Rajomon Site 鬼が棲んだ都の大門 ── 羅城門

羅城門の鬼·渡辺綱·今昔物語·芥川龍之介。荒廃の門の怪

鬼が棲んだ都の大門 ── 羅城門

Rajomon Site · らじょうもんあと

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平安京の表玄関として、朱雀大路(すざくおおじ)の南端にそびえていた羅城門(らじょうもん)。本来は、都の威容を象徴する壮麗な正門であった。

だが、たび重なる倒壊のすえに再建されることなく荒れ果て、いつしか、死者が捨てられる場所、そして鬼の棲む門として、人々に恐れられるようになる。栄華の象徴から、怪異の巣窟へ ── 本稿は、その落差そのものが伝説となった、羅城門の物語をたどる。

都の正門、
羅城門

羅城門は、古代日本の都城の正門である。平安京においては、都の中央を南北に貫く朱雀大路の南端に位置し、北端の朱雀門(すざくもん)と相対していた。平城京にも同名の門があった

都を訪れる者が最初にくぐる門であり、外の世界と都とを画する、いわば国家の表玄関であった。羅城門は二階建ての堂々たる楼門であり、その壮麗さは律令国家の威信そのものであった。なお、後世に広く知られる「羅生門」という表記は、謡曲や芥川龍之介の作品を通じて定着したもので、本来の表記は「羅城門」である。その壮麗な姿は、律令国家の威厳を内外に示すものであったろう。だが ── この「都の内と外の境」という立地こそが、のちに羅城門を、異界と接する不吉な場所へと変えていくことになる。

倒壊と、
荒廃

羅城門の栄華は、長くは続かなかった。

平安京の羅城門は、弘仁7年(816年)8月の大風で倒壊し、その後再建されたものの、天元3年(980年)7月の暴風雨で再び倒壊した。以後、再建の計画は持ち上がるものの、ついに建て直されることはなかった。門を支えた礎石や瓦は、いつしか持ち去られ、あるいは土に埋もれていった。都の南の玄関口が、訪れる者を迎えるどころか、近づく者もない無人の廃墟と化していったのである。

平安遷都からわずか二百年足らず。都の正門が、礎石を残して崩れ落ち、そのまま打ち捨てられたのである。かつて国家の威容を誇った門が、修復されることもなく荒れるにまかされる ── そのさびれた姿は、見る者の心に、栄枯盛衰の無常を強く刻みつけたにちがいない。

死者の捨てられる門

再建されぬまま荒れ果てた羅城門は、やがて、おぞましい場所へと変貌する。

『今昔物語集』によれば、羅城門は倒壊以前からすでに荒廃しており、その上層には、引き取り手のない死者の亡骸が捨てられていた。明るい都の表玄関であったはずの門が、いまや死体の集積する、闇の場所となっていたのである。当時の都では、身分の低い者や引き取り手のない死者が、手厚く葬られることなく打ち捨てられることも珍しくなかった。荒れ果てて人目につかぬ羅城門の上層は、そうした亡骸を遺棄するのに、いわば好都合の場所だったのである。

同じ『今昔物語集』には、夜、羅城門の上層に登った盗人が、若い女の死骸の髪を抜いている老婆に出くわす、という名高い説話が収められている。死者の髪を抜く老婆 ── この陰惨な情景こそ、荒廃した羅城門の不気味さを、後世に語り伝える原風景となった。

羅城門の鬼

死者が捨てられ、闇に沈む荒れ果てた門 ── そこに、鬼が棲むと噂されるようになるのは、もはや必然であった。

荒廃した羅城門には鬼が巣食うとされ、室町時代の謡曲『羅生門』をはじめ、さまざまな怪奇譚の舞台となった。人の住まぬ闇、累々たる死者、そして都の境界という立地 ── 鬼が棲むと信じるに足る条件が、この門にはすべてそろっていたのである。荒廃そのものが、怪異を呼び寄せたといってよい。鬼とは、しばしば、人の理解を超えた恐怖が形をとったものである。都の秩序の及ばぬ荒れ果てた門に、人々が鬼の姿を見たのは、そこが文明の光のとどかぬ「闇」であることの、何よりの証であった。

渡辺綱、
鬼の腕を斬る

羅城門の鬼をめぐる最も有名な物語が、源頼光の四天王·渡辺綱(わたなべのつな)による鬼退治である。

Ibaraki-dōji

i-ba-ra-ki DOH-ji

Oni de l’époque de Heian, bras droit de Shuten-dōji. Son origine est attribuée soit à la province de Settsu (Tomatsu, Ibaraki), soit à la province d’Echigo (district de Koshi, Karuizawa). On raconte qu’il manifesta dès l’enfance une apparence étrange et une force prodigieuse. Rejoint les brigands du mont Ōe et terrorisa la capitale, mais la troupe de Minamoto no Yorimitsu les écrasa ; Ibaraki-dōji s’échappa de justesse. Plus tard, Watanabe no Tsuna lui trancha le bras, que l’oni, métamorphosé, parvint ensuite à reprendre—un épisode largement repris dans les récits médiévaux, le nô et le kabuki.

En savoir plus

謡曲『羅生門』によれば、酒呑童子を討ち果たしたのちの頼光の宴の席で、羅城門に鬼が棲むという話が出た。渡辺綱は「王城の総門に鬼などいるはずがない」と言い、その真偽を確かめるべく、ただ一人羅城門へと向かう。そして門で鬼と遭遇し、激闘のすえ、その片腕を斬り落とした。一説には、綱は確かに門を訪れた証として、自らの名を記した札を門に立ててきたともいう。そして斬り取った鬼の片腕は、まぎれもない証拠として持ち帰られた ── この腕をめぐる後日譚が、のちの物語へと連なっていく。

この羅城門の鬼は、しばしば、大江山の酒呑童子の配下である茨木童子(いばらきどうじ)と同一視される。ただし本来、羅城門の鬼と茨木童子は別の存在であり、また綱が鬼の腕を斬った場所を一条戻橋とする『平家物語』剣巻の伝説とも異なる、別系統の物語である。同じ「渡辺綱の鬼斬り」でも、橋の物語と門の物語の二つがあるわけで、この異伝の絡み合いは、一条戻橋の伝説とあわせて読むと、いっそう興味深い。

芥川龍之介と、
羅城門の今

荒廃した羅城門のイメージは、近代にいたって、新たな命を吹き込まれる。

大正の文豪·芥川龍之介は、『今昔物語集』の説話に着想を得て、小説『羅生門』を著した。荒れ果てた門の下で、行き場を失った下人が、死者の髪を抜く老婆と対峙し、生きるための悪へと踏み出す ── その舞台に、芥川は羅城門の荒廃を選んだのである。飢えと寒さのなか、盗みをためらっていた下人は、「生きるためだ」という老婆の言い分を聞くや、その着物を剥ぎ取り、闇の中へと消えていく。崩れた門は、人がモラルの一線を越える、まさにその瞬間の象徴として描かれた。門の崩れた姿は、人の世のモラルが崩れる瞬間の象徴として、現代文学のなかに生きつづけている。

栄華の象徴として建てられ、荒廃して鬼の棲む門となり、近代文学の名舞台となった羅城門。今その場所には、ささやかな「羅城門跡」の碑が残るのみである。だが、繁栄と荒廃、聖と穢れ、人と鬼 ── そのすべてを呑み込んできた門の記憶は、千年を越えて、なお人々の想像をかきたててやまない。京都の妖怪と怪異の全体像は京都府の妖怪事典も参照されたい。

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  • Ibaraki-dōji

    Ibaraki-dōji

    Légendaire

    i-ba-ra-ki DOH-ji

    Ibaraki-dōji (selon les récits traditionnels)

    人妖・半人半妖Province de Settsu ou province d’Echigo (selon les sources)

    Interprétation fondée sur l’image façonnée par les chroniques guerrières médiévales, les otogizōshi et le théâtre de l’époque d’Edo. Premier lieutenant de Shuten-dōji, il tient le mont Ōe avant de fuir face à la ruse de Raikō. En épilogue, les récits de l’Ichijō Modoribashi et de la porte Rashōmon content l’épisode du bras tranché et repris par Watanabe no Tsuna. Lieu de naissance et sexe font débat, mais des traces subsistent en traditions locales de Settsu et d’Echigo. Ici, on suit la trame la plus diffusée dans les sources, en évitant tout embellissement superflu.

  • Watanabe no Tsuna

    Watanabe no Tsuna

    Épique

    watanabe-no-tsuna

    Le guerrier qui trancha le bras du démon de Rashōmon : Watanabe no Tsuna

    Humain / Demi-YōkaiWatanabe-tsu, Province de Settsu (Actuellement, arrondissement de Chūō, ville d'Ōsaka) / Légendes du pont d'Ichijō Modoribashi et de la porte de Rashōmon de Heian-kyō

    Dans cette version, nous lisons Watanabe no Tsuna comme « le guerrier de la frontière qui a tranché le bras du démon ». Ce qui a le plus gravé le nom de Tsuna dans l'histoire, c'est le récit de sa rencontre avec un démon à Rashōmon ou à Ichijō Modoribashi et du fait qu'il lui a coupé le bras. Ce n'est pas une coïncidence si l'endroit est une porte ou un pont. Une porte sépare l'intérieur et l'extérieur de la capitale, et un pont relie cette rive à l'autre rive. Le démon apparaît précisément à cette frontière. La bravoure de Tsuna n'efface pas complètement le démon d'un seul coup. Il peut trancher le bras, mais le démon lui-même s'échappe. Le bras qui reste est à la fois un trophée et la preuve que l'anomalie n'est pas encore terminée. C'est là que réside la fascination du conte du bras du démon. Le bras tranché entre dans le manoir en tant qu'objet et est placé sous la gestion humaine, mais le démon retourne dans le monde des humains pour le reprendre. La nouvelle visite du démon déguisé en vieille femme révèle la faiblesse de Tsuna. Il est excellent en force martiale, mais il a du mal à perdre sa courtoisie envers un adversaire prenant la forme d'un parent. Le démon frappe à ce niveau. Dans les contes de subjugation de yōkai, la perspicacité pour voir à travers les anomalies est tout aussi importante que la puissance martiale. Bien que Tsuna ait réussi à couper le bras, il ne peut pas repousser complètement le démon déguisé. Cette imperfection fait de lui un héros humain. En tant que l'un des Quatre Rois Célestes de Yorimitsu, Tsuna occupe également une place importante dans la subjugation du mont Ōe. Dans son conte solitaire, il tranche le démon de la frontière ; dans le conte de groupe, il se dirige vers Shuten-dōji sous le commandement de Yorimitsu. En d'autres termes, Tsuna est la figure qui relie la bravoure individuelle à la subjugation de démons en équipe. Sa lame participe à la fois aux événements anormaux en tête-à-tête et aux grands récits de subjugation. Cette version de Tsuna se situe entre la victoire et le fait de laisser échapper l'ennemi. La scène où il coupe le bras du démon est frappante, mais le développement où le démon récupère le bras montre que les anomalies ne peuvent pas être simplement scellées. Même si le monstre est tranché à la frontière, il revient à l'intérieur de la maison, sous la forme d'un parent, dans les souvenirs. L'histoire de Watanabe no Tsuna raconte simultanément l'exaltation de la subjugation des démons et la ténacité avec laquelle les démons s'infiltrent encore dans le monde humain. Le bras du démon est un objet qui a traversé les frontières. Au moment où il est détaché du corps du démon, il reste une partie de l'autre monde tout en étant conservé dans un manoir humain. Tsuna garde le bras comme preuve de sa victoire, mais ce bras sert aussi de balise pour le retour du démon. Le trophée est en même temps un objet maudit. Le démon déguisé en vieille femme attaque l'humanité de Tsuna. Un guerrier est fort contre les démons, mais ne peut pas se débarrasser de sa courtoisie envers ses parents. Ici, l'histoire passe d'une épreuve de force à une épreuve de perception. S'il sait que c'est un démon, il peut le trancher. Mais lorsque le démon emprunte le visage d'un membre de la famille, une personne ne peut pas facilement brandir une lame. Cette version de Tsuna n'est pas un subjugateur sans défaut, mais un héros qui gagne à la frontière et vacille à l'intérieur de la maison. C'est exactement pour cela que le folklore gagne en profondeur. La subjugation des démons ne s'arrête pas à l'extérieur ; elle recommence une fois de retour dans la vie quotidienne à cause de ce qui a été rapporté, de la personne en qui on a eu confiance, et du sceau qui a été ouvert. Le charme de Tsuna réside dans sa nature de guerrier qui inclut cette hésitation. S'il était simplement fort, l'histoire de fantômes se terminerait rapidement. Mais il est fort, et en même temps, trompé. Par conséquent, l'histoire passe d'un seul coup d'épée à une conversation dans le manoir, s'approfondissant de la subjugation externe du démon à la suspicion interne. Cette résonance persistante empêche la valeur martiale de Tsuna de n'être qu'un simple conte de victoire.

  • Le démon de la porte Rashōmon

    Le démon de la porte Rashōmon

    Épique

    ra-jô-mon no o-ni

    Conforme aux traditions • Oni de la porte Rashōmon

    鬼・巨怪Province de Yamashiro, Heian-kyō (porte Rashōmon)

    Oni apparaissant à la porte Rashōmon ou aux confins de la capitale, figure destinée à exalter la vaillance des guerriers. Les chroniques médiévales et le nô ont transmis plusieurs versions aux scènes et détails divergents, mais le cœur du récit reste le duel singulier au portail (ou sur un pont) où le bras du démon est tranché. Ce bras, symbole d’impureté et de puissance spirituelle, s’associe aux histoires de reprise ultérieure. La confusion avec Ibaraki-dōji s’est accrue lors des réorganisations de l’époque moderne, entraînant des déplacements de noms et de lieux, mais l’ensemble incarne la menace autre-mondaine tapie aux limites de la capitale. Les images le montrent avec bâton de fer, cornes, peau rouge sombre, cheveux en désordre, sous l’orage et les nuées noires. Ces représentations, ancrées dans les récits guerriers, le nô et les rouleaux peints, perdurent jusqu’à aujourd’hui.

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