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叢原火

そうげんび

叢原火

叢原火

Son âme vous écoute — adressez-lui la parole et elle vous répondra.

Description de base

Le Sogenbi est un feu fantôme de moine lié au temple Mibu-dera de Kyoto, et un yokai de feu illustré dans le « Gazu Hyakki Yagyo » de Toriyama Sekien. Il est connu pour son apparence d'un visage de moine à l'agonie flottant au sein d'une boule de feu, et son nom, parfois écrit « Sogen-bi » (宗源火), dérive d'un moine nommé Sogen. Le « Gazu Hyakki Yagyo » de Toriyama Sekien a visualisé ce feu fantôme non pas comme une simple lumière, mais comme des flammes enserrant le visage d'un moine. Le cœur de cette légende est un récit karmique : Sogen, un moine servant au Jizo-do (pavillon de Jizo) du Mibu-dera, volait l'huile des lampes et les offrandes du temple ; après sa mort, il reçut un châtiment divin et fut transformé en feu follet. Dans la lignée de l'« Edo Kaidan Shu » (Recueil de contes de fantômes d'Edo), qui inclut le « Shin Otogi Boko », le Sogenbi n'est pas un phénomène naturel, mais peut être lu comme la manifestation du péché d'avoir souillé les lampes sacrées du temple, un péché qui revient sous forme de feu. C'est une apparition typique de Kyoto, où s'entremêlent un esprit vengeur, le feu et l'enceinte d'un temple.

Folklore et légendes

L'image la plus connue du Sogenbi a été établie par le recueil d'art yokai de Toriyama Sekien, le « Gazu Hyakki Yagyo ». Sekien a condensé d'anciens contes, des noms de lieux et des jeux de mots en de simples illustrations. En plaçant un visage humain au cœur des flammes du Sogenbi, il incite les lecteurs à interpréter ce feu fantôme comme « la fin misérable de quelqu'un ». Le commentaire sur Sekien dans la banque d'images de la Bibliothèque Nationale de la Diète confirme d'ailleurs que le « Gazu Hyakki Yagyo », en tant que sa première œuvre parue durant la 5e année de l'ère An'ei (1776), est devenu le point de départ de l'iconographie des yokai de l'époque prémoderne.

La toile de fond de cette histoire est le conte karmique du moine Sogen, centré autour du Mibu-dera de Kyoto. Fondé durant la 2e année de l'ère Shoryaku (990), le Mibu-dera est un temple de la secte Ritsu, célèbre pour son culte à Jizo et ses cérémonies de Setsubun. Comme l'indique l'historique officiel du Mibu-dera, ce temple a depuis les temps anciens rassemblé la foi du peuple en tant que lieu pour conjurer le mauvais sort et vénérer Jizo. Dans la légende du Sogenbi, Sogen, qui servait au temple, est décrit comme un moine malveillant qui volait l'huile des lampes et les offrandes ; son crime d'avoir privatisé le feu sacré le transforme en feu lui-même après sa mort.

Dans la généalogie des feux fantômes, le Sogenbi se situe à proximité de l'Ubagabi et du Kazenbo. L'Ubagabi est raconté comme la malédiction d'une vieille femme ayant volé l'huile d'un sanctuaire, et le Kazenbo comme le feu spirituel d'un moine n'ayant pas atteint l'illumination dans un cimetière de Kyoto. Le Sogenbi chevauche ces deux figures, reliant le vol de l'huile, la déchéance d'un moine, l'espace sacré du temple et les flammes de l'au-delà. Même lorsqu'il est classé dans les encyclopédies de yokai modernes, il est naturel de distinguer le Sogenbi non pas comme une banale « boule de feu », mais comme un feu spirituel spécifique portant le nom de Sogen du Mibu-dera.

Yokai liés

Des yokai profondément liés à celui-ci dans la légende.

Explication détaillée

Considéré comme un feu fantôme né des lampes sacrées du Mibu-dera, l'effroi suscité par le Sogenbi ne réside pas dans « l'éclatement d'un incendie », mais dans l'acuité du karma : celui qui a volé le feu religieux est transformé en feu lui-même. Les lampes du temple éclairent l'autel de Bouddha, c'est la lumière qui soutient les défunts et la foi. L'acte de voler cette huile et ces offrandes par pure cupidité ne se résume pas à un simple vol matériel, mais s'inscrit comme le crime d'arracher la lumière d'un lieu de prière. Le Sogenbi est la forme inversée de cette lumière dérobée, errant dans la nuit tout en consumant le visage du moine.

La force de l'illustration de Sekien est de ne pas réduire la boule de feu à une anomalie anonyme. Le Sogenbi du « Gazu Hyakki Yagyo », en arborant un visage dans ses flammes, force le spectateur à se demander : « À qui appartient ce feu ? ». Il ne s'agit pas d'une lumière lointaine comme le Kitsunebi (feu de renard) ou le Shiranui ; c'est le visage de celui qui porte la culpabilité qui est enfermé dans les flammes. Ainsi, le Sogenbi se rapproche davantage de l'esprit vengeur que du feu fantôme d'origine naturelle, et est en même temps un fantôme qui n'arrive pas à perdre complètement son visage humain.

Le lieu, le Mibu-dera, est également un axe important qui soutient cette apparition. Bien que le Mibu-dera actuel soit célèbre pour le Shinsengumi et le Mibu Kyogen, dans le contexte du Sogenbi, c'est le Jizo-do, les lampes sacrées et la discipline du temple qui sont mis en avant. Contrairement aux feux errant dans les montagnes ou sur la mer, le Sogenbi est un feu né de l'éthique interne du temple, pouvant être vu comme l'image d'un individu ayant trahi la foi de la communauté et qui, par conséquent, ne peut s'éloigner des environs du temple. C'est précisément la raison pour laquelle le nom véritable du Mibu-dera est consigné, plutôt que de désigner son emplacement de manière évasive par « la préfecture de Kyoto ».

Si l'on établit des liens, le Sogenbi se ramifie dans trois directions : le Kazenbo, l'Ubagabi, et l'Onryo (esprit vengeur). Il est proche du Kazenbo en tant que « feu spirituel d'un moine de Kyoto », et résonne avec l'Ubagabi par l'idée qu'« un crime lié à l'huile et aux lampes devient feu ». Il partage avec l'Onryo le cadre plus large selon lequel les émotions impures des morts subsistent sous forme de calamités ou d'anomalies. En plaçant le Sogenbi au centre de ce triangle, il s'élève non pas comme un simple yokai de feu, mais comme un petit conte de fantômes de Kyoto mêlant temple, crime et châtiment post-mortem.

Profil du personnage

Cette section est notre propre création pour le récit. Ce n'est ni un fait historique ni une étude savante.

Type de Yōkai
Yōkai traditionnels
Catégorie
霊・亡霊
Rareté
Rare
Caractère
Il erre tout en affichant le visage atrocement déformé d'un moine au milieu des flammes. Plutôt que comme un monstre attaquant directement les humains, il apparaît comme un feu fantôme de châtiment silencieux, exhibant nuit après nuit le péché d'avoir profané les lampes du temple.
Affinités
Compatible avec les récits du Kazenbo, de l'Ubagabi, des esprits vengeurs, des feux follets, et les contes de fantômes de temples ou sanctuaires. Ses contours sont plus nets lorsqu'on le lit comme un conte karmique où le péché d'un individu nommé se transforme en flamme, plutôt que comme un phénomène naturel de feu fantôme.
Capacités
Transformation en feu folletFlammes abritant un visage humainKarma lié au vol d'huile de lampeAttachement à l'enceinte du templeFeu d'un esprit vengeurErrance nocturne
Faiblesses
Face à un ordre religieux qui préserve correctement les lampes et les offrandes devant Bouddha, le feu fantôme ne fait que révéler un péché et n'a pas de grand pouvoir. Étant lié au karma individuel de Sogen, sa présence s'estompe s'il est détaché du contexte du Mibu-dera.
Habitat
Les environs du Mibu-dera dans la province de Yamashiro. Selon la légende, il s'agit du karma du moine Sogen, qui a volé l'huile des lampes et les offrandes du Jizo-do.

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Sources et références

5
  1. 画図百鬼夜行鳥山石燕(安永5年(1776年)) [図像資料] Référence
  2. 江戸怪談集 下 (岩波文庫)高田衛 編・校注(岩波書店, 1989) [古典文献]『新御伽婢子』を収録する岩波文庫版の江戸怪談集。宗源火の因果譚確認に用いる。
  3. 画図百鬼夜行鳥山石燕(NDL イメージバンク, 1776 (安永 5)) [古典文献] Référence江戸刊の妖怪百科四部作の第一作。 京の絵巻を 「一頁一妖怪」 の図鑑に翻案、 水木しげるに至る妖怪百科テンプレを確立。
  4. 壬生寺の歴史壬生寺(壬生寺, 公式サイト) [公式サイト] Référence壬生寺の創建、地蔵信仰、節分会などの寺史確認に用いる。
  5. 妖怪事典村上健司 編著(毎日新聞社, 2000) [古典文献] Référence

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