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Wanyūdō

wa-nyū-dō

Wanyūdō

Wanyūdō

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Description de base

Le Wanyūdō apparaît sous la forme d’une roue de char à bœufs enveloppée de flammes, avec au moyeu le visage furieux d’un grand moine. Dans le Konjaku Gazu Zoku Hyakki, Toriyama Sekien en fait une roue infernale qui roule seule et arrache l’âme de ceux qui la regardent. Son commentaire ajoute qu’elle ne peut s’approcher d’une porte sur laquelle on a collé un papier portant les mots « Ici se trouve le village de Shōbo ». La formule renvoie à un épisode des Mémoires historiques de Sima Qian : Zengzi aurait refusé d’entrer dans un lieu dont le nom signifiait « vaincre sa mère ». Sekien s’inspire d’une apparition située rue Higashinotōin, à Kyoto. Le Katawa-guruma, issu du même récit, est généralement considéré comme une autre forme de la même lignée.

Folklore et légendes

Le Wanyūdō de Sekien dériverait du récit « La roue de Higashinotōin à Kyoto », publié en 1677 dans le Shokoku hyaku monogatari. Une roue enflammée y parcourt chaque nuit la rue Higashinotōin. En son centre se trouve un visage masculin terrifiant, qui tient dans sa bouche la jambe d’un enfant et lance à une femme occupée à l’épier : « Au lieu de me regarder, veille sur ton enfant ». Le malheur s’abat alors sur celui-ci. Sekien remanie cette apparition en une roue solitaire capable de ravir l’âme des curieux. Ni son identité ni son origine ne sont précisées ; seul subsiste le procédé protecteur consistant à inscrire le nom du « village de Shōbo » sur la porte. Les différences entre les éditions et les représentations auraient ensuite fait diverger le même récit en deux figures, le Katawa-guruma et le Wanyūdō.

Cartes de Yokai2

Wanyūdō dans plusieurs styles artistiques

Galerie de cartes

Explication détaillée

Interprétation fondée sur l’iconographie de Toriyama Sekien. La nuit, une roue en flammes rase le sol aux carrefours, avec un visage de nyūdō fixé au moyeu qui fixe les passants. Croiser son regard ou céder à la peur affaiblit le souffle vital et plonge dans la stupeur. L’origine remonte aux légendes de roues à Kyoto et partage sans doute la matière avec la Katakuruma, mais Sekien a retenu un masque de nyūdō, fixant une figure masculine. L’ascendance demeure incertaine, entre onryō, tsukumogami ou feu follet. Les parades recommandées sont de coller à la porte un talisman portant « Ici, le village de Katsumō » ou d’éviter le regard et se cacher. Peu de variantes nomment lieux ou personnes, l’image d’un yōkai simple issue des sources classiques restant centrale.

Profil du personnage

Cette section est notre propre création pour le récit. Ce n'est ni un fait historique ni une étude savante.

Type de Yōkai
Yōkai traditionnels
Rareté
Épique
Caractère
taciturne, sévère, obstiné
Affinités
très mauvais avec ceux qui s’approchent par lâcheté ou curiosité
Capacités
regard qui affaiblit l’âme, procession enflammée, n’apparaît que la nuit et trouble les esprits
Faiblesses
talisman de porte « Ici, le village de Katsumō », efficacité réduite si l’on évite le regard
Habitat
carrefours et rues de Kyoto, devant les portails et près des oratoires de carrefours, indéterminé

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