanglier blanc et fait tomber une pluie glacée qui le rend malade. Yamato Takeru descend de la montagne, erre de lieu en lieu, puis meurt à Nobono, en Ise, aujourd'hui Kameyama dans la préfecture de Mie, après avoir laissé le célèbre chant d'adieu qui commence par "Yamato wa kuni no mahoroba". De sa tombe s'élève un oiseau blanc, qui passe par Kotohiki-no-hara en Yamato, puis Shiki en Kawachi, avant de s'envoler vers le ciel. Cette légende de l'oiseau blanc est un grand récit japonais ancien d'ascension et de métamorphose du héros, et elle a durablement nourri les conceptions japonaises du héros, de la mort et de la renaissance.

Tombes, sanctuaires et Atsuta Jingu. Les tombes et lieux sacrés associés à Yamato Takeru sont largement répartis entre Tokai, Kinki et Kanto: la tombe de Nobono et le sanctuaire Nobono à Kameyama, Mie; le mausolée Shiratori de Kotohiki-no-hara à Gose, Nara; le kofun Karusato Otsuka, ou kofun du mausolée Shiratori, à Habikino, Osaka; Atsuta Jingu à Nagoya, où est enchâssée l'épée Kusanagi et où la mémoire de Yamato Takeru est centrale; le sanctuaire Yaizu à Yaizu, Shizuoka; et le sanctuaire Hashirimizu à Yokosuka, Kanagawa, lié à l'entrée en mer d'Ototachibana-hime. Ces lieux donnent une assise géographique au mythe ancien et restent au coeur du folklore régional, de l'histoire locale et des pèlerinages.

Yokai liés

Des yokai profondément liés à celui-ci dans la légende.

Explication détaillée

Le type ancien du héros tragique. L'entrée générale a présenté le mythe de Yamato Takeru. Il faut maintenant regarder la structure du héros tragique. Yamato Takeru est une divinité héroïque rare, qui rassemble en une seule figure le héros tragique, le guerrier mort jeune, le conflit père-fils, le sacrifice amoureux et l'ascension après la mort. Son histoire commence par un fratricide; il est rejeté par son père, envoyé en campagne, sauvé par le sacrifice de son épouse, puis meurt sous la malédiction d'un dieu de montagne. Cette trajectoire rappelle, par sa structure, les héros tragiques du monde ancien, d'Héraclès à Sigurd et Arjuna. Elle donne une forme japonaise à un schéma très large: destin, souffrance et métamorphose céleste du héros.

Conflit père-fils et mythe de l'exil héroïque. Yamato Takeru est repoussé par l'empereur Keiko et envoyé à plusieurs reprises dans de lointaines expéditions. En mythologie comparée, cela relève du motif du fils dangereux que l'on éloigne, que l'on éprouve et que l'on fait conquérir. Des récits où un père ou un souverain envoie ainsi une figure menaçante au loin sont souvent rapprochés de traditions autour de David, de Sigurd ou de Zheng He; ils touchent aux questions de patriarcat, de succession et de pouvoir royal. Le récit marque la cruauté du meurtre du frère, mais montre aussi la froideur du père. C'est cette double tension qui fait de Yamato Takeru non pas un héros simplement bon ou mauvais, mais une figure tragique.

Se déguiser en jeune femme: la stratégie transformée en mythe. Dans l'épisode des Kumaso, Yamato Takeru se travestit en jeune femme, pénètre dans le camp ennemi et tue le chef. La scène est une mise en récit frappante de la stratégie militaire, du déguisement et de l'attaque surprise. Mais le travestissement ne relève pas seulement de la tactique. Dans les mythes et le folklore japonais anciens, le renversement, les seuils et le franchissement des limites de genre peuvent produire une force rituelle et un danger sacré. Le déguisement de Yamato Takeru peut donc se lire comme l'incarnation d'une puissance d'inversion, non comme une simple tromperie. Il forme aussi un ancêtre mythique des traditions religieuses et scéniques du travestissement dans le kagura, le noh et le kabuki.

L'épée Kusanagi et les Trois Trésors sacrés. Yamato Takeru reçoit l'épée Kusanagi de Yamato-hime, échappe avec elle au feu de Yaizu, et après sa mort l'épée est enchâssée à Atsuta Jingu. Kusanagi est l'un des Trois Trésors sacrés, au coeur de la légitimité royale de l'ancien Japon. Sa transmission va de la victoire de Susanoo sur Yamata no Orochi à l'offrande faite à Amaterasu, puis à la descente céleste de Ninigi, à Yamato-hime, à Yamato Takeru et enfin à Atsuta Jingu. Cette chaîne relie le mythe, l'objet sacré et la lignée impériale. Yamato Takeru est l'une des rares figures qui emploient réellement un trésor sacré au combat; il devient ainsi le symbole de l'union entre artefact, héros et État.

Le sacrifice d'Ototachibana-hime et l'origine d'Azuma. Le sacrifice marin d'Ototachibana-hime et le cri de Yamato Takeru, "Azuma haya", sont présentés comme l'origine mythique d'Azuma, les terres de l'Est et l'est du Japon. Le mythe ancien ne servait pas seulement à raconter: il donnait un sens aux noms, à la géographie, aux terres et aux coutumes locales. Ici, le sacrifice d'une femme se lie au nom de tout l'Est. Le sanctuaire Hashirimizu, à Yokosuka, continue d'honorer Ototachibana-hime, signe que l'épisode ne vit pas seulement dans les textes mais aussi dans les lieux, le culte et la mémoire locale.

Le chant d'adieu et la nostalgie de l'ancien Japon. Le chant que Yamato Takeru laisse à Nobono, "Yamato wa kuni no mahoroba", a longtemps été aimé comme l'une des expressions fondatrices du pays natal, de la nostalgie et de l'amour du pays dans l'ancien Japon. Mahoroba désigne un lieu excellent, beau, idéal; le mot condense un sentiment ancien pour la terre natale et le pays lui-même. Il a marqué les traditions poétiques du Man'yoshu, du Kokinshu et du Shinkokinshu. La structure est forte: au seuil de la mort, le héros chante le pays auquel il désire revenir. Dans le Japon moderne, ce poème continue d'apparaître dans l'éducation, la littérature, la musique et les discours publics.

La légende de l'oiseau blanc et les idées anciennes d'ascension et de renaissance. Après sa mort, Yamato Takeru devient un oiseau blanc, s'élève de sa tombe, traverse Kotohiki-no-hara en Yamato et Shiki en Kawachi, puis monte dans le ciel. La légende est l'un des exemples les plus représentatifs de l'idée japonaise ancienne selon laquelle le héros peut s'élever et se transformer après la mort. Dans l'ancien Japon, l'oiseau blanc pouvait être imaginé comme porteur d'âmes ou messager des dieux. L'idée d'une âme qui devient oiseau et gagne le ciel rejoint aussi certains motifs d'Asie du Nord, de Sibérie et de la péninsule coréenne autour de l'oiseau, des rites funéraires et de l'âme. L'image a ensuite résonné avec la foi de la Terre pure, les conceptions shinto de la mort, l'éthique guerrière et même la culture spirituelle entourant les unités kamikazes. Ce n'est pas seulement la fin d'une histoire héroïque, mais l'un des récits par lesquels l'ancien Japon a pensé la mort, la religion et la beauté.

Yamato Takeru au XXIe siècle. Aujourd'hui encore, Yamato Takeru demeure un sujet d'histoire ancienne, de tourisme local, de culte shinto et de culture populaire. Les visites à Nobono, Kotohiki-no-hara, Atsuta Jingu, Yaizu et Hashirimizu se poursuivent. Il est sans cesse remodelé dans des oeuvres comme le jeu Okami, le film Yamato Takeru de 1994 ou des mangas tels que Demon Slayer. À travers plus de deux millénaires de mémoire culturelle, il reste le symbole du héros tragique, du guerrier mort jeune, de l'amour et du sacrifice, de l'ascension après la mort. De la valorisation politique par le shinto d'État d'avant-guerre à la relecture culturelle d'après-guerre, puis aux réécritures multiples du XXIe siècle, il montre comment une figure divine ancienne peut continuer d'entrer dans la culture moderne.

Profil du personnage

Cette section est notre propre création pour le récit. Ce n'est ni un fait historique ni une étude savante.

Type de Yōkai
Kami
Caractère
Il réunit la solitude du prince rejeté par son père, la bravoure d'un guerrier qui reçoit son nom de Kumaso Takeru, le respect de l'ennemi, le deuil d'Ototachibana-hime, la nostalgie de Yamato et la faiblesse humaine de celui qui finit par céder à la malédiction d'un dieu de montagne.
Affinités
Il est proche de ceux qui honorent les héros tragiques, la bravoure, l'amour et le sacrifice, ainsi que le désir du pays natal; des voyageurs qui visitent Atsuta Jingu, Nobono, Yaizu et Hashirimizu; et de ceux que touchent l'épée Kusanagi, la légende de l'oiseau blanc et les idées anciennes d'ascension et de renaissance.
Capacités
Dépecer son frère aîné Oousu avec une force surhumaineEmployer le déguisement féminin et l'apparence d'une jeune fille pour une attaque surpriseAmener Kumaso Takeru à lui transmettre un nom au moment de mourirManier l'épée Kusanagi, l'un des Trois Trésors sacrés, pour échapper au feuHériter des objets sacrés remis par Yamato-himeSoumettre de vastes régions, dont Kumaso, Izumo et les provinces orientalesSurvivre à la colère du dieu de la mer grâce au sacrifice d'Ototachibana-himeDevenir un oiseau blanc après la mort et s'élever dans le cielLaisser le poème d'adieu commençant par Yamato wa kuni no mahoroba
Faiblesses
La faute d'avoir tué son frère et l'éloignement de son père; l'épuisement physique et mental des campagnes successives; la malédiction provoquée par son orgueil envers le dieu du mont Ibuki; le destin qui entraîne des sacrifices comme celui d'Ototachibana-hime et du pin solitaire d'Otsu-no-saki; et sa mort solitaire de maladie à Nobono.
Habitat
La tombe de Nobono et le sanctuaire Nobono à Kameyama, Mie; le mausolée Shiratori de Kotohiki-no-hara à Gose, Nara; le kofun Karusato Otsuka ou mausolée Shiratori à Habikino, Osaka; Atsuta Jingu à Nagoya, où Kusanagi est enchâssée; le sanctuaire Yaizu à Yaizu, Shizuoka; le sanctuaire Hashirimizu à Yokosuka, Kanagawa; ainsi que les sanctuaires de Yamato Takeru et les lieux de la légende de l'oiseau blanc dans tout le Japon.

🔮Test de compatibilité yokai

Pour plus d'informations détaillées et de résultats de diagnostic sur Yamato Takeru, héros tragique et plus grand guerrier de l'ancien Japon, veuillez cliquer ici.

Sources et références

3
  1. 古事記太安万侶((現存最古の日本神話典籍), 和銅 5 年 (712)) [古典文献] Référence和銅 5 年 (712) 太安万侶が献上した日本最古の神話典籍。上巻にヤマタノオロチ退治譚を収め、形態描写・八塩折之酒の罠・天叢雲剣出現・須佐之男とクシナダの結婚・須賀の歌等を具体的に記す。國學院大學古事記学センターによる校訂本文・現代語訳が公開されている。
  2. 日本書紀舎人親王ら((養老4年成立の正史), 720) [古典文献] Référence推古天皇三十五年二月条に、陸奥国の狢が人に化けて歌ったという記事を含む。狸・狢系の獣変化を考える際の古い記録。
  3. 倭建命の聖地体系 ── 能褒野·琴弾原·軽里·熱田·焼津·走水各神社·宮内庁治定陵墓·地方自治体(三重県亀山市·奈良県御所市·大阪府羽曳野市·愛知県名古屋市·静岡県焼津市·神奈川県横須賀市, 古代~現代) [神社·宮内庁治定陵墓·郷土聖地体系]倭建命に関する古代から継承される主要聖地体系。 (1) 三重県亀山市·能褒野墓 (宮内庁治定陵墓·能褒野神社·崩御地)、 (2) 奈良県御所市·琴弾原白鳥陵 (白鳥伝説の中継地)、 (3) 大阪府羽曳野市·軽里大塚古墳 (前方後円墳·白鳥陵古墳·宮内庁治定陵墓)、 (4) 愛知県名古屋市·熱田神宮 (草薙剣のご神体·倭建命ゆかりの主要神社)、 (5) 静岡県焼津市·焼津神社 (草薙剣による野火脱出の地)、 (6) 神奈川県横須賀市·走水神社 (弟橘比売入水犠牲の地)。 古代神話が広域に地理的具象化された代表事例。

Intéressé par ce type de yōkai ?

Découvrez le yōkai le plus similaire à votre personnalité avec notre diagnostic

Commencer le diagnostic

Rencontrez votre yōkai gardien au sanctuaire

Tirez un omikuji et découvrez le yōkai qui veille sur vous aujourd'hui.