Coupeur de cheveux (Kamikiri)
ka-mi-KI-ri
Le coupeur de cheveux des rues d’Edo
Figure synthétisant les cas de coupe de cheveux rapportés d’Edo aux bourgs de l’époque moderne. La nuit, un contact furtif survient dans la rue ou au seuil des latrines, et juste après, sans que la victime s’en aperçoive, la coiffure tombe au sol en gardant son nœud. Les témoins parlent d’un corps tout noir, rappelant un chat ou la sensation du velours, mais l’entité n’est pas établie. En ville, les femmes de chambre et domestiques sont souvent visées, et rumeurs comme avis de répression circulent de pair. Folkloriquement, les tabous liés aux cheveux, partie du corps, se combinent aux notions d’impureté des chemins nocturnes et des latrines, d’où une perception de yōkai agresseur invisible. Les modalités et le but exacts ne sont pas explicités par la tradition, qui en fait une peur urbaine incarnant l’angoisse.