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七尋女房。火山島と配流の記憶が抱く石化譚

女房ヶ石に残る巨女。
隠岐国の妖怪事典

Oki Province·おき
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隠岐国は、島根半島の北、日本海に浮かぶ隠岐諸島にあたる旧国である。上位の島根県の妖怪事典では、出雲神話、石見の荒磯、隠岐の巨女までを大きく結んでいる。このページでは、その中でも隠岐だけに焦点を絞る。大陸、湖底、海底、火山島、孤島へと姿を変えてきた島々に、七尋女房という巨女の伝承が残る。

七尋女房は、出雲・隠岐・伯耆に分布する巨大な女の妖怪である。伯耆では青白い顔や歌、古木の下で伸びる首として語られるが、隠岐では物語がいっそう具体化する。海士町には、石を投げる怪女、斬られて石になった女、女房ヶ石という記憶が残る。隠岐国の妖怪文化は、ここで「見えた気がする怪」ではなく、「石としてそこにある怪」を語る。

La Femme aux Sept Brasses

na-na-HI-ro NYO-bo

La Femme aux Sept Brasses est un yōkai féminin gigantesque transmis dans l’est de la préfecture de Shimane, les îles Oki et la région de Hōki (préfecture de Tottori). « Brasse » traduit ici l’unité de longueur japonaise « hiro » : on dit que sa taille, ou son cou, atteint sept brasses. Elle apparaît sur les sentiers de montagne ou au bord de la mer pour troubler les voyageurs en leur souriant, en jetant des pierres ou en feignant de laver du linge. Son apparence et son comportement varient selon les lieux, allant d’une mendiante d’une grande beauté à une créature aux dents noircies et aux cheveux en désordre.

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隠岐は、
石が物語を覚える島である

隠岐諸島は、島根半島の北四十から八十キロの日本海に点在する島々で、四つの有人島と多数の無人島からなる。隠岐ユネスコ世界ジオパークは、この島々を、大地、生態系、人の営みが一つの物語として読める場所だと説明している[1]。七尋女房を隠岐で読む時、まず大切なのは、この「大地が物語を持つ」という感覚である。

同ジオパークの解説によれば、隠岐はかつて大陸の一部であり、日本海形成の時代には湖や海の底となり、その後の火山活動で火山島として生まれ、さらに本土から離れて現在の島々になった[2]。つまり隠岐の石は、単なる道端の石ではない。大陸、海、火山、孤島という長い時間を背負っている。

その土地で、怪女が斬られて石になったと語られることには、自然な重みがある。山里の古木や夜の声に寄る伯耆の七尋女房とは違い、隠岐の七尋女房は、石という物質に結びつく。人が忘れても、石は残る。伝承は、島の大地そのものに留められる。

配流の島の時間

隠岐は、ただ遠い島ではなかった。人の歴史の中では、都から遠ざけられた者が送られる島でもあった。隠岐ユネスコ世界ジオパークの紹介は、三万年前から続く黒曜石を介した交流、天皇の配流、北前船などを、隠岐ならではの歴史文化として挙げている[1]

とりわけ後鳥羽上皇の配流は、隠岐の記憶に深く刻まれている。隠岐神社の解説では、承久三年、承久の乱に敗れた後鳥羽上皇が隠岐へ配流され、当地の源福寺を行在所としたとされる[3]。政治史の出来事としての配流と、民俗の怪異は別物である。それでも、隠岐という土地には「人が本土から切り離される」感覚が長く残った。

七尋女房の話も、この島の時間の中で読むと見え方が変わる。巨大な女は、人里のすぐ外にいる。しかし彼女は人間の尺度には戻れない。斬られ、逃げ、石になる。人の世界から切り離され、島の物質へ移される。隠岐の怪異は、しばしば「遠くへ送られる」歴史と、「石へ残る」地質のあいだで響き合う。

女房ヶ石の七尋女房

七尋女房の隠岐伝承で最も具体的なのが、海士町の女房ヶ石である。『ふるさとの伝説4鬼・妖怪』は、隠岐の七尋女房を、山道で人に石を投げる怪女として伝える[4]。騎馬の男が石を投げられ、相手を追っていくと、川辺で洗濯をしている大女に出会う。男が斬りつけると、女は逃げ、のちに石になったと語られる。

ここには、隠岐らしい要素がいくつも重なっている。まず山道である。島は海に囲まれているが、集落から集落へ、浜から山へ、細い道が通う。次に石投げである。巨女は叫び声や幻ではなく、物を投げて人に触れる。さらに洗濯の所作がある。怪女は完全な獣ではなく、人間の女房のしぐさを見せる。だがその身体は七尋で、人間の尺度を超えている。

村上健司『妖怪事典』も、七尋女房を島根県東部・隠岐・伯耆地方に伝わる巨女妖怪として整理している[5]。その中で隠岐の話は、石と結びつくため輪郭が鋭い。石を投げる。斬られる。石になる。行為がすべて硬く、重く、残るものへ向かっていく。

伯耆との違い

前の伯耆国の妖怪事典では、七尋女房を大山の影、山里の古木、米や小豆の気配から読んだ。伯耆の七尋女房は、青白い顔で歌う女、古木の下で首を伸ばす女として、生活のそばに現れる。そこでは怪異は音や影に近い。

隠岐では、同じ妖怪が石になる。これは単なる異伝の違いではない。伯耆が山の大きさを人の姿へ移すなら、隠岐は島の石へ怪異を固定する。旅人が通る山道、川辺の洗濯、投げられる石、斬撃、女房ヶ石。話の各場面が、目に見える地形と物質に接続している。

だから隠岐国の記事では、七尋女房を「大きな女」としてだけ扱わない。彼女は、島の地質と民俗を結ぶ媒介である。火山島の石があり、配流の歴史があり、海を越えて伝わった山陰の巨女譚がある。その三つが重なるところに、女房ヶ石は立っている。

また、石化譚は「怪異を終わらせる」装置でもある。山道で投げられた石は恐怖の始まりであり、最後に女自身が石になることで、物語は一つの場所に封じられる。隠岐のように海を越えなければ訪ねられない島では、伝承は流れていくだけでなく、強く一点へ留まる必要があった。女房ヶ石は、その留まり方を示している。

女房という近さ、
七尋という遠さ

七尋女房の名には、奇妙な二重性がある。「女房」は近い。家の内側にいる人、日常の言葉で呼べる人である。しかし「七尋」は遠い。両腕を広げた長さを単位にして、それが七つも重なるほど大きい。名の中だけで、家の内と、山の外がぶつかっている。

隠岐の話では、この二重性が洗濯の場面に凝縮される。洗濯は暮らしの行為であり、水辺にしゃがむ女の姿は、いかにも人間らしい。だが、その女が石を投げ、斬られて石になるとき、日常は一気に異界へ反転する。七尋女房は、人間に似ているから怖い。完全な怪物なら、最初から遠ざければよい。女房の名を持つからこそ、近づいた瞬間に尺度が狂う。

この怖さは、島の怖さにも似ている。隠岐は人が暮らし、田畑を作り、舟を出し、神社を祀る生活の島である。同時に、本土から海で隔てられ、古い岩が露出し、配流の記憶を持つ遠い島でもある。近い生活と、遠い歴史。七尋女房は、その二重性を人の形にした妖怪である。

結び

隠岐国の七尋女房は、山陰に広がる巨女譚の中でも、もっとも「残る」姿を持っている。出雲では海辺の笑い、伯耆では山里の歌や古木の影として現れる女が、隠岐では女房ヶ石と結びつく。石を投げ、斬られ、石になる。その変化は、隠岐という島そのものの記憶のあり方とよく重なる。

隠岐は、大陸の一部だった時代から火山島を経て孤島となり、人の歴史では配流と交流を同時に抱えた。そこでは、妖怪もまた、ただ通り過ぎる幻では終わらない。七尋女房は、島の石へ姿を移し、土地に留まる。だから隠岐国の妖怪事典の入口に立つのは、一体の巨女で十分なのである。彼女の大きさは、島の時間そのものの大きさだからだ。

Tous les yokai de Oki Province2

Liste complète des yokai liés à Oki Province, y compris ceux non traités dans l'article ci-dessus.

  • 化け鯨

    化け鯨

    Épique

    ばけくじら

    雨夜に浮かぶ骨だけの鯨・化け鯨

    水の怪隠岐国(現・島根県隠岐諸島)/出雲国(現・島根県)

    Le Bake-kujira, en tant que baleine squelettique apparaissant les nuits de pluie, est une entité d'un calme troublant, même parmi les apparitions marines. De nombreux yokai marins coulent des navires, entraînent les gens au fond de l'océan et égarent les pêcheurs avec des voix et du feu. Le Bake-kujira, lui, n'apparaît d'abord que comme une ombre blanche. Les pêcheurs, la prenant pour une proie, lancent leurs bateaux et jettent leurs harpons. Mais les harpons ne blessent pas ce corps squelettique ; la baleine est là, dépourvue de toute chair physique. Cet instant, où « l'on ne peut attraper ce qui devrait être attrapable », crée la terreur du Bake-kujira. La forme squelettique est également celle de la baleine après qu'elle a déjà été entièrement consommée par les humains. La chair est consommée, la graisse est utilisée, et seuls les os restent comme un souvenir. Le Bake-kujira donne l'impression que ces os sont retournés à la mer. C'est pourquoi ce yokai n'est pas une simple créature massive, mais qu'il porte en lui la vie côtière et le souvenir de la vie arrachée. L'image de la baleine squelettique apparaissant escortée de poissons et d'oiseaux montre que la baleine est liée à l'abondance même de la mer. L'arrivée d'une baleine annonçait aussi l'arrivée de bancs de poissons, l'arrivée de nourriture, et parfois, l'arrivée d'un dieu. Situer le Bake-kujira dans les mers d'Oki et d'Izumo permet également de clarifier sa signification sur la carte. La question ici n'est pas simplement de savoir s'il s'agit d'un « yokai de la préfecture de Shimane ». C'est le petit bateau qui prend la mer, la surface de l'eau où la visibilité est réduite par la pluie, le regard des pêcheurs considérant la baleine comme une proie, et le moment où ce regard est soudainement trahi. La province d'Oki est une mer d'îles, et la province d'Izumo détient les plages et les zones de pêche de la côte de Honshu. Le Bake-kujira, telle une ombre squelettique dérivant entre elles, donne corps à la crainte inspirée par les choses venues d'au-delà des mers. L'imagerie visuelle de Shigeru Mizuki a profondément gravé ce yokai dans l'esprit des lecteurs modernes. Grâce à des ouvrages de référence comme « l'Encyclopédie Illustrée des Yokai Japonais » et « l'Encyclopédie Mondiale des Bêtes Fantômes de Shigeru Mizuki », le Bake-kujira est passé d'un « monstre marin qui pourrait n'être apparu qu'une seule fois » à une baleine squelettique dont tout un chacun peut imaginer la forme. On observe ici le processus par lequel les yokai accroissent leur pouvoir non seulement par le biais d'archives anciennes, mais aussi en étant partagés sous forme d'images. Lorsqu'il est placé aux côtés des Funayurei et de l'Umibozu, les différences du Bake-kujira sautent aux yeux. Les Funayurei sont des morts humains, et l'Umibozu est une ombre gigantesque s'élevant à la surface de la mer. Le Bake-kujira n'est ni humain ni ombre ; c'est l'esprit d'un animal massif qui a vécu et qui a été capturé. C'est précisément pour cela que les rites funéraires lui conviennent mieux que l'extermination, et la crainte respectueuse mieux que la capture. Lorsque la main qui lance le harpon fend le vide, l'humain passe pour la première fois de celui qui attrape la baleine à celui qui est observé par elle. De plus, le Bake-kujira est un yokai qui possède le pouvoir de la matière, de « l'os ». Bien que l'os soit la preuve de la mort, il perdure plus longtemps que la chair et soutient la mémoire de la terre et du littoral. Les os de baleine sont massifs et peuvent devenir à la fois des outils et des objets de prière au sein d'un village. L'image d'une baleine squelettique se déplaçant sur la mer montre que ce qui est mort ne disparaît pas complètement, mais continue de subsister au cœur de la vie de la communauté. On pourrait dire que les pêcheurs qui ont vu le Bake-kujira n'ont pas vu un monstre terrifiant, mais sont entrés en collision avec leur propre histoire maritime elle-même. C'est pourquoi le charme du Bake-kujira ne réside pas dans le côté spectaculaire de ses attaques, mais dans le poids de son silence. Le corps squelettique massif fendant la surface de la mer, la vacuité des harpons qui glissent au travers, les poissons et les oiseaux qui remplissent les environs, et ce monde de l'au-delà qui s'évanouit soudain. Tout cela évoque simultanément le sentiment de se nourrir des baleines comme d'une bénédiction et de les craindre comme des esprits. Le Bake-kujira est une immense interrogation flottant dans les mers de la région de San'in. Cette grille de lecture est essentielle pour éviter de réduire le Bake-kujira à la catégorie des « animaux mystérieux non identifiés (UMA) » ou à de simples monstres géants. Certes, la forme d'une immense baleine squelettique s'accorde bien avec l'imaginaire moderne des kaiju. Cependant, au cœur du folklore, il n'y a pas la surprise de voir une créature rare, mais le sentiment de ceux qui vivent de la mer d'être dévisagés par la baleine qui était censée être leur proie. Le Bake-kujira est un animal, un esprit, et une mémoire en quête d'un office funéraire. En raison de cette superposition, il est difficile d'oublier cette forme squelettique blanche une fois qu'on l'a vue. Si on devait l'ordonner dans une encyclopédie, il serait naturel de placer le Bake-kujira dans la catégorie des « esprits animaux » parmi les monstres marins. En le lisant en le distinguant de la terreur informe de l'Umibozu, du poisson monstrueux prédateur comme l'Isonade et des fantômes humains comme les Funayurei, les contours de cette baleine squelettique n'en deviennent que plus clairs.

  • La Femme aux Sept Brasses

    La Femme aux Sept Brasses

    Peu commun

    na-na-HI-ro NYO-bo

    Édition Compilation des Traditions

    人妖・半人半妖Régions d’Izumo, d’Oki et de Hōki (ouest du Japon)

    La Femme aux Sept Brasses est un récit de géante largement attesté en Izumo, Oki et Hōki, apparaissant aux lieux-limites comme sentiers de montagne, bords de rivière et grèves. Son apparence varie selon le lieu: à Ama, c’est une figure farouche aux cheveux en désordre qui ricane et lance des pierres, sur le littoral de Shimane une femme du vent de mer montrant des dents noircies, à Yasugi une mendiante d’une grande beauté traînant une longue robe, en Hōki une femme-ombre au visage livide qui aiguise en chantant un air de céréales. En commun: une longueur anormale du corps ou du cou et l’art d’attirer par un “signe” — rire, geste, chanson. Dans les récits d’éloignement, une blessure d’épée entraîne pétrification, avec des pierres curieuses, tertres ou vieux arbres donnés comme origine, et des familles transmettent sabres ou harnachements en héritage. Ce n’est pas qu’un conte d’horreur: beauté, mendicité et la crainte simple liée au son du polissage du grain s’y superposent, offrant une leçon folklorique sur l’angoisse des frontières et les conduites de prudence (ne pas croiser le regard, ne pas répondre aux voix, éviter la nuit). Elle se compare aux belles aux longs visages des récits étranges d’époque moderne, mais la Femme aux Sept Brasses se distingue par son ancrage dans les paysages cultuels de montagnes et rivages locaux.

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