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Suiko (le tigre d’eau)

sui-ko

Suiko (le tigre d’eau)

Suiko (le tigre d’eau)

Son âme vous écoute — adressez-lui la parole et elle vous répondra.

Description de base

Le suiko est une créature aquatique décrite pour la première fois dans la pharmacopée chinoise. À peu près de la taille d’un jeune enfant, il était couvert d’écailles dures et venait, dit-on, exposer sa carapace sur le sable à l’automne. On lui prêtait une tête de tigre, des genoux singuliers et des griffes acérées. Le *Honzō Kōmoku* (Compendium de matière médicale), publié sous les Ming, fit beaucoup pour répandre son image, alors même que la description remonte à un recueil géographique plus ancien, le *Xiangmian Ji*. La tradition gagna le Japon par les livres à l’époque d’Edo, où on la confondit souvent avec le kappa. Les érudits, pourtant, tenaient les deux pour « semblables sans être identiques » — d’une ressemblance frappante, mais bel et bien distincts — et les consignaient séparément.

Folklore et légendes

Le recueil géographique chinois *Xiangmian Ji* présente le suiko comme une bête vivant dans les fosses profondes où se rejoignent les rivières, près du district de Zhonglu, ne laissant affleurer que ses genoux. Le *Honzō Kōmoku* des Ming reprit ensuite ce passage et le fit connaître largement.

Au Japon, le *Yamato Honzō* de Kaibara Ekken et le *Wakan Sansai Zue* de Terajima Ryōan présentent le suiko comme distinct du kappa, et Toriyama Sekien en dessina un dans son *Gazu Hyakki Yagyō* d’après l’image chinoise. À la fin de l’époque d’Edo, Koga Dōan rassembla dans son *Suiko Kōryaku* des témoignages venus de tout le pays sous le seul nom de « suiko ». Le suiko japonais a donc une origine différente de celle du kappa, né de la tradition orale des berges : il s’est nourri d’un savoir livresque importé de Chine. Les notices sur la manière de le capturer et sur ses vertus médicinales divergent tellement d’un ouvrage à l’autre qu’on ne peut guère rien affirmer avec certitude.

Yokai liés

Des yokai profondément liés à celui-ci dans la légende.

KIN gardiens du calendrier maya

Affichage de la liste des KIN du calendrier maya gardés par Suiko (le tigre d’eau).

Explication détaillée

Cette version s’attache à ce qui distingue le suiko : ce n’est pas une créature de la légende orale, mais une figure façonnée au fil des pages. Tandis que le kappa naquit des peurs de la vie au bord de l’eau et prit d’innombrables formes et noms selon les régions, l’image du suiko voyagea presque uniquement à travers les citations de la pharmacopée et des recueils géographiques chinois. C’est pourquoi ses traits marquants restent remarquablement constants : un corps de la taille d’un jeune enfant, des écailles dures, l’habitude d’exposer sa carapace sur le sable d’automne et la manière de ne montrer que ses genoux hors de l’eau.

Les érudits japonais citaient ces sources chinoises tout en se demandant comment les accorder au kappa qu’ils avaient sous les yeux. Le *Wakan Sansai Zue* plaça les deux côte à côte et trancha prudemment qu’ils étaient « semblables sans être identiques », tandis que le *Suiko Kōryaku* tenta de classer sous l’étiquette « suiko » les témoignages de créatures aquatiques venus de tout le pays. L’illustration de Toriyama Sekien dans le *Gazu Hyakki Yagyō* est elle aussi une image tirée de ce savoir continental. Certaines notices vantent des moyens de le capturer ou ses usages médicinaux, mais les interprétations varient d’un livre à l’autre et la vérité reste incertaine. Le suiko est en somme un second visage de l’esprit des eaux : la trace laissée par une tentative de l’époque moderne pour relire le kappa familier à la lumière de l’érudition chinoise.

Profil du personnage

Cette section est notre propre création pour le récit. Ce n'est ni un fait historique ni une étude savante.

Type de Yōkai
Yōkai traditionnels
Rareté
Épique
Caractère
Tapi dans les fosses des rivières, il ne montre que ses genoux ou sa carapace et dévoile rarement son corps entier. Aussi farouche que le kappa qu’il rappelle, sa vraie nature demeure pourtant à demi cachée au creux des vieux livres.
Affinités
Les amateurs de textes classiques, d’histoire naturelle et d’érudition minutieuse
Capacités
Se tapit sous l’eau en ne montrant qu’une partie de son corpsSe protège grâce à ses écailles duresSurgit en embuscade au bord de l’eauExpose sa carapace sur le sable à l’automne
Faiblesses
  • On le dit engourdi lorsqu’il reste trop longtemps hors de l’eau
  • aucune source fiable ne fixe l’aspect de son corps entier
Habitat
Fosses profondes au confluent des rivières, hauts-fonds sableux

🔮Test de compatibilité yokai

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Sources et références

4
  1. 本草綱目李時珍((明代の本草書), 1596) [古典文献]明の李時珍による大本草書。水虎を『襄沔記』を引いて記し、日本へ水虎知識を伝えた端緒。
  2. 和漢三才図会 (寺島良安 1712)寺島良安(杏林堂, 1712) [古典文献] Référence
  3. 画図百鬼夜行鳥山石燕(国文学研究資料館国書データベース(東京藝術大学附属図書館所蔵), 安永5年(1776年)) [古典図像] Référence鳥山石燕『画図百鬼夜行』所収の産女図。国書データベース第22コマ。
  4. 水虎考略古賀侗庵((考証・図入り), 1820) [古典文献] Référence河童を「水虎」とみなし各地の事例・図像を集成した江戸後期の考証書。

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