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Mishigê (l’écumoire-hantée)

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Mishigê (l’écumoire-hantée)

Mishigê (l’écumoire-hantée)

Son âme vous écoute — adressez-lui la parole et elle vous répondra.

Description de base

Mishigê est un tsukumogami d’Okinawa : à l’origine, le mot désigne la louche ou spatule à riz. Une fois usée ou jetée, la « mishigê » s’anime la nuit, fait du vacarme et joue des tours aux humains. Elle se regroupe avec d’autres esprits d’ustensiles, comme la nabigê (louche/spatule), et s’ébat jusqu’à l’aube. On rapporte des sons semblables au sanshin ou au tambour provenant des dépotoirs, interprétés comme un avertissement à ne pas maltraiter les vieux objets.

Folklore et légendes

On raconte qu’un homme, attiré de nuit par une musique, rejoignit la fête de jeunes gens et dansa jusqu’à l’aube. Au matin, tous disparurent, ne laissant que des mishigê et des bols éparpillés. Un autre récit parle d’un paysan qui ramena un bœuf trouvé sur la route et le nourrit ; au lever du jour, l’animal s’était évanoui et seule une mishigê reposait sur le tas de fourrage. Ailleurs, après des coups frappés à la porte, on n’y trouva personne : juste une mishigê renversée sur le seuil.

Cartes de Yokai1

Mishigê (l’écumoire-hantée) dans plusieurs styles artistiques

Galerie de cartes
Dieux et esprits des Ryukyu et des îles du Sud
Dieux visiteurs, esprits et démons nés des îles Amami, Okinawa et Sakishima

Dieux et esprits des Ryukyu et des îles du Sud

Dotées d'un climat, d'une végétation et d'une culture religieuse distincts de ceux du Japon continental, les îles du sud-ouest (archipel des Nansei : Amami, Okinawa et Sakishima) ont vu naître un panthéon de divinités et d'apparitions bien éloigné de la conception classique des yōkai. Qu'il s'agisse des Kenmun et Kijimuna, esprits sylvestres habitant les vieux banians ; des Majimun, terme générique désignant les démons foisonnant dans les îles, ou des Ichijama, esprits vivants maléfiques ; des dieux visiteurs tels que les Boze et Yokkabui, surgissant du lointain royaume marin de Nirai Kanai lors des festivités pour chasser les calamités ; ou encore de Kinmamon, divinité supérieure qui possède la Kikoe-ōgimi (grande prêtresse) — tous sont indissociables de la cosmologie unique des Ryukyu, fondée sur le Seji (force spirituelle), et des cultes liés aux chamanes Yuta, aux prêtresses Noro et aux sanctuaires Utaki. Ces figures mythiques insulaires, au cœur des études okinawaïennes depuis les travaux fondateurs d'Iha Fuyū et Orikuchi Shinobu d'avant-guerre, témoignent encore aujourd'hui de la forme originelle des croyances autochtones du sud, antérieures à l'influence bouddhique.

KIN gardiens du calendrier maya

Affichage de la liste des KIN du calendrier maya gardés par Mishigê (l’écumoire-hantée).

Explication détaillée

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