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Yōkai révélés
Cartes de Yokai

116 cartes

Yōkai révélés

Les portraits en couleur qui résolvent l’ombre du shōji

Ce jeu transpose les estampes-devinettes d’Edo en cartes-réponses de yōkai. Chaque figure fidèle au folklore apparaît seule sur fond transparent et rejoint son énigme de shōji par le même geste et une projection d’ombre crédible.

Oiwa — Yōkai révélés

OiwaOiwa

Oiwa révélée

Oiwa de Yotsuya Kaidan lève un peigne où s’accrochent ses cheveux tombés et affronte dans un miroir rond son visage gonflé par le poison. Ce portrait en couleur révèle le célèbre geste de la coiffure derrière l’ombre de shōji correspondante.

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Okiku — Yōkai révélés

Okikuokiku

Okiku révélée

Okiku de Sarayashiki laisse retomber ses longs cheveux mouillés, lève une assiette près de son visage et serre les huit autres contre elle avant de recommencer à compter. Ce portrait en couleur révèle la figure derrière l’ombre de shōji correspondante.

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Otsuyu — Yōkai révélés

Otsuyuおつゆ

Otsuyu révélée

Otsuyu avance dans la nuit, ses longs cheveux noirs au vent, une lanterne aux pivoines tenue bas et ses hauts geta prêts à résonner. En omettant sa suivante O-Yone, ce portrait en couleur condense la procession spectrale du récit en une seule silhouette.

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Karakasa-kozou — Yōkai révélés

Karakasa-kozouka-ra-ka-sa ko-ZO

Karakasa-kozō révélé

Un vieux wagasa rouge de fer et ocre ouvre son unique œil immense, lance sa longue langue vers la droite et bondit sur une seule jambe. Bord indigo, baleines de bambou rayonnantes, grande reprise claire, jambe pliée et geta solitaire composent la révélation colorée de cette vedette des images-jouets d’Edo.

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Gashadokuro — Yōkai révélés

Gashadokuroがしゃどくろ

Gashadokuro révélé

Gashadokuro, le squelette géant dont l'image familière s'est fixée dans les médias fantastiques de l'ère Shōwa, baisse son immense crâne et ouvre la mâchoire en se courbant. Une main osseuse à cinq doigts se tend devant une cage thoracique arquée, un genou levé et une longue jambe d'appui, dans des aplats calmes de blanc d'os, ocre fumé, gris indigo et encre sumi.

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Namahage — Yōkai révélés

Namahageなまはげ

Namahage brandit le deba rituel et le gohei

Masqué de rouge et coiffé de deux cornes, Namahage avance en levant un deba rituel et un gohei. Les couches de paille kede, les guêtres et les sandales révèlent le dieu visiteur qui parcourt les maisons d’Oga au réveillon.

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Nuppefuhofu — Yōkai révélés

Nuppefuhofunoup-pé-fou-ho-fou

Nuppefuhofu révélé

Le nuppefuhofu nous est surtout parvenu sous la forme d’un nom et d’une image dans les rouleaux illustrés de yōkai de l’époque d’Edo. Haut d’environ une tête, il ressemble à une masse profondément plissée dotée de membres courts ; visage et corps se confondent, sans yeux, nez ni oreilles distincts. Ici, il lève une main et avance d’un pas pesant.

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Nurarihyon — Yōkai révélés

NurarihyonNurarihyon

Nurarihyon révélé

Nurarihyon avance à pas feutrés, une tasse de thé en équilibre sous son immense crâne chauve étiré vers l’arrière, tandis que son haori se soulève. Kimono indigo, nuages et vagues bleu gris, membres grêles et deux geta composent le portrait en couleur de cet invité qui s’installe chez autrui comme chez lui.

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Nurikabe — Yōkai révélés

Nurikabenou-ri-ka-bé

Nurikabe révélé

Sur les chemins nocturnes de Kyūshū, Nurikabe était une surface invisible mais tangible qui arrêtait toute progression. Cette révélation ne lui prête pas un corps fixe : elle rend brièvement l’obstacle visible en barrière gris bleu, sans visage ni membres, tendue sur la route. Renflements asymétriques et deux arcs de pression expriment sa résistance. L’interprétation se distingue du personnage rectangulaire tardif et de la bête à trois yeux d’un rouleau.

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Hanzaki Daimyojin — Yōkai révélés

Hanzaki Daimyojinはんざきだいみょうじん

Hanzaki Daimyōjin frappe de sa lourde queue

Hanzaki gigantesque de Ryuto-no-fuchi, à Yubara dans l'ancienne province de Mimasaka. Un guide de Maniwa de 2022 citant le Sakuyoshi de 1691 le dit long d'environ dix mètres; après sa mort et une suite de malheurs, son esprit fut vénéré comme daimyojin. La révélation garde l'anatomie de la salamandre géante du Japon: tête plate, quatre membres courts, quatre doigts à chaque patte avant, cinq à l'arrière et une seule queue épaisse comprimée latéralement. Sans humain, blessure, sanctuaire ni char.

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Rokurokubi — Yōkai révélés

Rokurokubiろくろくび

Rokurokubi révélée

Une femme vêtue d’un kosode bleu pivote en plein pas tandis que son cou, jailli du col, décrit une ample courbe en S jusqu’à son regard tourné en arrière. Ce portrait en couleur révèle la silhouette aperçue sur le shōji.

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Waira — Yōkai révélés

Wairawa-I-ra

Waira aux deux griffes en crochet

Waira apparaît sans explication dans le Hyakkai Zukan de Sawaki Sushi (1737) et le Gazu Hyakki Yagyo de Toriyama Sekien (1776). Ces dessins montrent une tête bosselée, deux grands yeux, un nez tombant et une griffe en crochet à chaque membre antérieur, jamais le bas du corps. La révélation garde cette icône supérieure complète: une tête, deux membres, deux crochets et une masse arrière arrondie. Elle n'invente ni pattes arrière, queue, ailes, dimorphisme ni récit de taupes.

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Amabié — Yōkai révélés

Amabiéa-ma-bi-é

Amabie révélée

Amabie relève le bec comme si elle surgissait de la mer, sa longue chevelure flottant telle une marée tandis que trois pattes-nageoires exactement se déploient sous son corps écailleux. Ce portrait en couleur révèle le yōkai prophétique figurant sur le kawaraban de Higo.

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Ver des sables — Yōkai révélés

Ver des sablessan-do-ou-rm (prononciation française)

Ver des sables révélé

Un ver cylindrique gigantesque, sans yeux ni membres, se tord en un S interrogatif. Plusieurs couronnes de dents tournées vers l'intérieur encerclent sa gueule ronde, tandis que des anneaux semblables à une armure couvrent son corps massif. De larges aplats ocre, brun ferrugineux, gris indigo, rouge fer et blanc os révèlent ce prédateur souterrain.

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Tsuchinoko — Yōkai révélés

Tsuchinokoつちのこ

Tsuchinoko, le serpent trapu qui bondit sur les sentiers

La tradition recueillie par le village de Higashishirakawa décrit le tsuchinoko comme un mystérieux serpent de 30 à 80 cm, au corps épais comme une bouteille de bière et à la tête triangulaire, capable de bondir, rouler et avancer droit. Sans affirmer son existence, cette révélation réunit ces traits: dos brun sombre, ventre ocre, sept grandes taches, milieu énorme et courte queue. Il bondit vers le haut à gauche, presque de profil, sans pattes, langue sortie, bouteille réelle ni paysage.

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Paantu — Yōkai révélés

PaantuPaantu

Paantu, divinité visiteuse vêtue de boue

Une figure de Paantu avance dans le rite de Shimajiri, sur l'île de Miyako. Des lianes de Shiinoki-kazura l'enveloppent de la tête aux pieds et portent la boue du puits du village. Une main tient une canne de Danchiku, l'autre maintient un masque en bois devant le visage. Cette boue transmise aux personnes et aux maisons signifie purification et bénédiction.

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Boze — Yōkai révélés

BozeBoze

Le Boze d’Akusekijima tend son bâton d’argile rouge

Cette divinité visiteuse rituelle paraît à Akusekijima à la fin d’Obon, le seizième jour du septième mois lunaire. Le portrait isole une figure parmi les trois de la tradition : un haut masque aux deux panneaux dressés, un corps couvert de feuilles de palmier et un unique bâton Bozemara enduit d’argile rouge. Il s’agit de boue de bénédiction, non de feu.

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Yokkabu-i — Yōkai révélés

Yokkabu-iYokkabu-i

Yokkabui portant le sasa et le sac kamas

Un rôle d'Ō-garappa tenu par les jeunes hommes lors du rite du dieu de l'eau de Takahashi, à Kinpo. Une seule figure porte un masque pointu en palmier Shuro et un large vêtement de nuit Yogi, avec une branche de Sasa et un sac Kamas vide. Sa conduite effrayante enseigne aux enfants le danger de l'eau ; le geste de purification souhaite sécurité et santé.

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Ittan-momen — Yōkai révélés

Ittan-momenittan momen

Ittan-momen révélé

Une seule bande de coton blanc, sans visage ni membres, glisse en silence, décrit une large boucle puis descend en une spirale prête à se resserrer. Ce portrait en couleur révèle l’apparition textile des chemins nocturnes d’Ōsumi.

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Issun-bōshi — Yōkai révélés

Issun-bōshiiss-OUN bo-CHI

Issun-bōshi révélé

Cette révélation montre l’Issun-bōshi de l’Otogizōshi quittant Naniwa, en Settsu, pour la capitale. Campé dans un bol de riz devenu barque, il rame avec une unique baguette. Son corps haut d’un pouce, son chapeau de voyage rond et son sabre-aiguille rendent son échelle lisible par contraste avec des objets ordinaires. Penché vers l’avant, il n’est pas une mascotte innocente, mais un petit intrigant ambitieux qui compense sa faiblesse par l’audace et la ruse.

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Serpent des Sept Pas — Yōkai révélés

Serpent des Sept Passhi-chi-ho-ja

Shichihoja, le serpent écarlate à quatre pattes

Petit serpent venimeux du onzième volume de l'Otogi Boko d'Asai Ryoi, il ne mesure que quatre sun, environ douze centimètres. Le texte le dit écarlate, muni de deux oreilles et de quatre pattes, avec de l'or entre les écailles, semblable à un petit dragon. La révélation isole un seul être en S ouvert, sans superposer ses quatre pattes ni son unique queue. Aucun bois, moustache, crinière, aile ou joyau n'est ajouté. Le bond sert la silhouette et n'est pas présenté comme un comportement du récit.

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Le Vénérable du shamisen — Yōkai révélés

Le Vénérable du shamisensha-mi-TCHO-ro (Shamichōrō)

Shami-chōrō dansant avec son bachi

Shami-chōrō danse sur un pied, le visage formé par la caisse d'un shamisen dont le long manche se dresse au-dessus de lui avec exactement trois chevilles. Il tend un large plectre bachi, tandis que la housse de l'instrument l'enveloppe comme une robe de moine et que de simples reliefs et courbes de la peau suggèrent les traits d'un vieux religieux.

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Fudō Myō-ō — Yōkai révélés

Fudō Myō-ōfudo-myoo

Fudō Myō-ō, sabre et lasso

La révélation montre Fudō Myō-ō, bleu-noir et juvénile, avançant avec l’épée de sagesse dressée à gauche dans sa main droite et un large lasso ouvert à droite dans sa main gauche. Sept chignons compacts, une mèche devant l’oreille gauche, une étoffe vieil or, une jupe vermillon sombre et la flamme resserrée de Karura composent la figure. Serviteurs, dragon, rocher et objets supplémentaires sont écartés afin de comparer nettement son contour avec l’indice du shōji.

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Rituel de la « visite à l’heure du Bœuf » — Yōkai révélés

Rituel de la « visite à l’heure du Bœuf »ou-shi no kok' MAI-ri

Ushi-no-koku-mairi sous trois flammes de bougie

Coiffée d’un trépied de fer portant trois bougies, une femme en blanc lève un maillet et tend une poupée de paille. Le miroir rond, les longs cheveux noirs, la ceinture rouge et les geta à une dent révèlent l’image du rite nocturne fixée à l’époque d’Edo.

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Renard à neuf queues — Yōkai révélés

Renard à neuf queuesKyubi no Kitsune

Le renard blanc et doré déployant ses neuf queues

Le grand renard au visage blanc et au pelage doré bondit en déployant ses neuf queues comme un éventail cérémoniel. Neuf pointes bien distinctes et quatre membres complets révèlent la véritable forme surnaturelle cachée derrière la légende de Tamamo-no-Mae.

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Nyūbachibō — Yōkai révélés

Nyūbachibōnyou-ba-tchi-bô

Nyubachi-bō, le moine à tête de cymbales

Deux cymbales nyohachi réunies et couchées à l'horizontale forment la tête même de Nyubachi-bō; une corde épaisse traverse leur bosse centrale. Un minuscule visage se niche sous le bord et deux manches rapiécées s'ouvrent en sens opposés. Les mains ne portent ni gong, ni baguette, ni chapelet, ni bâton; l'ourlet continu cache jambes et pieds.

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Femme à deux bouches — Yōkai révélés

Femme à deux bouchesfou-ta-kou-tchi ONN-na

Futakuchi-onna nourrissant la bouche derrière sa tête

Lorsqu'une femme d'apparence réservée se retourne, la bouche derrière sa tête découvre ses dents et l'une de ses six longues mèches lui apporte du riz. Sa bouche ordinaire reste calmement fermée, tandis que la seconde réclame à manger hors de son contrôle, dans la lignée de l'imagerie d'Edo.

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Gotaïmen — Yōkai révélés

Gotaïmengo-taï-men

Gotaimen révélé

Le Gotaimen des rouleaux de yōkai de l’époque d’Edo n’a pas cinq visages : c’est une immense tête humaine à laquelle deux bras et deux jambes s’attachent directement. Sourcils épais, yeux écarquillés, nez large, sourire dentu et membres avançant de côté se composent de tons chair pâles, de noir sumi et de rouge fer. L’image matérialise un jeu visuel né du rouleau : tête, main droite, main gauche, pied droit et pied gauche forment ses « cinq parties ».

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Le Chat au trépied (Gotoku-neko) — Yōkai révélés

Le Chat au trépied (Gotoku-neko)go-TO-ku né-ko

Gotoku-neko, trépied en tête et tube à feu en main

Inspiré du Gazu Hyakki Tsurezure Bukuro de Toriyama Sekien, ce vieux chat à deux queues s'accroupit, un trépied de fer aux trois supports bien visibles posé sur la tête et un unique tube de bambou porté à la bouche. Sans foyer ni flamme, les deux queues, le trépied et le tube suffisent à l'identifier. L'idée tardive qu'il crée lui-même le feu n'est pas présentée comme un pouvoir attesté.

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