Koka Districtこうかぐん
4 yokai enracinés à Koka District. Explorez les légendes de cette terre.

伝説 Koga Saburo
Koga Saburo
Koga Saburo, la divinité serpent du monde souterrain
Demi-Humain / Demi-YokaiDistrict de Koka, Province d'Omi (autour de l'actuelle ville de Koka, préfecture de Shiga) / Mont Tateshina (actuelle préfecture de Nagano) / Suwa TaishaLa fascination de la légende de Koga Saburo ne réside pas seulement dans son épopée héroïque, mais dans la façon dont elle explique les origines de Suwa Myojin comme "le retour d'un mortel tombé sous terre". Contrairement à Takeminakata-no-Kami du Kojiki, qui se retire à Suwa en tant que figure vaincue dans le mythe de la cession du pays, Koga Saburo voyage d'Omi à Shinano, tombe dans le monde souterrain par une grotte du mont Tateshina et en revient sous forme de serpent. La divinité de Suwa ne descend pas simplement des cieux, ni n'arrive simplement de la mythologie centrale ; elle se manifeste en traversant les grottes des montagnes, les royaumes souterrains et le corps d'un serpent. Ce récit tisse magnifiquement ensemble les éléments du culte de Suwa (l'eau, les montagnes, les dragons, les serpents, la chasse et le syncrétisme du shintoïsme et du bouddhisme) en un seul conte. C'est précisément pour cela qu'il est pertinent de faire de Koga Saburo une figure distincte aux côtés de la divinité officielle consacrée, Takeminakata.

珍しい Roue à demi attelée (Katawaguruma)
ka-ta-wa-GOU-rou-ma
La Roue Bancale de Kyōto
住居・器物Provinces de Yamashiro et d’Ōmi, entre autresVariante de la katakuruma aperçue à Higashi-dōin à Kyōto, connue pour réfréner les mœurs par la force des mots. Vers l’ère Enpō, exaspérée par la manie des noctambules curieux et bavards, elle arpente les rues sous la forme d’un seul anneau de feu. Apparence: une unique roue de char à bœufs, ses rayons de cyprès noircis et rougis par la braise, un visage d’homme aux mâchoires marquées au moyeu. Les yeux vacillent comme une lanterne, les dents blanches comme un peigne, tenant souvent dans sa bouche la jambe d’un enfant. Sa première parole est « Regardez votre enfant plutôt que moi », menace et exhortation à la fois; répondre en se précipitant à l’intérieur peut parfois éviter le mal. Mais si l’on épie par curiosité, avant que la rumeur n’enfle, un malheur frappe l’enfant de la maison. La jambe que la roue mord n’est pas celle d’un inconnu lointain, mais se lie à l’enfant du foyer qui a guigné: la flamme de la roue se glisse par la fente de la porte, suce le sang comme un béribéri et ouvre une crevasse. Souvent confondue avec la roue-nyūdō, cette « roue à l’allocution » privilégie l’avertissement plutôt que la raillerie, et une seule phrase en décide l’issue. Une fois, vue par une servante depuis l’entrebâillement, la roue s’arrêta devant la maison, colla son nez au battant, prononça son vers et s’en alla; la femme courut à la chambre, l’enfant n’était que légèrement atteint et guérit par prière et décoctions. Dès lors, à la cloche du crépuscule, on ferma serré les grilles, baissa la lumière, et s’abstint de murmurer sur l’étrange. Les apparitions diminuèrent, mais reviennent lors des fêtes et pèlerinages, roulant à l’ombre des lanternes. Elle se nourrit surtout des rumeurs qui la nomment: que l’on chuchote « katakuruma » trois fois, et sa flamme lèche l’avant-toit et cherche les fentes des grilles. Les anciens évitaient donc le nom direct, disant « feu bancal » ou « voix de la roue ». Toutefois, des waka ou des prières bien tournées au portail l’arrêtent: sensible au pouvoir des mots, si les vers expriment l’amour filial et sont bien cadencés, elle grimace, relâche sa prise et ne laisse que des étincelles. Forte là où les rumeurs foisonnent, plus faible là où l’on pèse ses mots et veille au foyer, elle reflète l’esprit de la capitale.