Mutsu Provinceむつ
3 yokai enracinés à Mutsu Province. Explorez les légendes de cette terre.

伝説 Ootakemaru
おおたけまる
Ootakemaru, le Roi Démon Dieu cloîtré sur le Mont Suzuka
Oni / Démon géantMont Suzuka / Col de Suzuka (autour de la frontière actuelle entre Kameyama, préfecture de Mie, et Koka, préfecture de Shiga) / Légendes variantes de l'histoire de Tamura, comme le mont Kiri dans la province de MutsuDans cette version, Ootakemaru n'est pas traité comme le « démon le plus puissant » d'un jeu, mais comme un dieu-démon roi né de l'espace frontalier des monts Suzuka. Sa terreur ne réside pas seulement dans sa taille massive ou sa force martiale. En bloquant le col qui relie la capitale aux provinces de l'Est, en stoppant les tributs et la circulation, et en repoussant les armées avec des nuages noirs, des éclairs et des pluies de feu, il perturbe la trajectoire même de la nation. C'est pourquoi la victoire de Tamuramaru n'est pas seulement narrée comme un exploit à l'épée, mais comme un récit pacifiant les dieux du col grâce à la protection de Kiyomizu Kannon, la ruse de Suzuka Gozen et le pouvoir spirituel de l'épée sacrée. De plus, Ootakemaru n'est pas confiné à Suzuka. Dans la lignée du *Tamura Sandaiki*, l'histoire se déplace vers le Tohoku, résonnant avec des noms tels qu'Akuro-o, Ootakemaru, le mont Kiri et Takkoku-no-Iwaya. Ici, Ootakemaru devient moins un démon endormi sur une terre, qu'un noyau permettant à la légende de Tamuramaro de se déplacer tout en absorbant les origines de divers sanctuaires et temples régionaux. Si Shuten-doji porte le fardeau du festin et de la tête coupée au mont Oe, et Tamamo-no-Mae celui de la cour et de la Sessho-seki, alors Ootakemaru est le yokai qui porte le « chemin des récits de subjugation » s'étendant du col de Suzuka jusqu'au Tohoku.

伝説 Suzuka Gozen
すずかごぜん
Suzuka Gozen, la jeune fille céleste gardienne du col de Suzuka
Humain-Yōkai / Demi-Humain Demi-YōkaiMont Suzuka et col de Suzuka (frontière actuelle entre les villes de Kameyama, préfecture de Mie et Koka, préfecture de Shiga) / Contes de Tamura dans la région du TōhokuDans cette version, Suzuka Gozen n'est pas traitée comme un simple personnage secondaire aux côtés de Tamuramaru, mais comme la protagoniste portant l'aura divine du col de Suzuka. Sa véritable essence n'est pas un choix binaire entre déesse ou femme démon, nymphe ou voleuse. Sur le col menant de la capitale aux provinces de l'Est, le dieu qui protège les voyageurs et le danger qui les guette résident dans la même montagne. Suzuka Gozen incarne cette dualité ; c'est pourquoi, dans le récit de la soumission d'Ōtakemaru, elle peut enseigner à Tamuramaru, venu de l'extérieur, les lois internes de la montagne. Du point de vue de la structure des contes de Tamura, Suzuka Gozen est la clé de la victoire. Si Tamuramaru est le héros armé de bravoure et de protection divine, Suzuka Gozen détient l'intelligence de la montagne, la psychologie des démons et les arts pour franchir les frontières. Grâce à sa présence, la chasse aux démons cesse d'être une simple expédition punitive pour devenir un récit de pacification de la montagne en s'alliant aux esprits du col. En s'opposant à Ōtakemaru, Suzuka Gozen ne s'élève pas comme un « mal à vaincre », mais comme « la sagesse permettant de comprendre le mal et de le surpasser ».

名妖 Mujina (blaireau métamorphe)
mou-JI-na
Conforme aux récits traditionnels • Mujina trompeur
総称・汎称Japon entier (traditions nombreuses dans l’Est)Figure spécialisée dans la tromperie fondée sur divers récits de mujina. Créature de la taille d’un chien aux pattes avant un peu courtes, dont le pelage formerait une croix sur le dos avec l’âge. Maître pour troubler l’attention et le sens de l’orientation, il fait confondre la nuit champs et rivière, levées et surface de l’eau, meules de paille et silhouettes humaines. Les plus malveillants font prendre nourriture ou latrines pour autre chose, causant honte et malheur. Sous forme humaine, il préfère des apparences discrètes comme un petit bonze, un voyageur ou une villageoise, et peut n’employer que la voix pour attirer. Selon les régions, ses récits se mêlent à ceux du tanuki ou du renard, le nom de mujina restant parfois seul, mais il relève en général de la catégorie des bêtes qui « abusent ». Plutôt que des défaites par arts martiaux ou sorcellerie, la fin la plus courante veut que, une fois démasqué, il se dissipe comme brume et n’approche plus. Le proverbe « mêmes terriers, mêmes mujina » désigne des comparses de même acabit, issu de l’observation du partage de terrier et de l’association aux tours trompeurs. Les traditions sont riches à l’Est du pays, et l’époque d’Edo l’a représenté en peinture sous le titre « 貉 ».