Dojoji Templeどうじょうじ
2 yokai enracinés à Dojoji Temple (région de Kinki). Explorez les légendes de cette terre.

伝説 Kiyohime
きよひめ
Kiyohime, la femme-serpent qui brûla Dojoji
Humain-Yokai / Demi-humain Demi-yokaiProvince de Kii (Préfecture de Wakayama) / Temple Dojoji (Kanemaki, Hidakagawa, District de Hidaka, Préfecture de Wakayama)Cette version place la nature personnelle de Kiyohime au premier plan de la légende de Dojoji. Elle n'est pas simplement un monstre serpentin. Quatre couches se superposent en elle : la femme qui a avoué son amour, la femme qu'on a fuie, la femme qui a traversé la rivière et la femme-serpent qui a brûlé la cloche. Le temple Dojoji transmet l'histoire à travers les récits sur rouleaux illustrés (etoki), et dans la pièce de Nô *Dojoji*, la danseuse shirabyoshi de la suite de l'histoire disparaît sous la cloche, pour réapparaître sous la forme d'une démonesse serpentine . En d'autres mots, la terreur de Kiyohime réside dans le fait que l'incident du passé n'est jamais vraiment terminé, étant continuellement actualisé sur la scène des arts du spectacle. En termes de classification des yokai, Kiyohime est à la fois une "femme-serpent" et une "femme se transformant en Hannya". Elle rassemble en un seul corps humain la colère et le chagrin sculptés dans le masque de Hannya, la jalousie que Hashihime a laissée au pont et à la rivière, et la calamité serpentine mythologiquement affichée par Yamata no Orochi. La cloche du temple aurait dû être une cachette sûre, mais au contact de l'obsession de Kiyohime, elle devient une fournaise au lieu d'un refuge. C'est là que réside la nature symbolique de la légende de Dojoji. Le temple bouddhiste, la route de pèlerinage de Kumano, l'eau du fleuve Hidaka, le son métallique de la cloche et le feu d'une femme entrent en collision en un seul point, transformant une histoire d'amour en un conte de yokai.

稀少 La Cloche de Dōjōji
dô-jô-ji no ka-né
Zue de Sekien • Cloche de Dōjōji
住居・器物Province de Kii (Dōjōji, Yura, district de Hidaka, préfecture de Wakayama)Interprétation iconographique de la cloche de Dōjōji selon Toriyama Sekien dans le Konjaku Hyakki Shūi. Une femme devenue serpent s’enroule autour de la cloche où Anchin s’est caché, tandis qu’une variante évoque la cloche fondue par la chaleur jusqu’à devenir eau, notée en marge. On rappelle aussi que la cloche aurait subsisté historiquement. Ici, la « nature yōkai » ne tient pas à l’ustensile devenu démon en soi, mais à la visualisation d’une croyance folklorique où l’obsession hante l’objet et provoque des anomalies. L’ensemble reflète la réception Edo mêlant nô, récits prêchés et engi.