近江(おうみ)という国の名は、湖から生まれた。古代の人々は琵琶湖を「淡海(あふみ)」── 真水の海と呼び、都に近いこの湖を、遠江(とおとうみ)の浜名湖に対して「近(ちか)つ淡海」と名づけた[1]。やがて「近淡海」が「近江」へと縮まる。国の名そのものが、中央に横たわる巨大な湖の存在証明なのである。
近江国は東山道に属し、湖の東を東山道が、西を北陸道が貫き、平安期には東海道もここを通った。東国と西国を分かつ境であり、都へ入る者も都を出る者も、必ずこの水と道の国を踏む ── 近江は、日本列島の交通の臍(ほぞ)であった。この稿では、現代の滋賀県の妖怪事典が湖国全体の怪を見渡したのを承けて、もう一段だけ時を遡る。古代に都が置かれ、英雄が斃れ、最古の人魚が記された「淡海の都」── 令制国としての近江に、妖怪と怪異がどう根を張ったかをたどりたい。
淡海の都 ── 大津宮と壬申の乱の記憶

近江を語るとき、避けて通れないのが、ここがかつて日本の都であった事実だ。天智天皇六年(六六七年)、中大兄皇子は飛鳥から近江へ都を遷し、翌年、天智天皇として即位する[2]。白村江の敗戦(六六三年)で唐と新羅の脅威にさらされた朝廷が、湖に守られた要害の地を選んだのだといわれる。この近江大津宮で、全国規模では初の戸籍とされる庚午年籍(こうごねんじゃく)が編まれた。
だが都の命は短かった。六七一年に天智が崩じると、翌六七二年、天智の子・大友皇子と弟・大海人皇子のあいだで皇位を争う壬申の乱が起こる[3]。激戦の末に大海人皇子(のちの天武天皇)が勝ち、都は再び飛鳥へ戻った。近江大津宮は、わずか五年余で歴史から退場する。古代最大の内乱が決した地 ── その記憶が、近江の地層の最も古い層に刻まれている。妖怪や怨霊の物語が、のちにこの国でかくも濃く育つのは、ここが「都であったが都でなくなった土地」だったことと、けっして無縁ではないだろう。
その大津宮と畿内とをつなぐ咽喉(のど)が、瀬田の唐橋であった。琵琶湖から流れ出る川はただ一本、瀬田川しかない。湖の水がすべてここを通る以上、橋は天然の関門になる ──「唐橋を制する者は天下を制す」と称され、壬申の乱でも、橋をめぐる攻防が乱の帰趨を決した[4]。橋の架設は、大津宮遷都のころにさかのぼると伝わる。湖と道と都を一点で結ぶこの橋が、後世、龍と大百足の物語の舞台になるのは、地理の必然であった。
瀬田唐橋の龍と三上山の大百足 ── 道の妖怪

近江国を象徴する妖怪退治譚は、この瀬田唐橋から始まる。平安の武将・俵藤太(たわらとうだ)こと藤原秀郷(ふじわらのひでさと)が、橋に横たわる大蛇に道をふさがれた。ひるまず踏み越えると、大蛇は人の姿に転じ ── 瀬田川と琵琶湖を支配する龍王の化身であった。

Grand Centipède
Le Grand Centipède est un yōkai centipède géant dont la carapace repousse lames et flèches. Son corps, assez long pour enlacer des montagnes, a des pattes rougeoyantes comme le feu et des crocs venimeux capables de broyer une armure. Ennemi des grands serpents et des dragons, divinités des eaux, il apparaît dans lacs, marais et montagnes pour les affronter. Symbole de bravoure inflexible, il fut perçu comme un bon présage par guerriers et marchands, mais ses formes varient selon les régions et ses détails restent incertains.
En savoir plus龍王は、近江富士とも呼ばれる三上山(みかみやま)を七巻き半する大百足に一族を喰われ、困り果てていた。秀郷は龍王の願いを容れ、二本まで弾かれた矢の三本目に唾をつけ、神仏の加護を得たその一矢で百足の眉間を射抜く。礼として龍宮へ招かれた秀郷は、尽きることのない米俵や巻絹を贈られた ── これが「俵藤太」の名の由来だとも伝わる[5]。武勇譚は『太平記』巻十五にも組みこまれているが[6]、興味深いことに、その『太平記』本では大百足の棲み処を三上山ではなく比良山とする。同じ近江の山でも、語り手によって舞台が湖の東から西へ動く ── このあたりの異伝の機微は、湖国全体を見渡す滋賀県の妖怪事典に詳しい。ここで確かめておきたいのは、橋の下の龍、湖を渡る矢、山に横たわる百足という、近江の地形そのものが物語を動かしているという一点である。道の妖怪は、道のかたちに従って生まれる。
その瀬田唐橋の東詰には、近江国一宮の建部大社(たけべたいしゃ)が鎮まる。祀られるのは古代最大の英雄神・倭建命(やまとたけるのみこと)── だが各地の荒ぶる神を平定したこの英雄ですら、近江の山の神には敗れた。

Yamato Takeru
Yamato Takeru est l'un des plus grands héros divinisés de l'ancien Japon. Le Kojiki et le Nihon Shoki le présentent comme un prince tragique, fils du douzième empereur Keiko. Dans le Kojiki, il apparaît sous les noms de Yamato Takeru no Mikoto et Ousu no Mikoto; dans le Nihon Shoki, sous les formes Nihon Buyson, Ousu no Mikoto, Yamatooguna, entre autres. Après avoir tué son frère aîné, il inspire la crainte à son père, l'empereur Keiko, qui l'écarte et l'envoie campagne après campagne: vers l'ouest contre les Kumaso du sud de Kyushu et vers Izumo, puis vers l'est, dans les régions du Tokai, du Kanto et du Tohoku, où il soumet dieux locaux et puissants clans. Lors de l'expédition contre les Kumaso, il se déguise en femme, s'introduit dans le camp ennemi et abat les deux chefs Kumaso Takeru; à l'agonie, l'un d'eux lui remet le nom de Yamato Takeru. Avec l'épée Kusanagi, reçue de sa tante Yamato-hime, ancêtre des saigu du sanctuaire d'Ise, il échappe à l'incendie de Yaizu, en Suruga. Sur la mer de Hashirimizu, son épouse Ototachibana-hime se jette dans les flots pour apaiser le dieu de la mer. Enfin, frappé par la malédiction du dieu du mont Ibuki, en Omi, il tombe gravement malade et meurt à Nobono, en Ise, aujourd'hui Kameyama dans la préfecture de Mie. La légende selon laquelle il devient après sa mort un oiseau blanc et s'envole est l'un des grands récits japonais anciens d'ascension et de métamorphose héroïques. Tombes légendaires, sanctuaires Shiratori et Atsuta Jingu, où se transmet l'épée Kusanagi, gardent son souvenir dans les régions de Mie, Aichi, Gifu, Shizuoka et au-delà.
En savoir plus『古事記』によれば、ヤマトタケルは伊吹山の神を素手で討とうと登り、道で出会った白い大猪(『日本書紀』では大蛇)を「神の使いだろう、帰りに殺す」と侮った[7]。怒った神は大氷雨(おおひさめ)を降らせて彼の正気を奪う。山を下りた英雄は、伊吹山南麓の醒井(さめがい、現·米原市)の「居醒(いさめ)の清水」でわずかに息を吹き返したと伝わるが、ついに病を得て、伊勢の能煩野(のぼの)で力尽きた。澄んだ湧水はいまも街道沿いに流れ、英雄の最期を近江の地に結びつけている。琵琶湖を見おろす伊吹の山は、英雄を殺すほどの荒神(あらがみ)の坐す山として、この国の北東にそびえていた。建部大社が彼を武運の神として祀るのは、敗れてなお神格を得た英雄への、近江の人々の敬意のかたちであろう。
湖底の最古の人魚と、
湖を掘った巨人 ── 水の妖怪

近江が「淡海の海」と呼ばれた水の国であることは、妖怪の系譜にもくっきりと刻まれている。日本最古の人魚の記録は、ほかでもない近江のものだ。

Ningyo
Le Ningyo (littéralement « poisson-humain ») est un yōkai mi-humain mi-poisson censé vivre dans les mers et les rivières. Dans le folklore japonais, il s'agit d'une entité singulière présentant deux visages totalement opposés : l'un synonyme d'« immortalité », l'autre de « présage de désastre ». Contrairement aux belles sirènes occidentales, les Ningyo décrits dans les textes anciens japonais sont souvent monstrueux, avec « un visage de singe et un corps de poisson » ou dotés « de dents acérées et de cornes ». Lorsqu'ils s'échouaient sur les côtes, ils étaient considérés comme de funestes présages annonçant des guerres ou des épidémies. D'un autre côté, une croyance puissante affirmait que leur chair était un « élixir de jeunesse éternelle ». La légende de « Yao-bikuni », une femme qui aurait vécu 800 ans après avoir mangé de la chair de Ningyo, est répandue dans tout le Japon. À l'époque d'Edo, le Ningyo est passé d'un objet de terreur à une « curiosité de foire » et une « bête rare » suscitant la fascination. Les artisans se sont mis à fabriquer en masse des « momies de Ningyo » en cousant habilement la moitié supérieure d'un singe à la moitié inférieure d'un poisson, déclenchant un véritable engouement et un commerce tant à l'intérieur du pays qu'à l'international.
En savoir plus『日本書紀』推古天皇二十七年(六一九年)の条に、近江国の蒲生河(がもうがわ)に「其の形(かたち)人の如し」というものが現れたと記される[8]。海ではなく、湖へ注ぐ淡水の川に現れたところが、いかにも近江らしい。同じ年、摂津国の堀江でも「児(わかご)の如し、魚にも非ず人にも非ず」というものが網にかかったと併記されるが、近江の蒲生河の例は、文献に裏づけられた人魚の最古例として知られる。もっとも当時「人魚」という語はまだ成立しておらず、後世の人々がこれを人魚と読みかえたものだ。明治の博物学者・南方熊楠は、この古例をオオサンショウウオの誤認だろうと推測している ── 怪異の記録は、しばしば、まだ名を持たぬ何かへの戸惑いから始まる。
水の妖怪は、湖の創成譚にまで遡る。近江には、琵琶湖そのものを掘ったという巨人の伝説が伝わる。

Daidarabotchi
Daidarabotchi est le nom le plus emblématique d’une tradition japonaise de géants qui interprète les dépressions, les étangs et marécages, les puits, les tertres et les montagnes comme les « traces laissées par le corps d’un géant ». Ces récits se concentrent surtout dans les régions du Kantō et du Chūbu, où les appellations varient selon les lieux — Daidara-bō, Daidabotchi, Dairabotchi ou encore Deedarabotchi — et où les graphies en kanji 大太法師 et 大多羅法師 ont également été employées. Il ne s’agit pas d’un individu unique doté partout de la même apparence et de la même biographie, mais d’un ensemble de récits apparentés qui expliquent chaque paysage par les gestes d’un géant et que des noms proches ont fini par réunir. Ces traditions s’intéressent moins au visage ou aux vêtements du géant qu’aux traces qu’il aurait laissées après son passage. Un seul pas enfonce le sol et crée un étang ou un marais ; l’endroit où il prend appui se soulève ; la terre qu’il transporte, ou celle qui tombe de ses chaussures, devient colline ou tertre. Porter une montagne, creuser de la terre pour la déposer ailleurs, planter un bâton ou se soulager permet de relier montagnes lointaines, mer, dépressions et sources à un même corps démesuré. Tous les lieux ne lui attribuent toutefois ni les mêmes gestes ni les mêmes objets, et aucun caractère commun à tout le pays ne se dégage quant à sa bonté, sa malveillance, son intelligence ou son attitude envers les humains. Le *Hitachi no Kuni Fudoki* et le *Harima no Kuni Fudoki* conservent eux aussi des récits anciens qui expliquent le relief par le corps, les empreintes ou les déjections d’immenses « hommes des temps anciens » et « grands hommes ». Leur structure ressemble étroitement à celle des traditions postérieures de Daidarabotchi, mais son nom ne figure dans aucun de ces textes anciens. Il ne s’agit donc pas de la preuve qu’un même yōkai aurait été transmis sans changement depuis l’Antiquité, mais de documents de comparaison qui attestent l’ancienneté de l’idée consistant à expliquer la forme du pays par le corps d’un géant.
En savoir plusダイダラボッチは、山や湖をつくるほどの巨体を持つ国造りの巨人だ。富士山を盛り上げるために近江の土を掘り、その掘った跡が琵琶湖になったと語られる[9]。湖の輪郭と富士の山容が、一人の巨人の手仕事として一続きに想像されているのである。この伝説の縁から、昭和四十三年(一九六八年)に静岡の富士宮市と近江八幡市は夫婦都市の縁を結んだ。神話を都市交流に変えてしまうあたりに、伝説がいまも生きていることがうかがえる。掘った土が富士になり、その跡が湖になる ── 列島の地形を一つの物語で結ぶこの巨人は、近江が「水の国」であることの、最も雄大な説明になっている。
そして、夜の湖そのものが妖しい火をともす。彦根に伝わる蓑火(みのび)は、湖を渡る舟人の妖怪である。

Feu de paille (Minobi)
Le Minobi est un feu mystérieux, semblable à des lucioles, qui apparaît par points sur les manteaux de paille des bateliers traversant le lac Biwa lors des nuits pluvieuses de la saison des pluies. Il ne brûle ni ne chauffe, ne se propage pas, et s’éteint si l’on retire le manteau. En revanche, le balayer de la main en multiplie les points, qui scintillent comme des étoiles. On l’a tenu pour la manifestation des noyés vindicatifs, mais des lectures modernes y voient un phénomène d’illumination gazeuse; des cas analogues sont signalés ailleurs au Japon.
En savoir plus旧暦五月の雨の夜、琵琶湖の舟上で、蓑(みの)に蛍のような火の玉がいくつもまとわりつく。手で払えば払うほど数を増し、けれども熱くはなく、蓑を脱げば消えるという[10]。鳥山石燕も『今昔百鬼拾遺』にこれを描いた[11]。火でありながら水上にともるという矛盾を、そのまま静かな美しさに変えてしまうところが、湖国の怪らしい。水死者の魂が火になるという説もあれば、明治の井上円了は湖面から立つ燐(りん)やガスのなせるわざと説いた ── 怪異と科学のあわいで、蓑火はいまもほのかに光りつづけている。
三井寺の怨霊 ── 山門寺門の争いが生んだ鼠

都の記憶が古代の層なら、中世の近江に怪異を呼びこんだのは、寺と寺との争いである。大津の三井寺(園城寺)は天台寺門宗の総本山で、たびたび戦乱に焼かれては再興された「不死鳥の寺」として知られる。この寺の歴史に重なる怨霊譚が、頼豪(らいごう)と鉄鼠(てっそ)の物語だ。

Raigō
Raigō, moine tendai du milieu de l’époque de Heian, était réputé pour l’efficacité de ses rites et aurait obtenu la naissance d’un prince pour l’empereur Shirakawa. Plus tard, il souhaita établir une plateforme d’ordination à Onjō‑ji, mais l’opposition farouche d’Enryaku‑ji fit échouer le projet. Rongé par le ressentiment, il se laissa mourir par jeûne méditatif. Après sa mort, son esprit vengeur aurait pris la forme d’un rat dévorant les dépôts de sutras, le « rat de fer » (Tessu), un épisode relaté dans le Dit des Heike et le Taiheiki. C’est un exemple typique où faits historiques et récit d’esprit vengeur se superposent.
En savoir plus頼豪は、白河天皇に皇子誕生を祈願し、百日の祈りの末にこれを成就させた三井寺の高僧だった。恩賞として三井寺に戒壇(かいだん ── 僧に戒を授ける場)を設けることを願ったが、これを嫌う比叡山延暦寺の強硬な反対で叶わず、憤死したと伝わる ──『平家物語』は、恨みのあまり怨霊と化した頼豪が、自ら祈り出した皇子を呪い殺したと語る[12]。承暦元年(一〇七七年)、皇子はわずか四歳で世を去ったという。
この怨念が、やがて鉄の牙を持つ鼠の群れへと姿を変える。

Tessō, le Rat de fer
Le Tessō est un yōkai né de l’esprit vengeur du moine Raigō de Miidera (Onjō‑ji), qui se serait transformé en un gigantesque rat dévorant rouleaux bouddhiques et statues. Son histoire s’inscrit dans le conflit entre Enryaku‑ji et Miidera. Le nom « Tessō » vient de Gazu Hyakki Yagyō de Toriyama Sekien ; les traditions anciennes parlent de « Rat de Raigō » ou « Rat de Miidera ». Ce récit mêle légende d’onryō et peurs populaires liées aux ravages des rats, et a laissé des rites apaisants dans les sanctuaires et temples autour du mont Hiei et d’Ōtsu.
En savoir plus後世の物語では、頼豪の怨霊は八万四千の鉄鼠となって比叡山へ押し寄せ、経巻や仏像を食い荒らした[13]。江戸の妖怪画はこれを鉄鼠(てっそ)と名づけて結晶させ、三井寺には鼠の霊を祀る十八明神社(じゅうはちみょうじんしゃ)── 通称「ねずみの宮」が、いまも比叡山の方角をにらむように建っている。
怨霊が鼠に化けるという発想の背後には、近江の宗教史そのものがある。同じ天台でありながら、円珍(えんちん)門流の三井寺(寺門)と、円仁(えんにん)門流の延暦寺(山門)とは、座主の補任や戒壇の権をめぐって長く反目しあった ── これを「山門寺門の争い」と呼ぶ[14]。正暦四年(九九三年)には山門が寺門の坊舎を焼き、寺門の僧およそ一千人が山を下って三井寺に拠った。頼豪が望んで容れられなかった「戒壇」とは、まさにこの対立の核心であった。怪異は、ここでは空想の産物ではない。生々しい権力闘争の記憶が、鼠という小さな獣の姿を借りて語り直されたのである。
比良の天狗と、
地の底をめぐる三郎 ── 山と地下の妖怪
近江は道と湖の国であると同時に、湖を囲む山の国でもある。湖の西にそびえる比良山(ひらさん)には、大天狗が宿る。

Hira-san Jirōbō
Hira-san Jirōbō est un grand tengu qui plonge ses racines dans le mont Hira, en province d'Ōmi ; parmi les quarante-huit tengu et les Huit Grands Tengu, son nom occupe le second siège (le rang deux), juste après Atago-san Tarōbō. Représenté en grand tengu au long nez, il passe pour commander l'air de la montagne et le vent, et pour gouverner les tengu placés sous ses ordres. Établi dans la chaîne du Hira qui se dresse sur la rive occidentale du lac Biwa, le tengu de cette montagne paraît sous son nom dans les textes médiévaux. Le Hirasan Kojin Reitaku, composé par Keisei en la première année de Enō (1239), consigne un dialogue avec le vieux tengu (le « vieillard ») du mont Hira, et témoigne que Hira fut depuis longtemps conçu comme une montagne sacrée où demeurent les tengu. Dans la hiérarchie des tengu menée par Atago Tarōbō, Jirōbō, en tant que second siège, a souvent été évoqué en couple avec Tarōbō.
En savoir plus比良山次郎坊(ひらさんじろうぼう)は、愛宕山の太郎坊に次ぐ大天狗とされる。注目すべきは、天狗が単なる人を化かす妖怪としてではなく、宗教を論じる存在として一次史料に現れることだ。鎌倉時代の僧・慶政(けいせい)が著した『比良山古人霊託(ひらさんこじんれいたく)』(一二三九年)には、ある女房に憑いた比良山の大天狗と慶政とが、仏法をめぐって長く問答するさまが記されている[15]。日本を代表する八天狗を数えるとき、その筆頭が愛宕の太郎坊、これに次ぐのが比良の次郎坊だとされた。琵琶湖を見おろす比良の高嶺は、それほどの大天狗が坐すにふさわしい山と仰がれたのである。
天狗という存在そのものについては、近江の比良に限らず、修験の山すべてにまたがる広がりを持つ。

Tengu
Le tengu est un yokai et un être quasi divin que l'on dit habiter les montagnes du Japon, un seigneur des hauteurs inséparablement lié aux ascètes yamabushi du Shugendō. Ses formes se répartissent largement en deux lignées. L'une est le tengu au long nez, au visage rougeaud et au nez haut, vêtu de l'habit de l'ascète de montagne, portant un éventail de plumes et de hautes socques à une dent ; l'autre est le tengu-corbeau, au bec et aux ailes de corbeau, sous lesquels suivent des parents inférieurs tels que le tengu-feuille et le tengu-copeau. Ce qui fut jadis conçu comme un oiseau pareil à un milan se durcit, au cours du Moyen Âge, en l'image de l'ascète de montagne au long nez. Le tengu est à la fois un démon qui entrave la Loi bouddhique et, une fois soumis, une divinité gardienne qui la protège — cette double nature est l'essence du tengu. La notion qu'un grand moine arrogant choit et devient tengu fut liée à la « voie du tengu » bouddhique, et dépeinte en satire dans les rouleaux peints de la fin de Kamakura. Au sein du culte des montagnes, en revanche, le tengu était révéré comme gardien de la montagne et maître des arts martiaux et magiques, un être qui éprouve ou guide le pratiquant. Du mont Kurama et du mont Atago à Kyoto en partant, chacune des montagnes sacrées du royaume était dite avoir son propre grand tengu, et le Sutra des Tengu de l'époque pré-moderne en compte le nombre à quarante-huit.
En savoir plus験力、飛行、慢心、そして護法 ── 天狗は、聖と魔の両方を一身に背負う、修行の山の住人である。鼻高の山伏天狗、烏天狗、木の葉天狗と図像も多彩で、ときに人をたぶらかし、ときに仏法を守護する。比良山次郎坊は、その天狗類のなかでも、近江という土地に固有の名を与えられ、正統な大天狗として語り継がれた一例だといえる。
同じ近江の南東、甲賀の地からは、地の底をめぐる異形の英雄が生まれた。

Koga Saburo
Koga Saburo est le protagoniste d'une légende japonaise médiévale tirée du chapitre "Les origines de Suwa" du Shintosho, relatant un voyage souterrain épique et sa transformation en serpent. Décrit comme le troisième fils d'une puissante famille du district de Koka dans la province d'Omi, il pénètre dans une grotte profonde du mont Tateshina (province de Shinano) à la recherche de sa femme disparue, la princesse Kasuga, pour se retrouver piégé sous terre à cause de la jalousie de son frère aîné. Après une longue errance dans cet au-delà souterrain, il finit par regagner la surface, mais son corps s'est transformé en celui d'un serpent géant ou d'un dragon, ce qui le lie finalement au culte de la divinité du sanctuaire supérieur de Suwa. Plutôt que de le confondre avec Takeminakata-no-Kami du Kojiki, Koga Saburo doit être compris comme le produit d'un mythe médiéval alternatif sur les origines de Suwa : l'archétype du "guerrier qui atteint la divinité en prenant la forme d'un serpent".
En savoir plus中世の説話集『神道集』の「諏訪縁起」によれば、甲賀の領主の三男・甲賀三郎(こうがさぶろう)は、天狗にさらわれた妻・春日姫(かすがひめ)を救うべく、信濃の蓼科山(たてしなやま)の人穴へと分け入った[16]。だが地上へ引き上げる綱を兄に切られ、地の底に取り残されてしまう。地下には七十二もの国があったと語られ、三郎はそのひとつ維縵(いかん)国の王女と契りながらも、なお地上を恋いつづけた。長い帰路の末にようやく地上へ帰り着いたとき、その身はすでに蛇(龍)へと変じていた ── やがて人の姿を取り戻した三郎は、諏訪の明神になったと語られる。武士が地底をめぐり、蛇身を経て神へと昇る ── 甲賀の地は、こんな壮大な転生譚の出発点でもあった。地下を旅する英雄という発想が、湖と山にはさまれた近江の地から立ち上がっているのは、暗示的である。
灯火の妖怪と、
湖国を歩いた商人たち ── 近世の近江

Le Bébé huileux
Yōkai illustré à l’époque d’Edo moyen par Toriyama Sekien dans le Konjaku Gazu Zoku Hyakki. Sous l’apparence d’un nourrisson, il lèche l’huile des lanternes. Son origine est rattachée à une croyance d’Ōtsu (province d’Ōmi) selon laquelle un marchand d’huile, ayant volé l’huile offerte à un jizō, devint après sa mort un feu errant (relaté dans Shokoku Riin Dan et Honchō Koji In’enshū). Sekien, s’appuyant sur ces récits de feux fantômes, aurait figuré l’obsession de l’huile sous la forme d’un bébé.
En savoir plus近世に入ると、近江の妖怪は街道や町の暮らしのなかに溶けこんでいく。その代表が油赤子(あぶらあかご)だ。鳥山石燕の『今昔画図続百鬼』(一七七九年)に描かれたこの妖怪は、赤子の姿で行灯(あんどん)の油を舐め取る[17]。石燕の図像の背後には、近江国大津の俗信がある ── 大津で地蔵の灯明油を夜ごと盗んで売っていた油売りが、死後に迷って怪火(油坊)と化したという話だ[18]。火の玉が家に入りこんで赤子の姿となり、油を舐め、また火に戻って飛び去る。「灯(あかり)」が怪を呼ぶという発想は、油という商品が貴重で、寺社の灯明や行灯の灯が暮らしの中心にあった時代の感覚から生まれている。
そして油という商品は、近江のもう一つの顔へとつながっていく。湖と東西の街道に恵まれた近江は、近世日本を代表する商人 ── 近江商人を生んだ土地であった。
八幡商人、日野商人、五個荘商人らは、天秤棒一本をかついで全国へ行商に出た。日野商人は売薬や醸造を得意とし、油もまた彼らの扱った重要な商品の一つであった[19]。「近江の千両天秤」という言葉は、天秤棒一本から千両の身代を築く気概と、富を得ても行商の初心を忘れぬ戒めを、同時に伝えている。妖怪の世界では油を盗む怪火が語られ、現実の世界では油を商う商人が街道を歩く ── 油という一つの品をめぐって、怪異と経済とが同じ近江の街道の上で交差していたのである。湖が交通の臍であったからこそ、ここでは物も人も怪も、同じ道の上を行き来した。
結び ── 湖と道が記憶を畳む国
近江国の妖怪をたどると、この国がいかに「境の国」であったかが見えてくる。東国と西国の境、水と陸の境、聖と魔の境 ── そのいずれもが、湖と道という近江の地理に根ざしている。瀬田唐橋に龍と大百足が立ちあがり、伊吹山に英雄を斃す荒神が坐し、蒲生河に最古の人魚が記され、巨人が湖を掘り、三井寺に怨霊の鼠が群れ、比良に大天狗が宿り、甲賀から地底をめぐる三郎が現れ、大津の街道に油の怪火がともる。
古代の都が置かれ、壬申の乱が決し、英雄が斃れた近江は、その後も都の神仏・軍記・怪談を湖と山で受けとめ、独自の怪異に編みなおしてきた。令制国としての近江がたたんだこれらの記憶は、いまも現代の滋賀県の妖怪事典へと地続きに流れこんでいる。淡海の都は、わずか五年で都であることをやめた。だが、都であった記憶も、英雄が敗れた記憶も、商人が街道を歩いた記憶も、この水の国はけっして手放さなかった。近江の妖怪とは、その畳まれた記憶が、湖面にほのかに灯した火なのである。
