Dodomeki (le démon aux cent yeux)
do-do-MÉ-ki
Conforme aux images de Sekien
Interprétation fondée sur les notes de Toriyama Sekien, centrée sur un motif didactique qui admoneste la kleptomanie. Les multiples yeux sur les bras renvoient à un jeu de mots associant le trou des pièces de cuivre à des yeux d’oiseau, extériorisant l’impulsion de tendre la main pour voler. Le « Kankangai-shi » cité par Sekien n’est pas attesté, sans doute un artifice textuel jouant sur Hakone et au-delà, tel que l’indique son auto-commentaire de « livre curieux ». L’iconographie se focalise sur un corps féminin, sans noms, lignées ni terroirs précis, et relève d’une fable urbaine où image et sémantique se nouent plus que d’un récit local. Les lectures de l’ère Shōwa varient, mais l’archétype remonte à l’ouvrage de Sekien.