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Yōkai révélés
Cartes de Yokai

116 cartes

Yōkai révélés

Les portraits en couleur qui résolvent l’ombre du shōji

Ce jeu transpose les estampes-devinettes d’Edo en cartes-réponses de yōkai. Chaque figure fidèle au folklore apparaît seule sur fond transparent et rejoint son énigme de shōji par le même geste et une projection d’ombre crédible.

Kappa — Yōkai révélés

KappaKA-pa

Kappa révélé

Le kappa révélé en couleur se tapit et tend ses deux mains palmées, sa coupelle sur la tête. Son énigme de shōji conserve le même geste grâce à une projection d’ombre naturelle.

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Basan — Yōkai révélés

Basanbasan

Basan, l’oiseau de feu nocturne

L’Ehon Hyaku monogatari de 1841 décrit Basan comme un oiseau né dans les fourrés profonds, crachant du feu et volant chaque nuit. D’après l’estampe de Takehara Shunsensai, la révélation conserve une énorme crête rouge bosselée, un corps de coq, deux ailes vert-de-gris, une longue queue et deux pattes. Il vole vers la gauche, une aile haute et l’autre basse, en soufflant une seule flamme spectrale à trois langues. Le décor de bambous est retiré pour dégager la silhouette entière.

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Kiyohime — Yōkai révélés

Kiyohimeきよひめ

Kiyohime révélée

La révélation en couleur de Kiyohime, devenue femme-serpent sous l’effet de l’amour, de la honte et de la fureur. Un corps de serpent continu prolonge son buste encore humain et s’enroule deux fois autour de la cloche de Dōjōji. Les deux bras appuyés sur le bronze et un seul jet de feu sortant de sa bouche réunissent son chagrin humain et l’obsession qui change un refuge en fournaise.

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Nure-onna — Yōkai révélés

Nure-onnanu-re-on-na

Nure-onna essorant ses cheveux mouillés sur le rivage

Nure-onna, apparition féminine des eaux, rassemble ses longs cheveux mouillés entre ses deux mains. Son corps de serpent bleu-vert, prolongeant la taille vêtue d'un kosode, dessine un grand S et rappelle l'image de femme-serpent transmise par les rouleaux peints d'Edo.

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Le Démon-Phare (Tōdaiki) — Yōkai révélés

Le Démon-Phare (Tōdaiki)toh-DAI-ki

Tōdai-ki, le candélabre humain

Vêtu d'une longue robe à la mode des Tang, Tōdai-ki marche une main ouverte et abaissée, portant sur la tête un ancien support où brûle une unique chandelle. Dans le Konjaku Hyakki Shūi de Sekien, ce n'est pas un démon de naissance, mais l'envoyé Karu no Ōtodo, privé de parole et réduit au rôle de candélabre humain dans une cour étrangère.

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Kataashi-pinza — Yōkai révélés

Kataashi-pinzaKataashi-pinza

Kataashi Pinza bondissant au carrefour sur trois pattes

Majimun caprin des carrefours déserts de l'île de Miyako, il lève et écarte ses deux pattes antérieures, tandis que son unique patte postérieure part du centre de la croupe et s'étire vers l'arrière. En poussant un cri, il franchit d'un bond la tête des passants. Ses deux membres avant et son seul membre arrière forment sa véritable anatomie, sans quatrième patte dissimulée par la pose.

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Ushioni — Yōkai révélés

UshioniOU-shi-o-ni

Ushioni révélé

Ushioni se révèle avec une tête de bœuf farouche directement soudée à un corps d'araignée et une seule grande vague sur l'abdomen rond. Quatre pattes s'ouvrent de chaque côté—huit au total—dont chaque racine, articulation et griffe crochue se lit en larges aplats noir de suie, indigo oxydé, ocre sourd et rouge ferrugineux.

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Nekomata — Yōkai révélés

Nekomatané-ko-ma-ta

Nekomata dansant de ses deux queues

Un vieux chat tricolore noue un tenugui autour de sa tête, se dresse sur ses pattes arrière et s'abandonne à une danse nocturne. Deux queues issues d'une même base décrivent de grands arcs opposés et révèlent sans équivoque le nekomata.

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Fille-chat — Yōkai révélés

Fille-chatNE-ko-mou-sou-mé

Neko-musume révélée

Dans les annonces de spectacles et les récits de témoins de l’époque moderne, Neko-musume n’était pas une métamorphe avec oreilles et queue de chat, mais une femme aux goûts et aux gestes félins. Cheveux noirs noués bas, kosode indigo passé, obi ocre et poisson entier entre les lèvres composent sa posture d’escalade oblique. L’image la garde entièrement humaine tout en rappelant qu’on la disait courir sur murs et toits, chasser les souris et aimer les abats de poisson.

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Sarutahiko-no-Mikoto — Yōkai révélés

Sarutahiko-no-Mikotoさるたひこのみこと

Sarutahiko ouvre la voie de son long nez

Le nez démesuré jaillit d’un visage rouge ; barbe blanche et tenue inspirée du kariginu, Sarutahiko no Mikoto avance vers la droite en levant un unique bâton de purification. Ce geste processionnel qui dégage la voie représente le kami terrestre ayant guidé la descente céleste au carrefour d’Ame-no-Yachimata.

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Baku (mangeur de rêves) — Yōkai révélés

Baku (mangeur de rêves)ba-kou

Le baku des oreillers dressant sa trompe

Le baku, gardien du sommeil qui dissipe les cauchemars, avance en enroulant haut sa longue trompe d'éléphant. Cette créature composite issue des classiques chinois réunit un corps d'ours, quatre pattes rayées de tigre et une queue de bœuf terminée par une touffe.

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Genbu (la Tortue Noire) — Yōkai révélés

Genbu (la Tortue Noire)Genbu

Genbu révélé

Genbu, gardien du nord parmi les Quatre Symboles, apparaît sous sa forme canonique de tortue et serpent enlacés. La tortue spirituelle avance vers la gauche sur quatre pattes, sa courte queue visible ; un seul serpent fait le tour de la carapace puis dresse un haut cou en S face à elle. Carapace noire et indigo, chair gris-vert et ventre ivoire évoquent les sept loges du nord, l’hiver, l’eau et le noir. Il s’agit ici du gardien directionnel japonais, distinct de Xuantian Shangdi personnifié.

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Kotofurunushi — Yōkai révélés

Kotofurunushiko-to-fo-rou-nou-chi

Kotofurunushi, le koto oublié

Un koto de Tsukushi oublié s'éveille en tsukumogami. Son long corps de dragon se termine par deux grands yeux et une large bouche dentée. Deux pieds en volute avancent de biais tandis que ses cordes rompues flottent comme une chevelure éparse.

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Biwa Bokuboku — Yōkai révélés

Biwa Bokubokubiwa bo-ku-bo-ku

Biwa-bokuboku au visage à quatre cordes

Une vieille biwa lui tenant lieu de tête, Biwa-bokuboku avance en habit de moine aveugle, guidé par un bâton sous quatre cordes et quatre chevilles. Des yeux clos reposent sur la table d'harmonie, signe d'un instrument longtemps joué qui a pris forme humaine en devenant tsukumogami.

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Le Jeune Garçon à la Gourde — Yōkai révélés

Le Jeune Garçon à la Gourdehyô-TAN ko-ZO

Hyōtan Kozō s'approche en tapinois

Une vieille gourde s'est éveillée en tsukumogami à forme d'enfant. Sa tête immense à deux renflements oscille tandis qu'il lève haut un genou et s'avance pour surprendre les voyageurs nocturnes.

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Shirōuneri — Yōkai révélés

Shirōunerishi-RO-ou-NE-ri

Shirouneri, l'étoffe ancienne qui ondule

Un vieux linge prend le profil d'un dragon-serpent et déploie son unique corps en une grande courbe en S. Sans aucun membre, ses mâchoires ouvertes, ses quatre plis amples et son seul ourlet à trois pointes restent reliés dans une même étoffe.

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Mokumokuren — Yōkai révélés

Mokumokurenmo-ku-mo-ku-ren

Mokumokuren révélé

Dans le Konjaku Hyakki Shūi de Toriyama Sekien, le mokumokuren est une multitude d’yeux qui dévisagent le visiteur depuis le shōji d’une maison délabrée. Ici, un seul fragment brisé devient son corps-hôte : seize yeux regardent dans diverses directions tandis que l’étroit treillis se tord comme une apparition unique.

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Isonade — Yōkai révélés

Isonadei-so-NA-dé

Isonade fouette sa queue hérissée de crochets

Isonade, semblable à un requin, enroule haut sa longue queue. Une large gueule émoussée, deux nageoires pectorales, une nageoire caudale en croissant et vingt-quatre crochets révèlent le monstre marin redouté au large de Hizen.

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Jinja-hime — Yōkai révélés

Jinja-himeJinja-hime

Jinja-hime et ses trois queues en forme de lame

Jinja-hime, messagère du Palais du Dragon, dresse ses deux cornes et une main d'avertissement tandis que son corps de poisson au ventre rouge se courbe. Sa queue se divise nettement en trois lames, révélant la créature prophétique censée annoncer récoltes et épidémies.

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Kuda-gitsune — Yōkai révélés

Kuda-gitsunekuda-gitsune

Kuda-gitsune révélé

Un esprit-renard assez petit pour tenir dans un tube de bambou bondit vers le haut à droite, entièrement sorti de l’ouverture. Deux oreilles pointues, museau fin, quatre pattes courtes et longue queue se dessinent en aplats d’os, d’indigo passé et de rouge fer ; plus bas suit un tube à deux nœuds. Autour de Shinano, ce familier de possession était censé servir les praticiens et porter richesse ou maladie. La révélation le saisit quittant sa cachette.

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Jorōgumo — Yōkai révélés

Jorōgumoじょろうぐも

Jorōgumo révélée

Le buste d’une belle femme se prolonge en un corps d’araignée bleu-noir, dont les huit pattes s’ouvrent en éventail, quatre de chaque côté. Un fil relie ses doigts à la filière, tandis que les motifs d’eau et les larges marques ocre et rouge dévoilent sa métamorphose.

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Amikiri — Yōkai révélés

Amikiria-mi-KI-ri

Amikiri ouvrant ses deux pinces en ciseaux

Dans le Gazu Hyakki Yagyo de Toriyama Sekien, Amikiri apparaît sous la graphie 網剪, créature née de l'image au long corps segmenté et aux deux pinces en ciseaux. Le bec d'oiseau, la paire de pinces ouvertes et l'unique queue forment un contour clair. Couper filets ou moustiquaires est une interprétation tardive: aucun filet déchiré ni victime n'est représenté.

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舌長姥 — Yōkai révélés

舌長姥したながうば

Shitanaga-uba, la vieille à la langue démesurée

Une vieille d'environ soixante-dix ans abandonne son masque d'hôtesse bienveillante et déploie une seule langue longue de cinq shaku. À demi agenouillée, elle tend la main et cette langue courbe vers un dormeur laissé hors champ.

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Hannya — Yōkai révélés

Hannyahannya

Hannya révélée

Une démone danse, le visage blanc de Hannya armé de deux cornes, d'yeux et de dents dorés, les longs cheveux noirs mêlés aux robes d'une dame de cour. Blanc d'os, indigo passé, rouge de fer et or sourd révèlent l'amour jaloux de Rokujō no Miyasudokoro, dont la fureur conserve une part de douleur.

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La Bouilloire de Morinji — Yōkai révélés

La Bouilloire de Morinjimo-RIN-ji no KA-ma

Morinji-no-Kama émergeant d'une bouilloire

Une tête de tanuki surgit d'une bouilloire ronde en fer, avec deux oreilles, une grande anse, deux anneaux de suspension ajourés, un anneau de pied et une large queue dressée à droite. Fidèle à la lignée iconographique de Toriyama Sekien, la révélation fait de la bouilloire un corps unique et écarte les variantes tardives sur corde ou à quatre pattes.

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Ibaraki-dōji — Yōkai révélés

Ibaraki-dōjii-ba-ra-ki DOH-ji

Ibaraki Dōji révélé

Ibaraki Dōji est célèbre comme lieutenant de Shuten Dōji et fut plus tard identifié à l’oni dont Watanabe no Tsuna trancha un bras. Deux cornes et les cheveux pâles au vent, il bondit en tendant les cinq griffes de sa main droite, tandis que la manche gauche vide flotte derrière lui.

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Mino-waraji — Yōkai révélés

Mino-warajiMI-no WA-ra-ji

Mino-waraji avançant avec sa houe

Mino-waraji, dont le corps est un vieux manteau de paille et les pieds des waraji, avance avec une seule houe en travers des épaules. Son capuchon sans visage, ses deux bras en gerbes et ses deux grandes sandales révèlent un tsukumogami composé d'outils agricoles et de vêtements de pluie qui marche la nuit.

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Vêtement à col dressé — Yōkai révélés

Vêtement à col dresséé-ri-ta-té-go-ro-mo

Eritategoromo à l'éventail et au rosaire

Chez Sekien, Eritategoromo est une robe sacerdotale vide assise par elle-même: son haut col se replie en visage pointu, ses manches creuses portent un chūkei ouvert et un rosaire, tandis que l'immense traîne s'enroule derrière. Elle n'a ni tête, ni mains, ni pieds humains; brasero, estrade de tatami et paravent aux pins ne sont que décor.

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Tsuno Hanzō (le bassin laqué hanté) — Yōkai révélés

Tsuno Hanzō (le bassin laqué hanté)tsou-no an-zô

Tsuno-hanzou et sa chevelure d’eau

Tsuno-hanzou révèle un visage formé par la cuvette fermée elle-même, avec deux poignées au-dessus de la tête et deux sous le menton. Mains et pieds disparaissent dans des robes de cour superposées, tandis que trois larges mèches, longues comme des vagues, filent à droite et se réunissent en une grande spirale. Fidèle à l’image de Sekien, la carte n’ajoute ni eau, ni écriture, ni papier, ni femme reflétée.

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